De la même manière que j’avais déjà choisi une escale volontairement longue à Dubaï pour avoir le temps de visiter, j’ai réitéré l’expérience cette fois en passant par Oman.
J’avais une journée entière devant moi pour avoir un aperçu de Mascate, la capitale. Pas de nuit sur place lors de cette première escale, mais assez de temps pour combiner une balade à pied dans le quartier de Mutrah, puis un tour plus large grâce au bus Hop On Hop Off.
Je suis revenu plus tard à Mascate, avec cette fois une nuit sur place, mais sans faire de nouvelles visites à cause d’horaires trop tardifs. Au total, j’y ai donc passé un jour et une nuit, même si cet article se concentre uniquement sur ma première découverte de la ville en une journée.
Mon itinéraire pour visiter Mascate en une journée d’escale
J’ai concentré une bonne partie de mes visites autour de Mutrah, puis dans le vieux Mascate. C’est un parcours qui permet de découvrir la corniche, le souq et le palais royal, tout en profitant des paysages entre mer et collines. Sidab, la marina et Qurum complètent la journée si vous avez suffisamment de temps.
- Le matin : balade sur la corniche de Mutrah, montée au fort et passage dans le souq.
- En milieu de journée : tour panoramique en bus, puis découverte du palais Al Alam et du vieux Mascate.
- L’après-midi : pause à Sidab et point de vue sur Bandar Al Rowdha, selon la chaleur et le temps disponible.
- Pour terminer : passage par Qurum Beach, puis retour à l’aéroport en taxi.
Dans mon cas, j’ai quitté l’aéroport vers 8h et j’y suis revenu peu avant 17h, pour un vol prévu à 22h. J’avais donc une vraie journée devant moi, avec une marge confortable avant le départ. Le bus fonctionnait alors en Hop On Hop Off, ce qui m’a permis de descendre aux arrêts qui m’intéressaient.
La carte ci-dessous situe l’aéroport et les lieux de mon parcours. Le tracé correspond à la boucle du Big Bus lors de mon passage ; son fonctionnement actuel est détaillé plus bas.
Organiser une escale à Mascate
Combien de temps faut-il entre deux vols ?
Le site de l’aéroport de Mascate évoque au moins six heures de transit pour envisager une sortie, sous réserve de remplir les conditions d’entrée à Oman. Pour rejoindre Mutrah et y faire quelques visites sans courir, je privilégierais plutôt une escale de huit heures ou davantage. Avec dix à douze heures et des horaires en journée, vous pouvez envisager Mutrah et le vieux Mascate ; le parcours complet raconté ici demande davantage de temps.
Avant de choisir vos visites, retirez de la durée totale de l’escale le temps nécessaire pour sortir du terminal, les trajets aller-retour et la marge avant le vol suivant. L’aéroport recommande un retour trois heures avant le départ ; ajustez votre organisation aux consignes de votre compagnie et aux éventuels bagages à réenregistrer.
Si l’essentiel de l’escale se déroule de nuit, le programme sera forcément différent. Vous pouvez privilégier le repos, avec une nuit près de l’aéroport, comme je l’ai fait lors de mon second passage.
Que visiter sans le Big Bus ou avec moins de temps ?
Pour une sortie plus courte, je garderais les deux secteurs qui concentrent le plus de visites de mon parcours :
- Mutrah : la corniche, le fort et le souq se combinent à pied. Comptez environ deux à trois heures, selon vos pauses et le temps passé dans les boutiques.
- Le vieux Mascate : rejoignez le palais Al Alam en taxi, puis prévoyez environ une heure pour l’esplanade, les abords du palais et les vues sur les forts.
- Sidab, la marina et Qurum : gardez ces étapes en complément, si votre horaire de vol et la chaleur vous laissent de la marge.
Sans bus à arrêts multiples, un taxi permet de relier Mutrah au vieux Mascate. Faites préciser le prix de chaque course et prévoyez le retour à l’aéroport avant de prolonger la balade.
