Thaïlande Chumphon : passage sur la presqu’île de Dan Sawi Chumphon, Provinces du Sud, Voyage en Thaïlande 4.9 (15)Dan Sawi est un district situé au milieu de la province de Chumphon. Je vous avais déjà donné un aperçu des côtes de Chumphon lors d’un article précédent, mais puisque nous décidions d’aller voir la belle-famille à Nakhon Si Thammarat en voiture, ça nous permettait de nouveau d’y faire un tour au passage. Et parmi les endroits que j’avais repéré mais dont on avait pas eu le temps de s’y arrêter, figurait une presqu’île, située au sud de la grande baie de Chumphon, qui fait partie du parc national de Mu Ko Chumphon (qu’il me faudra bien visiter un jour également).Cette dernière est bordée par plusieurs plages ainsi qu’un village de pêcheur qui proposent plusieurs homestays, essentiellement connus des locaux. Mon objectif initial était de s’y arrêter pour notre pause déjeuner… Ce qui ne s’avéra pas possible, mais à défaut, ça nous aura quand même permis de voir ce joli coin perdu. Sommaire masquer Le canal de Sawi Plage de Lok Phae Plage sans nom Lokkam Bay Le village de pêcheur Autre plage de Dan Sawi Carte et visites à Dan Sawi Conclusion sur Dan Sawi Le canal de SawiPour remettre dans le contexte, il faut savoir que cette zone est située à 7 h de route de Bangkok, mais comme le trajet Bangkok – Nakhon Si Thammarat est assez long (11 h de route), on avait d’abord fait la veille le trajet Bangkok – Chumphon, 6 h , soit un peu plus de la moitié du trajet total. Cela nous laissait donc du temps pour faire des visites dans les environs sans arriver très tard chez la belle-famille.Au bord du canal de Sawi.Il n’y avait qu’une heure entre l’hôtel (on avait fait simple et pas cher en restant au Hop Inn à Chumphon même), il était donc 11 h tranquilou quand on arrivait au premier spot où je m’arrêtais faire 2/3 photos, au bord du canal Sawi, qui donne son nom à tout le district (équivalent à une municipalité en France). Le genre de paysage typique des régions bordant la mer, on s’en lasse jamais et comme c’était à même le bord de route, je ne résistais à pas à y faire quelques clichés. Idem lorsqu’on croisait cette belle et vieille maison en bois ou lorsque qu’on se retrouvait entouré de palmiers et cocotiers sur ces petites routes tortueuses du bord de mer, très photogénique tout ça.Plage de Lok PhaeEncore quelque 16 km plus tard et cette fois, on arrivait au premier point repéré sur la carte, la plage de Lok Phae (หาดลกแพะ). Un panneau indique que c’est à la base une zone protégée, ce dont je ne m’attendais pas spécialement. Après, si je dis « à la base », c’est parce qu’en-dehors de ça, rien n’indique vraiment que c’est protégé. S’il y a un parking avec une maisonnette faisant office de bâtiment « officiel », le stationnement est juste un espace délimité, tout en terre, tout comme les derniers mètres pour accéder à cette zone. Il n’y a aucun autre aménagement, pas vraiment de quoi s’asseoir ou manger, tout juste de quoi se rincer les pieds si l’on revient de la plage.Et la plage en elle-même est essentiellement utilisée par les pêcheurs du coin, autant dire qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de touristes dans les parages, Thaïlandais y compris (même si les week-ends et jours fériés doivent attirer un peu plus de monde). Lorsqu’on y accédait, pas mal de petites embarcations étaient présentes, les pêcheurs étant généralement matinaux. Seule une dame était présente sur la plage vide, assise dans un coin au téléphone. Curieuse, Jitima l’aborda quand cette dernière s’approcha de sa barque pour y rapporter sa petite pêche du jour.