Pathein est une petite ville à l’ouest de Yangon, qui nous servait d’étape entre Yangon, d’où nous débarquions fraîchement avant de prendre un bus dans la foulée le lendemain pour rejoindre la plage de Chaung Tha.
Au final, parce que notre programme était un peu chargé par rapport au temps disponible, on n’aura pas le temps d’y voir grand-chose. L’intérêt principal de Pathein étant d’aller visiter une fabrique de parasols traditionnels, la spécialité locale, et le paradoxe, ce que nous ne le ferons même pas… Mais s’y balader a été plaisant, notamment au bord de la rivière, particulièrement animée, donc pas vraiment de regret.
Trajet en bus Yangon – Pathein
Depuis l’aéroport, il y a presque 20 km jusqu’à la station de bus de Dagon Ayar, celle pour les destinations à l’ouest de Yangon, incluant Pathein mais aussi les plages de Chaung Tha et Ngwe Saung si vous voulez y aller direct.
Comptez 8 000 kyats pour le taxi jusqu’à la station. Le bus était à 7 000 kyats par personne pour faire le trajet jusqu’à Pathein (qui dure 4h). Il est à priori possible de trouver moins cher avec une autre compagnie.





Choix de l’hôtel et premiers pas
En débarquant à Pathein, c’est comme d’habitude une mêlée de taxis qui s’empressent autour de nous, demandant où nous nous rendons. Le problème est que nous ne savions pas encore… En zieutant le guide LP, on se décide pour un de ceux recommandés, le Day To Day guesthouse.
Un taxi nous y emmenait pour 4 000 kyats. Qualifié de « high standard »… bon y’avait la clim et le wifi, ça compte ? Non, sérieusement, l’hôtel faisait très bien l’affaire pour une nuit, il était décent, bien situé et un prix raisonnable, 17 000 kyats (environ 14 €).
Seul bémol, l’accueil inexistant, et les clients, majoritairement indiens, étaient un peu bruyants (il y a d’ailleurs un temple sikh juste en face, temple aux allures de grande maison, datant de 1938).
Non loin de là se trouve la prison de Pathein, mais ce qui nous intéressait était la proximité avec le bus pour Chaung Tha, notre prochaine destination, qui n’était pas trop loin, accessible à pied.


Des parasols, un temple et des boutiques de téléphones…
Des parasols, nous ne tarderons pas à en croiser dans une des rues, la rue des marchands (ça ne s’invente pas…). Alors que nous allions vers le temple principal de la ville, la pagode de Shwemokhtaw (aussi orthographiée Shwe Moke Htaw Maha), on peut en effet admirer des alignements de ces ombrelles, propre à la région.
Arrivé au temple, le principal stupa ressort particulièrement. L’apparence est d’or, mais il est aussi fait de couche d’argent pur et de bronze, et serait incrusté de rubis, diamants et autres pierres précieuses, rien que ça.
Bon, si on reconnait bien là le style Birman, je ne suis pas pour autant plus impressionné que ça, peut être qu’à force de voyager en Asie, je finis par faire un peu overdose de temple bouddhiste… Mais l’ambiance est sympa, ça reste l’Asie, donc les sourires ne sont jamais très loin !
Si jamais vous voulez voir d’autres sites religieux, notez que Pathein est multi-culturel puisqu’on y trouve aussi une cathédrale (St Peter’s Cathedral), une église ainsi que plusieurs mosquée, on passait d’ailleurs devant l’une d’elle après notre balade au bord de la rivière (voir plus bas).
Pour ma part, je constatais les premiers changements évidents depuis notre précédente visite en Birmanie. Outre les taxis plus modernes et même les bouchons à Yangon, déjà submergé par un nombre important de voitures, l’ouverture du pays a permis l’introduction de bien des nouveautés pour les Birmans.
Parmi lesquels les téléphones portables.

Ça paraît presque bizarre de dire ça mais oui, les smartphones sont devenus une banalité et les boutiques s’enchaînent dans les rues. Je me souviens de notre précédent passage dans le pays où le téléphone se résumait à un fil tiré directement du câble téléphone avec un vieux téléphone posé sur une table, et ça faisait office de « cabine » publique…
Comme il y a maintenant accès à cet outil moderne, je voulais prendre une carte SIM histoire de bénéficier d’Internet. J’aurais droit à une scène cocasse sur comment me faire comprendre puisque personne ne parle anglais… il faudra une bonne demi-heure pour obtenir la SIM avec une recharge, coût total, 13 000 Bahts, sauf que le crédit s’utilise à l’heure et non en MB… oubliez la SIM, contentez-vous du Wifi, quand même assez présent même si loin d’être facile à s’y connecter.