Quel budget prévoir pour la journée ?
Les transports représentent une bonne partie du budget. Pour vous donner un ordre d’idée, voici les principaux repères de cet article :
| Dépense | Repère |
|---|---|
| Taxi aéroport → Mutrah | Environ 11 à 13 OMR, à confirmer avant la course |
| Fort de Mutrah | 3 OMR pour les visiteurs étrangers |
| Carte SIM locale, si vous en prenez une | Premières offres autour de 5 OMR, selon l’opérateur |
| Big Bus, lorsqu’il fonctionne | À partir de 85 USD pour le billet 24h |
Sur la base de deux courses à 11–13 OMR chacune, un aller-retour aéroport–Mutrah et la visite du fort reviennent à 25–29 OMR avant les repas et les boissons. C’est un calcul pour préparer votre budget, à ajuster au tarif annoncé pour le retour. Ajoutez les courses entre quartiers, la SIM et le visa si nécessaire. Avec le Big Bus, le billet s’ajoute à ces dépenses : le confort a donc un coût sensible pour une seule personne.
Ajouter la Grande Mosquée du Sultan Qaboos
Je n’ai pas visité la Grande Mosquée lors de cette journée. Elle mérite toutefois d’être envisagée si vos horaires permettent une visite le matin, avant de poursuivre vers Mutrah. Elle se trouve dans un autre secteur, plus proche de l’aéroport, et n’était pas desservie par la boucle du Big Bus que j’ai empruntée.
Le site de la mosquée indique une ouverture aux non-musulmans du samedi au jeudi, de 8h30 à 11h. Prévoyez des vêtements couvrants et, pour les femmes, un foulard pour couvrir les cheveux. Le portail officiel Experience Oman annonce un droit d’entrée de 8 OMR. Si vous arrivez trop tard ou un vendredi, concentrez votre sortie sur Mutrah et le vieux Mascate.
Avant de sortir de l’aéroport
Faut-il un visa pour une escale à Oman ?
Si vous prévoyez de quitter l’aéroport pour aller voir Mascate pendant votre escale, commencez par vérifier si vous pouvez entrer sur le territoire omanais sans formalité particulière ou si un visa est nécessaire selon votre nationalité.

Les titulaires d’un passeport français font partie des nationalités éligibles à une entrée touristique sans visa jusqu’à 14 jours. Le ministère omanais des Affaires étrangères rappelle toutefois les conditions à remplir :
- Votre passeport doit être valide au moins six mois à votre arrivée.
- Pour un séjour touristique jusqu’à 14 jours, l’entrée sans visa est possible à condition d’avoir une réservation d’hôtel confirmée, une assurance maladie et un billet de retour.
- Au-delà de 14 jours, un visa est nécessaire et doit être demandé en ligne avant le départ.
Dans mon cas, je n’avais pas réservé d’hôtel pour cette journée de visites et j’avais fait une demande d’e-visa avant le départ. C’était ma démarche pour cette escale ; pour votre propre voyage, vérifiez le type de visa adapté à votre situation sur le portail officiel.
Oman dispose pour cela d’un portail officiel de visa électronique : evisa.rop.gov.om.

Carte SIM, change et taxi : les premiers réflexes à l’arrivée
Avant de me lancer dans cette journée d’exploration, j’ai d’abord pris le temps de m’organiser en arrivant à l’aéroport.
J’ai commencé par acheter une carte SIM locale. Même pour une seule journée, je préférais avoir la « sécurité » d’un accès à Internet, ne serait-ce que pour utiliser pleinement Google Maps, même s’il est bien sûr possible de télécharger des cartes hors ligne à l’avance.
À l’aéroport, il est facile de prendre une carte SIM touristique, j’ai pu faire ça directement grâce à une machine mise à disposition près des carrousels à bagages. Si vous préférez un contact humain, vous trouverez bien évidemment les classiques comptoirs pour ce faire mais pour ma part, ça me semblait facile et direct.