« L’entrée » de la plage de Lok Phae, bordée par un canal se remplissant avec la marée.La petite pêche du jour.La dame au téléphone (oui, légende évidente)Plage sans nomTellement y’a personne, la plage suivante où l’on passait vite fait n’a même pas de nom. Une famille de pêcheurs y a élu domicile puisqu’on y voyait un groupement de baraques en bois sur pilotis, bien calé contre la petite colline adjacente. D’ailleurs, l’un deux s’activait sur le bord de la plage à poncer des planches, sûrement à rénover son embarcation. De là, on voyait les poteaux d’électricité plantés tels quels dans la mer pour alimenter le principal village de pêcheur où nous nous rendions.Lokkam BayEt pour se faire, on empruntait la petite route en cul-de-sac, non sans s’arrêter à Lokkam Bay, telle que cette plage est indiquée sur Google Maps. Il y a aussi un point marqué « secret beach », qui me servait à la base de repère, mais ce dernier n’est pas à côté du chemin d’accès donc prête à confusion. Sur le moment, en passant le point marqué sur le GPS, je me sentais frustré de ne pouvoir y accéder malgré le fait de l’apercevoir, faute de chemin. Pire, je remarquais que c’était bordé par des fils de fer barbelé tout le long… Finalement, c’est juste avant la montée se frayant un chemin entre les petites collines de cette presqu’île, que j’apercevais au dernier moment, un petit chemin de terre, même plutôt de sable, sur la droite (chemin que vous voyez sur la carte avec au bout le point nommé « Lokkam Bay »).Si vous n’avez pas de SUV, je ne conseille pas particulièrement de s’engager là. Pas de soucis nous concernant donc je m’avançais vers la plage, pensant qu’on serait seul. J’étais du coup surpris d’y voir là deux pick-ups garés sous les cocotiers, mais il n’y avait personne à l’horizon. En revanche, un petit longtail de pêcheur resté là indiquait que le spot est certainement utilisé par les pêcheurs locaux, d’où les pick-ups. Dommage que même ce genre de lieu paumé soit pollué par des résidus de bouteilles en plastique et autres déchets (même si je me doute, ou ose espérer qu’ici ça provient essentiellement de la mer et non des imprudents les ayants laissés là).Le village de pêcheurLa suite de la visite, c’est 2 km plus loin, en arrivant sur la côte nord de la presqu’île. Il est alors midi passé et on commence à bien avoir faim. On prend quelques photos de ce spot caché au bord des falaises, accueilli par des poules qui picorent sous les pilotis des maisons, et les quelques sempiternels chiens qui peuvent traîner çà et là. Pour rappel dans le temps, on est alors en septembre 2020, on a passé la première vague de Covid avec succès et il y a donc un semblant de tourisme local qui reprend.« Semblant » dans le sens ou septembre n’est d’ordinaire pas le mois privilégié par les Thaïs pour se balader dans leur pays (c’est plutôt en hiver, entre novembre et janvier pour beaucoup, sinon pendant la période de Songkran à la mi-avril). Mais je n’étais pas pour autant surpris là d’y croiser des vans et donc des touristes locaux, alors que probablement comme nous, y’avait un besoin de changer un peu d’air après plusieurs mois statiques.La route menant au village de pêcheurs.C’est photogénique quand même, non ?Dommage qu’on puisse pas manger avec cette vue derrière…Par contre la déconvenue viendra après avoir longé le village, quand on ne verra aucun restaurant se démarquant… Une habitante, qui gère l’un des homestays du coin (il y en a au moins trois), nous confirme alors que seuls les clients des homestays peuvent y manger (et ce, même en période hors Covid), donc pas possible pour nous de nous restaurer sur place… En dépannage, on prenait quelques snack dans la petite boutique local, chose heureusement toujours facile à trouver en Thaïlande.On se posait là quelques minutes, histoire aussi de se rafraîchir, car même en septembre, la chaleur humide est bien présente dans cette cuvette en bord de mer. En quittant le village, je ne manquais pas de m’arrêter en haut de la route descendant vers le village, après avoir repéré à l’aller