Séance de Chinlon, le sport national birman
Alors que nous étions parti pour rejoindre les berges de la rivière, nous croisions un petit restaurant/salon de thé, avec devant un filet et derrière une sorte de préau dont on entendait des cris provenant de là.
Une partie de Chinlon était en cours. Curieux, nous rentrons dans le hangar et observons ces sportifs en pleine action.

Le Chinlon est un sport qui se joue avec une balle en osier. Cela se joue qu’avec les pieds et c’est particulièrement acrobatique. Les règles sont particulières. Il n’y a pas d’équipe adverse, tous jouent ensemble, pas de filet, pas de « but » si ce n’est de ne pas faire tomber la balle.
Sous l’œil attentif de l’entraineur, les joueurs se démènent, manifestement certains sont spécialisés dans un type de coup particulier. D’ailleurs (merci wikipédia) le système de comptage des points se fait notamment en jugeant la qualité et la précision du coup (certaines surfaces du pied étant interdites !).

C’est ce système de jeu qui le diffère du Sepak Takraw, auquel il s’apparente. Pour le Sepak Takran pratiqué notamment en Thaïlande et les autre spays d’Asie du Sud-est, on est plus sur run sport « classique », où deux équipes s’afrontent. Un sport qui a d’ailleurs sa place aux jeux d’Asie.
On y restait une bonne demi-heure avant de poursuivre notre chemin.

Les berges de la rivière
Le reste de la journée se faisait en rejoignant dans un premier temps le bord de la rivière, qui se trouvait à deux pas du temple d’où nous sortions plus tôt. En fait, un accès couvert mène directement depuis l’avant du temple à la rivière, à seulement 120 m de là. Mais comme j’ai pas fait gaffe, on est sorti par l’arrière du temple, ce qui nous a fait passer devant l’horloge de la ville, trônant sur son rond point et un petit détour d’environ 600 m.

On longe le quai sur près de 500 m, observant le quotidien de cette ville somme toute « banale ». Comme souvent, c’est un peu le centre névralgique ici, alors que les commerces dépendent de la rivière. Y’a d’ailleurs un des principaux marché de la ville (qu’on ne visitera pas, le Myo Ma Two – Storey Market) qui se trouve dans les parages.
Sans y faire gaffe, on passe devant la mairie de Pathein et un bâtiment en construction (je ne le savais pas encore évidemment, mais ce dernier deviendra l’Ocean Supercenter, un centre commercial tout moderne).

On croise pêle mêle des habitants en train de déjeuner, des boutiques où les commerçant s’affairent, des camions en train d’être déchargés ou encore ce chauffeur de rickshaw (tricycle) attendant des clients posé tranquillement sur son outil de travail. Bref, c’est vivant et j’aime bien.
C’est aussi là que se trouvent les quais pour prendre les ferrys se rendant dans les zones desservies par la rivière ou simplement pour traverser.
balade à Pathein
Et justement, d’avoir croisé ces gens en train de manger, ça nous a donné faim et vu l’heure, il était temps de se trouver un restaurant, notre premier repas en Birmanie.
Après avoir passé une mosquée, croisé quelques moines et déambulé un peu dans les rues de Pathein, il est grand temps de se poser quelque part,car petite précision quand même, il était 17h40 à ce moment-là, donc clairement temps de manger un peu !
Un peu plus loin, on tombe sur des gamins jouant au ballon dans une ruelle, forcément hilare au moment où nos regards se croisent, puis on finissait par trouver le Myo Restaurant, un genre de petit « bar » / restaurant typique local. Ne vous fiez pas à son apparence un peu sombre et austère, c’était franchement plutôt bon ! Par contre, de manière générale, sachez que la nourriture birmane est très huileuse, va falloir s’y habituer !



Nous terminions cette journée par une balade digestive, le temps de revenir calmement vers notre hôtel, en marchant le long de la prison… de nuit. Le lendemain, une nouvelle destination nous attendait déjà, Chaung Tha, sacré programme en perspective !
Carte : Itinéraires et points d’intérêts à Pathein
Pour compléter l’article, voici sur une carte ce que donne le programme de cette journée, certains points d’arrêt, photos à l’appui sont également indiqué (points rouges)
Etes vous allé à Pathein ? Si oui, avez vous pu visiter des ateliers de fabrications de parasols ? Sinon, ça vous donne envie ?





