Les tarifs varient selon l’opérateur et le forfait choisi (pour ma part c’était Vodafone), mais on trouve des premières offres autour de 5 OMR, avec des formules plus confortables à 10 OMR ou davantage. Pour ma journée, le minimum suffisait amplement.
J’ai ensuite changé ce que j’estimais nécessaire pour la journée, en préférant avoir du liquide sur moi plutôt que de tout payer par carte. On ne sait jamais si tous les commerçants l’acceptent, et cela évite aussi les taux de conversion bancaires, rarement à mon avantage.
Une fois ces préparatifs réglés, je suis sorti de l’aéroport pour prendre un taxi en direction de la zone que j’avais ciblée, Mutrah.
Première découverte à pied dans le quartier de Mutrah
En prenant le taxi depuis l’aéroport, je découvrais des paysages particulièrement nouveaux pour moi, avec ces collines rugueuses, presque entièrement dépourvues de végétation, et ces amas de maisons cubiques aux teintes claires qui semblent s’étirer à leur pied.
Je sentais assez vite que la journée allait être intéressante, et je ne me trompais pas.


Mutrah Corniche
En arrivant sur place, je demandais à descendre un peu avant le souq, avec l’idée de marcher d’abord le long de cette promenade qui borde la baie et le port de Mutrah.
Ce jour-là, l’eau et le ciel étaient raccord, d’un très beau bleu. Dans la baie, on apercevait à la fois des navires de croisière, des embarcations traditionnelles en bois et, plus surprenant, une frégate battant pavillon… français.



La Mutrah Corniche est agrémentée de quelques abris respectant l’architecture locale, ainsi que de statues de dauphins, en écho aux sorties en mer proposées dans le secteur pour tenter d’en observer.
De l’autre côté de la route, une grande mosquée attire aussi le regard, avec son minaret bleu joliment décoré. Je poursuis jusqu’à l’entrée du souq. Sur le moment, je préfère continuer ma balade en bord de mer, en me disant que je reviendrai probablement y faire un tour ensuite.
Je continue donc à longer la promenade en plein soleil, en dépassant la colline sur laquelle est perché le fort de Mutrah, que je compte également visiter juste après.
Cette partie du littoral est bordée de gros blocs de béton servant à casser les vagues. Je continue sur plusieurs centaines de mètres jusqu’à arriver face à un parc (Riyam Park).


Côté mer, un espace ouvert avec un abri, quelques bancs et un peu de pelouse borde une petite colline. À son pied se trouvent une longue fontaine et, sur le côté, quelques arbres apportant une ombre bienvenue.
Google Maps signale un point de vue appelé Mutrah Hill View Point, censé permettre de prendre un peu de hauteur pour admirer le port, mais je n’ai pas trouvé d’accès évident donc je n’ai pas insisté.
Depuis ce secteur, on profite malgré tout d’une belle vue sur le port, avec les immenses navires alors présents, mais aussi sur la route qui continue de serpenter le long du littoral.
Au loin, on distingue également un fort intermédiaire ainsi qu’une ancienne tour de guet dominant la côte de Mutrah, repérée sur Google Maps sous le nom de Muscat Marine Tower.
Autre repère visuel notable : le Riyam Censer, perché au-dessus de Riyam Park, entre Mutrah et le vieux Mascate. Il s’agit d’un monument commémoratif en forme de brûle-encens géant, clin d’œil à l’importance de l’encens dans l’histoire et la culture omanaises.

Mutrah Fort
De retour au pied du fort, je cherche comment m’y rendre. Et j’en reviens à ma remarque précédente : avoir Google Maps m’a été bien utile. À première vue, on pourrait penser que l’entrée se fait directement depuis la promenade bordant le port, mais en réalité, non.