un point de vue partiel sur la mer depuis ce spot.A ce spot, on arrivait au bout du village, et point de restaurant pour nous…Le point de vue avant le village (mais vu après, faut suivre).Un bel arbre aperçu alors que je courais vers la voiture parce que j’étais garé à l’arrache… la route n’étant pas large et le point de vue n’a pas de parking parce que c’est pas un point officiel…Autre plage de Dan SawiEn première instance, j’avais mis en titre au-dessus « plage principale de Dan Sawi », car je ne sais pas comment l’appeler autrement, faute de nom… Toutefois, je me suis aperçu qu’au sud de la presqu’île visitée se trouve une longue plage de 2,5 km, répertoriée « Had Sai Ri Sawi ». On n’y a pas été, mais outre le nom, elle s’apparente plus à la plage principale du coin, car on y trouve apparemment au moins un café, un restaurant et un hôtel.Hors, quand j’indique en titre de ce paragraphe « autre plage de Dan Sawi », je fais référence à une longue plage de 2 km située elle, au nord un peu plus à l’ouest de la presqu’île mentionnée. Et cette dernière est relativement plus déserte si on fait abstraction du village de pêcheurs (un autre) s’y trouvant à son extrémité Est.La plage direct en bord de route.Les chiens du voisin.C’est l’heure de la baignade.Le pêcheur du coin.On aperçoit le village de pêcheurs où l’on était au loin.Si on y passait, c’est parce que plutôt que de revenir directement vers la route principale, je décidais de longer la mer en faisant un petit prolongement par le nord (voir la carte ci-dessous pour voir le parcours, ce sera plus clair). Ceci me permettait, et c’était le but premier, d’avoir une vue et donc de prendre une photo du village d’où l’on revenait tout juste. Spot qui était un peu éloigné donc fallait bien zoomer pour le voir mais au final, ça permettait de faire un petit tour pour mieux cerner les paysages des environs.Au passage, Jitima, fidèle à elle-même, accueillait par des caresses les chiens de la maison voisine, en sortie (sans leur maître) pour un bain de mer. Pendant que je prenais quelques photos de la plage déserte, un mec pêchait tranquillement dans son coin, la quiétude locale à son paroxysme, quand d’un coup deux Thaïlandais, également de passage, débarquaient de leur voiture pour se poser dans un petit sala local (un sala est un genre d’abri). Et direct ils sortaient la bouteille de whisky, non sans me proposer une petite lichette… Je refusais poliment, car j’avais encore de la route, mais je m’inquiétais déjà de leur sort et de ceux qu’ils allaient croiser par la suite… C’est aussi ça la Thaïlande…Carte et visites à Dan SawiConclusion sur Dan SawiIl est évident qu’on est là loin de l’autoroute touristique, et de base, il y a bien d’autres endroits à voir avant à Chumphon, une province décidément pleine de surprises. Mais l’intérêt est justement de montrer qu’en faisant des petits tours comme ça, on découvre une autre facette de la Thaïlande, sans forcément avoir besoin de beaucoup de temps, ni de s’éloigner grandement des grands axes.Un autre spot où je m’arrêtais au bord du canal Sawi.Notre premier arrêt était a à peine 2 km de la double voie, et la boucle entière ne dépassait pas les 50 km, pour une durée cumulée de visites et parcours de 2h30. Si vous êtes du style à voyager en indépendant et à louer une voiture, c’est donc juste un exemple illustrant les possibilités de visites lorsqu’on est curieux et désireux de réellement s’éloigner des sentiers battus (au sens propre aussi d’ailleurs, car tout n’est pas forcément goudronné dans ces cas). L'article vous a plu ? Voter l'article Note globale 4.9 / 5. Nombre de votes : 15 Pas encore de vote. Soyez le premier à noter cet article ! L'article vous a plu ? Suivez moi sur les réseaux sociaux Hors des sentiers battus Mer et plages Nature et paysages Village 0 1 Romain 26/04/2021