
La seconde moitié de cette journée sera moins une partie de plaisir, la pluie s’invitant de manière assez brutale ; alors que nous entamons la montée dans les montagnes.
Nous nous arrêtons comme nous pouvons sur le bord de la route, d’abord sous un arbre qui sera loin de faire l’affaire, la pluie s’intensifiant, nous traversons la route vers une échoppe vide pour nous abriter correctement.
En continuant une fois, la pluie calmée, nous montons jusqu’à Kedisan, où un superbe point de nous attendait (Danau Batur, juste au pied du volcan).
Pour se repérer, voici concrètement la carte dont je disposais :

A partir de cette instant il se mettra à pleuvoir régulièrement (il y a littéralement un micro climat sur les montagnes où les nuages sont quasi en permanence concentrés là, en tout cas en ce mois d’Avril…) On devra s’arrêter quelques instants sous ce stand de fruits (sans personnes d’ailleurs pour le tenir…) pour s’abriter un peu.

Ayant faim nous nous contentons du seul restaurant du coin, la vue imprenable nous fait un peu oublier le prix, mais en plus de la vue c’était buffet à volonté alors…

Les vendeurs à la sauvette sont partout dès qu’il y a des touristes (qui ici ne s’éloignaient guère du restaurant, seul des Indonésiens (du moins je suppose) prenaient des photos dans les alentours)

Tandis qu’il se remet à pleuvoir ardemment nous nous arrêtâmes de nouveau sous une petite échoppe. Des gamines nous accueillent en essayant direct de nous vendre quelque chose. Elles sont exprès allées sous la pluie nous chercher des cartes postales après avoir balancé que c’était potentiellement la seule chose qui nous intéressait.

En plus d’un genre de poncho anti pluie (très efficace) nous prenions donc quelques cartes postales.
Et alors là, attention, y’a de l’abus dans ce temple, ayant nos sarong on pensait être tranquille mais voilà t’y pas qu’après avoir payés nos billets d’entrée, on nous somme de passer sous un genre de terrain de jeux couvert où sont alignés des tables avec des tissus servant pour des sarongs entre autres mais aussi pour des turbans, qu’en tant qu’homme on m’oblige à porter, en plus pour chacun d’un ruban de couleur à porter autour de la taille (en plus du sarong que nous portions déjà).
Tous ça pour nous retirer quelque chose comme 30,000 Rp de nouveau soit plus que le billet d’entrée ! (qui était de 20,000 Rp chacun) Et le pire, c’est que c’est QUE de la location !
C’est-à-dire porter quelques minutes le temps de visiter (soit 2€50…). Si l’on a rien contre la tradition, le prix prohibitif est d’autant mal passé qu’une fois à l’intérieur, on croisera quelques rares touristes, mais qui n’avaient pas tous les turbans et autres…Seulement un sarong qui lui est effectivement obligatoire quel que soit le temple (et même la « location » est normalement incluse dans le prix du billet…).
Sachant que le “terrain de jeux“ en question est accessible via un panneau d’entrée placé à côté de là où on paye le billet, alors que le temple lui est en face, de l’autre côté de la route, donc aucunement besoin de suivre ce panneau…(on l’a fait parce qu’on pensait que c’était une sorte de musée et qu’on nous a gentiment poussé à passer là…) , à ce tarif là on aurait pu les acheter tout court, Jitima l’a eu mauvaise et s’est relativement énervée (ce qui est rare…) quand on leur a ramené leurs bouts de tissus…

Plus loin un autre temple à visiter, celui ci est censé offrir une superbe vue tout comme au restaurant.

Jitima fatiguant, la pluie recommançant à tomber et le temps étant de toute façon couvert c’est loupé pour la vue, et surtout il est presque 17h on est à perpet de Ubud et faut redescendre toute la montagne alors que la nuit va tomber…Donc on laisse vite tomber la montée des marches et décidions qu’il était temps de rentrer.

Et c’est plus facile à dire qu’à faire, entre la pluie fine type bruine, le brouillard (heureusement pas trop épais)…

… et la nuit tombante, qui au moins nous offrira un jolie coucher de soleil sans pluie par miracle à ce moment là (les nuages étant très concentrés et quasi systématique dans les montagnes de Bali, du moins en cette saison)

Cela fait seulement une grosse demi-heure que nous avons quitté le temple précèdent et la nuit est déjà là, le trajet restant est encore long.
Et là, sacré défi que de rentrer vers l’hôtel, sur une route de montagne qu’on ne connaît pas… de nuit.
Celle-ci était d’ailleurs parsemée de trous qui plus est, quand ce n’était pas la pluie qui s’immisçait par intermittence… Sans compter les panneaux d’indications quasi-inexistants… Bref ; ce fut de longues heures…
Il nous a fallu 3 bonnes heures pour arriver ! Plus longues pour moi d’ailleurs puisque c’est moi qui conduis et qui stresse donc bien comme il faut !
On était en plus seuls, on a croisé pratiquement aucun autre véhicule ni maison, parfois vraiment perdus parce qu’ils sont vraiment fâchés avec les panneaux, à croire que c’est une évidence que tel lieu est dans telle direction…
Quant à la carte dont je disposais, l’échelle était trop petite et a eu tendance au contraire à m’induire un peu en erreur… A force de demander notre route, après sûrement un détour, je ne sais trop où (en redescendant trop loin notamment), on finira par arriver, de retour à Ubud sans aucun pépin à signaler, ouf !!