Il faut d’abord emprunter la première petite rue après la colline. À pied, on peut ensuite couper à travers une ruelle pour rejoindre l’entrée proprement dite. Au début, je n’étais pas sûr d’être au bon endroit car je voyais rien ressemblant à une billetterie, et le tout a des airs de bâtiment administratif, avec son enceinte murée et sa barrière empêchant les voitures d’accéder librement au parking…

La billetterie justement n’avait rien de très officiel en apparence : je suis entré dans une pièce assez sobre, qui ressemblait presque plus à un espace de repos pour les gardiens. Mais qu’importe, c’était bien là, et je me suis acquitté des 3 OMR pour accéder au fort.
Je monte alors une série de 125 marches pour rejoindre ce qui ressemble davantage à un ancien poste d’observation et de surveillance du port qu’à un fort défensif au sens classique.

Construit par les Portugais au XVIe siècle, le Mutrah Fort reste assez petit et compact. Son principal intérêt réside justement dans le point de vue qu’il offre sur Mutrah et son port.
D’un côté, je vois les maisons agglutinées au pied des collines ; de l’autre, un bout de la corniche que je venais de longer. À ce moment-là, il n’est même pas 10h du matin et, malgré ça, il fait déjà une chaleur à crever depuis que j’ai quitté l’aéroport vers 8h.
Autant dire qu’en apercevant le café intégré au lieu, sobrement appelé Fort Café, je m’y suis engouffré direct pour profiter d’une boisson fraîche, en l’occurrence un café glacé, comme ça, je me prends ma dose de caféine au passage. Appréciant la clim, je m’y suis posé une petite demi-heure, le temps aussi de prendre une petite gourmandise.
Requinqué, je reprends la visite en empruntant les escaliers menant aux différentes zones du fort. D’anciens canons sont visibles çà et là, et une terrasse propose quelques chaises à l’abri de parasols, en complément de la salle du café, qui reste assez petite.
Sur la partie haute, on trouve un ancien canon antiaérien sur une plateforme des remparts, tandis qu’au bout du fort se dresse la tour de guet. Il y avait quelques visiteurs lors de mon passage, mais globalement, c’était calme. Une fois le tour des lieux terminé, je suis revenu vers l’entrée pour rejoindre de nouveau la corniche.
Mutrah Souq
Prochaine étape : le souq. J’y arrivais moins de 10 minutes après ma descente du fort. Le contraste niveau monde est immédiat : au fort, c’était presque désert ; ici, il y a une belle concentration de touristes et de locaux vaquant à leurs occupations.
Si le souq a bien une origine historique ancienne, liée au rôle de Mutrah comme port commercial majeur d’Oman, il a été, dans sa version actuelle, largement reconstruit et modernisé après un incendie dans les années 2000.
Pour autant, dès l’entrée, on est accueilli par un haut plafond en bois, soutenu par des poutres richement décorées de motifs floraux. Son architecture n’est donc pas dénuée d’intérêt. Autour, les boutiques proposent plusieurs spécialités locales, notamment de l’encens, des textiles et des épices.
L’ambiance est bon enfant et, ici, personne ne vous pousse à entrer dans sa boutique comme on pourrait l’imaginer dans certains souqs touristiques. Je déambule jusqu’à tomber sur une sorte de carrefour, protégé par un large toit circulaire.
En poursuivant ma balade, j’observe l’animation, les couleurs, les odeurs. Je passe devant l’entrée d’une petite mosquée coincée dans le dédale des ruelles, puis remarque un vitrail sur une autre structure du plafond. C’est plaisant, et j’y resterai une bonne demi-heure, le temps aussi d’y faire quelques emplettes.
Au final, je n’ai pas résisté à quelques achats souvenirs. Comme quoi, pas besoin de jouer le forcing. Rien de spectaculaire en soi, mais le souq vaut quand même largement le coup d’œil, surtout si vous passez déjà par Mutrah.
Le Hop On Hop Off à Mascate : bonne idée pour une escale ?
Au moment de mon voyage, le bus Hop On Hop Off m’a permis de relier plusieurs secteurs de Mascate sans devoir tout organiser moi-même.
Paradoxalement, ce n’est pas vraiment le genre de transport vers lequel je me tourne habituellement. J’ai toujours un peu de mal avec le côté très touristique de ces bus ouverts, qui donnent parfois l’impression de survoler une ville plutôt que de vraiment la découvrir.
Mais après avoir ciblé ce qu’il y avait à voir et regardé les distances entre les différents sites, force était de constater que c’était la solution la plus simple pour profiter au mieux de mon escale.
En me rendant sur leur site, j’ai regardé le parcours pour repérer les arrêts où éventuellement descendre, même si je me disais que j’irai aussi au feeling. Lorsque le service fonctionne, vous pouvez aussi rester dans le bus le temps de la boucle complète, qui dure environ 1h45.
Quand peut-on monter et descendre du bus ?
En fonctionnement normal : le service Hop On Hop Off, avec possibilité de monter et descendre aux différents arrêts, n’est disponible que les jours où des bateaux de croisière sont de passage. En dehors de ces jours-là, le bus effectue seulement la boucle panoramique, sans arrêts intermédiaires, avec deux départs par jour, à 10h30 et 14h30.

Coup de bol me concernant, j’y étais un jour de croisière, donc j’ai bien pu en profiter comme prévu. Pour connaître les jours concernés et les éventuelles suspensions, consultez les informations de service de Big Bus Tours.
Pour faire simple, j’avais réservé mon billet à l’avance. Je n’avais donc plus qu’à le montrer au chauffeur avant d’embarquer depuis le point de départ principal, au niveau du souq, que je venais tout juste de visiter.
Une première boucle en Hop On Hop Off
Me voilà donc parti depuis Mutrah, et je me calais bien évidemment à l’étage pour profiter de la vue et pouvoir faire des photos sans vitre pour me gêner.
La boucle complète faisant près de 60 km, il y a de quoi voir niveau paysages et passages devant des monuments intéressants. On part d’abord en direction du centre de Mascate, comme si l’on revenait vers l’aéroport, une route que j’avais empruntée le matin même en sens inverse en taxi.
Au bout de presque une heure, on passe à hauteur d’une plage, Qurum Beach. Je me fais la réflexion que j’y repasserai peut-être plus tard pour faire quelques photos sur place, au-delà de celles prises rapidement depuis le bus.
Quelques minutes plus tard, on revient vers la route principale pour repartir en direction du vieux Mascate (situé non loin de Mutrah).
On passe devant la mosquée de Ruwi, que je photographie depuis le bus.
Après un certain temps, on suit une belle artère longeant des collines sèches, puis on arrive sur un axe offrant une vue dégagée sur la mer.
Quelques minutes plus tard, on arrive dans le secteur de la plage d’Al Bustan, près de laquelle se trouvent un hôtel de luxe, un petit quartier résidentiel et plusieurs bâtiments officiels, notamment le Conseil d’État, dont on aperçoit bien la façade principale en faisant le tour complet d’un grand rond-point.
Ce rond-point, Al Bustan Palace Roundabout, s’avère une attraction en soi puisqu’il est dominé par une réplique du Sohar, un dhow traditionnel omanais rappelant l’importance historique de la navigation et du commerce maritime dans le pays.
Peu après, on arrive à hauteur d’un arrêt important dont je parle plus loin : Marina Bandar Al Rowdha Viewpoint. Je dis « important » car, jusqu’à présent, le parcours s’était fait sans marquer d’arrêt. Or, arrivé à ce spot, le bus se gare, le chauffeur annonçant deux minutes avant de repartir, ce qui laisse juste le temps de faire quelques photos depuis le belvédère dominant un petit port de plaisance en contrebas.
J’hésite d’ailleurs à rester sur place, ce qui m’aurait laissé une trentaine de minutes avant le prochain passage du bus. Mais sur le moment, je décide de remonter à bord, donnant la priorité à la prochaine étape : le palais royal.

Le vieux Mascate et le palais royal Al Alam
À peine 10 minutes plus tard, je débarquais au niveau d’un rond-point, peu après l’entrée dans le vieux Mascate. On est alors un peu au cœur de l’appareil du pouvoir : en plus de la longue esplanade menant 300 m plus loin face au palais royal, on trouve autour plusieurs bâtiments gouvernementaux et liés à la famille royale, mais aussi le Musée national, de l’autre côté de la route.
Le palais, aussi appelé Al Alam Palace, est le palais cérémoniel du sultan d’Oman. Il est donc davantage utilisé pour des réceptions officielles que comme résidence.
Au moment où j’arrive, j’aperçois un groupe de touristes agglutinés devant la grille fermée du palais, l’intérieur ne se visitant pas. C’est là que j’en verrai le plus, mais ça ne dure pas : il s’agit surtout des passagers venus des bateaux de croisière, donc en général, c’est des gens pressés.


Le temps de faire quelques photos, tout en me protégeant du soleil le long de l’allée couverte bordant l’esplanade, la plupart des croisiéristes avaient déjà terminé les leurs. La place s’est vidée peu à peu, les gens se répartissant dans les alentours, me laissant le champ libre devant la grille.
Cette dernière permet seulement d’apercevoir une allée vide de gardes, menant à une autre grille également fermée. Mais elle permet quand même d’observer les détails de la façade, au style assez unique, mêlant influences traditionnelles et design contemporain.
Dans sa forme actuelle, le palais date des années 1970. Ce n’est donc pas un bâtiment historique en soi, mais son architecture dénote clairement, avec ses arches bleues et dorées.
Par la suite, j’observe un peu les jardins accessibles aux abords de l’esplanade. Outre une belle pelouse, on y voit quelques parterres de fleurs et des arbres parsemés offrant une ombre bienvenue.
En passant derrière l’allée aux arches, je tombe sur une petite mosquée, Masjid Al Zawawi Muscat. Je ne m’attendais pas à en trouver une aussi proche du palais, dans une forme aussi modeste.
Le fait est qu’il y a une seconde mosquée à peine 100 m avant, Jami’aa AlHaaj Ali Bin Moosa, à l’architecture un peu plus élaborée, que j’apercevais en revenant vers le rond-point en repassant sous l’allée aux arches.
Sinon depuis l’esplanade, on peut voir les deux anciens forts portugais entourant le palais : Al-Jalali à l’est et Al-Mirani à l’ouest. Le fort Al-Mirani se visite et permet d’avoir une vue en hauteur sur le palais et la baie.
Je me suis contenté de l’observer d’en bas, car l’entrée étant payante, 11 OMR, je voulais limiter les dépenses et j’avais peur de ne pas avoir assez de temps pour voir d’autres secteurs.

En m’éloignant un peu, je me retrouve à longer une route coincée entre la baie et la petite colline dominée par le fort Al-Mirani. Cette route mène à une base navale et rejoint aussi la route de l’autre côté via un tunnel.
De là, on a un beau point de vue sur la baie, avec là encore, des fortifications visibles à chaque extrémité rocheuse entourant la baie qui fait face à une île, Al Jazirah.
De retour aux abords du palais, toujours le long de la baie, on peut voir l’arrière d’Al Alam Palace et le fort Al-Jalali, coincé sur son bout de rocher.
Sidab et le point de vue de Bandar Al Rowdha
Pause café dans le village de Sidab
Pour la suite, je décidais de repartir « en arrière ». En passant en bus un peu plus tôt, j’avais aperçu le port de pêche en traversant le village de Sidab, en me disant que le coin avait l’air sympa.
Au passage, je me disais que je pouvais faire d’une pierre deux coups : la chaleur commençait à être pesante et j’avais envie de me poser dans un café au frais. Ça tombait bien, j’avais repéré le T-Café, à seulement 900 m du rond-point d’où je repartais à pied, après la visite du Palais.
Vu la distance, il m’a fallu moins de 15 minutes pour rejoindre le café à la façade rose. Y’aurait pas fallu plus car la température commence à bien grimper en ce début d’après-midi.
L’intérieur est simple mais coloré, avec des toilettes qui ont réussi à me surprendre, mais raccord avec la façade, toute rose ! Le café en soi n’avait rien de particulièrement notable, mais j’ai apprécié cette coupure à l’abri. Je suis reparti après une grosse demi-heure, le temps aussi de regarder ce que je pouvais faire pour la suite.
De Sidab au Marina Bandar Al Rowdha Viewpoint
En sortant du café, je rejoins rapidement le petit port de pêche, où il n’y a aucune activité à cette heure. C’est tout juste si j’aperçois un homme seul s’activant sur son embarcation, à quelques mètres du bord. Au loin, on distingue les bateaux militaires des garde-côtes, stationnés de l’autre côté de ce même port.
Dans les rues de Sidab que je parcours, c’est désert… Je prends quelques photos des habitations avec les collines en toile de fond, et je tombe aussi sur une façade avec de belles tapisseries en train, j’imagine, de sécher.
Je n’ai fait que quelques centaines de mètres, mais la canicule me pousse à revoir mon programme. Mon plan initial était de rejoindre à pied le point de vue sur la marina, alors distant d’environ 2 km. Un trajet qu’en temps normal je ferais sans difficulté, mais là, je m’avoue vaincu par la fournaise.
Je me retrouve donc à attendre sur le bord de la route en espérant voir passer un taxi libre. Heureusement, une voiture arrive finalement au bout de 10 minutes. Le chauffeur ne parle pas très bien anglais et ce n’est pas évident d’expliquer qu’il s’agit seulement d’une petite course pour aller 2 km plus loin… Mais ça le fait.
Vu la distance, je m’en sors pour environ 2 OMR et je demande à être déposé à hauteur du petit jardin public, Bandar Al Rodah Park, à moins de 300 m du belvédère d’où je pourrai reprendre le Big Bus.
Pour le coup, j’aperçois quelques personnes dans le parc, évidemment assises à l’ombre, dont une famille en mode pique-nique. Je rejoins ensuite le belvédère et profite plus longuement de la vue sur la marina en contrebas et du paysage alentour.
Entre le parc et le point de vue, je reste à peine une dizaine de minutes dans les parages. Le timing est parfait : un bus, qui passe toutes les 30 minutes ce jour-là, arrive justement. Je remontre mon billet et peux embarquer à nouveau dans la navette pour poursuivre mon parcours du jour.
Qurum Beach et le retour à l’aéroport
Après seulement quelques minutes, je repasse devant l’esplanade du palais royal, puis le bus s’engage le long de la petite route au pied du fort Al-Mirani, où j’avais marché une heure plus tôt.
Après quoi, on passe sous le musée de la porte de Mascate, qui porte bien son nom puisqu’il est installé dans une porte monumentale paraissant ancienne, mais dont la structure actuelle s’avère être une reconstruction moderne inspirée des anciennes portes de Mascate.
Alors qu’on se rapproche de la corniche de Mutrah, le trajet nous fait passer à proximité de la plage d’Al-Ward, que j’aperçois facilement grâce à la position surélevée offerte par les sièges de l’étage supérieur. À peine plus loin, on passe devant le bout de rocher sur lequel se tient l’ancien mirador portugais que j’évoquais plus haut, l’Old Watch Tower, aperçu lors de ma balade matinale à pied le long de la corniche.
Le Big Bus revient alors à son point de départ, le souq de Mutrah. Si je descends bien à cet arrêt, je n’en ai pas encore tout à fait terminé avec ce moyen de transport.
Sur le moment, il était déjà plus de 15h, donc je commençais à avoir faim et tenais à grignoter quelque chose avant de repartir. Le temps d’attendre le bus suivant, cela me laissait environ 30 minutes.



Le paradoxe, c’est qu’au moment où je rédige ces lignes, je ne me souviens plus ni de ce que j’ai mangé, ni même si j’ai finalement mangé tout court. Il faut dire que je ne suis pas vraiment du genre à prendre des photos de ce que je mange… Je ne suis pas un blogueur foodie !
Mon plan pour la suite était ensuite de remonter à bord du bus, mon ticket restant valable toute la journée, car son parcours me rapprochait de l’aéroport. En redescendant du côté de la plage de Qurum, aperçue à l’aller, je gagnais en effet 10 bons kilomètres, réduisant ainsi le coût du taxi qui compléterait le retour vers l’aéroport.
Ce dernier bout de trajet en bus m’a permis d’apercevoir d’autres aménagements que je n’avais pas remarqués lors du premier passage (en fonction du côté où l’on s’assoit), comme le Qurum Natural Park Waterfalls, ou encore un bref aperçu des mangroves de Qurum, qui font partie d’une réserve naturelle.


Je refais aussi quelques photos de la plage de Qurum, où se trouvent alors pas mal de familles en pique-nique ou posées à l’ombre des palmiers bordant le sable.
Arrivé à l’arrêt de Qurum, je descends cette fois pour de bon. Il ne me restait plus qu’à trouver un taxi pour revenir tranquillement vers l’aéroport. J’avais de la marge puisqu’il était alors 16h15 et que mon vol était prévu à 22h. Mais si je revenais aussi « tôt », c’était surtout parce que je pensais avoir fait le tour de ce que je voulais voir ce jour-là et préférais rentrer avec une bonne marge. L’heure du coucher du soleil varie selon la saison : autour de 17h30 en hiver, elle se rapproche de 19h en juin.
Or, une fois la nuit tombée, je ne voyais plus vraiment d’intérêt à rester en ville. Mascate ne possède pas ce type de centre-ville rempli de gratte-ciel et de néons donnant une vraie ambiance nocturne visuelle et colorée pour la photo. En gros, dans ma tête, une fois le soleil couché, c’était « circulez, y’a plus grand-chose à voir ». C’était surtout mon envie de photos en journée qui guidait ce choix ; vous pouvez aussi garder une balade sur la corniche pour la fin de journée si vos horaires s’y prêtent.
Après avoir rapidement dégoté un taxi, j’étais de retour à l’aéroport international de Muscat (son nom anglophone) moins de 30 minutes plus tard, arrivant donc peu avant 17h.
Le reste de ma journée se passera tranquillement dans la zone internationale. Après avoir franchi à nouveau l’immigration et les contrôles de sécurité, il ne me restait plus qu’à attendre mon vol pour Bangkok et rentrer à la maison après plusieurs mois passés à bosser en France.
Où dormir près de l’aéroport de Mascate ?
Que retenir de cette journée d’escale à Mascate ?
Une seule journée ne permet évidemment pas de découvrir Mascate en profondeur, surtout vu les distances entre les différents secteurs de la ville. Mais cette escale m’a quand même permis d’en avoir un aperçu déjà intéressant, entre la corniche de Mutrah, son souq, quelques points de vue sur le littoral et un passage par le vieux Mascate.
Au final, j’ai surtout apprécié les paysages très particuliers de la ville, coincée entre mer et collines rocheuses, ainsi que l’ambiance assez calme qui s’en dégage. Dans le cadre d’une longue escale, l’expérience valait clairement le détour plutôt que de rester bloqué à l’aéroport et si Oman me tentait déjà, cet aperçu a renforcé mon idée d’effectuer un jour une visite plus poussée.



















































































