Il y a peu, on est revenu d’un petit séjour en Birmanie. Un premier retour dans ces terres voisines depuis notre passage éclair à Yangon il y a quelques années. Et autant dire que sur certains points, c’était le jour et la nuit tant le pays a évolué en si peu de temps !
On en revient des images plein la tête, avec quelques coup de coeur et une envie, y revenir !
Deux semaines en Birmanie : l’itinéraire choisi
Comme nous partions pour un temps restant court (relatif à la taille du pays), nous décidions de nous concentrer que sur une seule région. Le choix fut fait en fonction des promos habituelles de la compagnie locale Air Asia et de notre budget.
C’est par conséquent uniquement dans la région autour de Yangon (delta de l’Irrawaddy), puis la région Est, entre l’État Môn et L’État Kayin, par lequel on reviendra en Thaïlande, qu’on gravitait. Atterrir à Yangon vs Mandalay revenait moins cher et on se disait que ça permettrait de voir des parties du pays moins visitées, les 3/4 des touristes se rendant essentiellement à Bagan et au lac Inlé, qu’on garde pour plus tard (après tout, le pays évolue lentement).


Notre parcours sur une carte
Quelques explications concernant le menu de la carte présentant notre itinéraire ci-dessous (ouvrir le menu en haut à gauche de la carte), vous pouvez décocher l’itinéraire en bleu, vous verrez alors :
→ Les carrés vert pâle, ce sont les points de départ et d’arrivé de ce séjour
→ Les losanges rouges, qui représentent nos étapes avec nuit sur place
→ Les étoiles jaunes, qui sont des passages / visites à la journée
Comme je l’évoquais plus haut, on atterrissait tout logiquement à Yangon et décidions de revenir ensuite en Thaïlande via la frontière terrestre de Myawaddy-Mae Sot, alors ouverte depuis peu, ce qui nous évitait de repasser par notre point de départ.
On partait d’abords vers l’ouest via Pathein, pour rejoindre la plage de Chaung Tha, avant de revenir vers l’Est, passant respectivement par Bago, Kinpun (Rocher d’Or), Mawlamyine puis les montagnes abruptes de Hpa An.
Avec quelques détails, voici comment on avait découpé nos journées :
- Jour 1 : arrivée Yangon + trajet vers Pathein (1 nuit)
- Jour 2 : trajet vers Chaung Tha + balades autour de la plage principale (3 nuits)
- Jour 3 : découverte de la mangrove et village autour avec guide local
- Jour 4 : balade à moto entre Chaung Tha et Ngwe Saung
- Jour 5 : retour à Yangon (3 nuits)
- Jour 6 : redécouverte de l’essentiel de Yangon
- Jour 7 : petite excursion en banlieue de Yangon
- Jour 8 : trajet + visite de Bago (1 nuit)
- Jour 9 : trajet vers Kinpun (1 nuit)
- Jour 10 : tôt le matin – Kyaiktiyo et le Rocher d’Or / après-midi – trajet puis visite de Mawlamyine (1 nuit)
- Jour 11 : quelques visites à Mawlamyine puis trajet vers Hpa An (3 nuits)
- Jour 12 : visites autour de Hpan An (Mont Zwegabin et plusieurs grottes)
- Jour 13 : visites des sites autour de Hpan An (pagode de Kyaut Ka Latt et d’autres grottes)
- Jour 14 : trajet retour vers la Thaïlande via Myawaddy-Mae Sot
Budget pour deux semaines en Birmanie
Comme on dit qu’une image vaut mieux que mille mots… non, non, on ne peut pas tromper mille mots mais une image… (désolé, j’ai la vanninite, la maladie des vannes pourries… ) :
Budget Total : 30 403 ฿ (758€) soit 2 172 ฿ (54€) / jour (pour 2)
[Pour remettre du contexte, c’était il y a déjà 10 ans !]
Comme on peut le constater, le budget le plus important, et de loin, l’hébergement, avec en moyenne 1000 bahts (25€)/ jour. Nous avions dormi dans des hôtels plutôt simple, le moins cher ayant été 12$ la nuit, tandis que le plus cher nous a coûté 45$.
D’ailleurs, en parlant de monnaie, vous pouvez relativement oublier vos dollars si vous vous rendez en Birmanie. Si les dollars US étaient autrefois quasi obligatoire, la monnaie locale, le Kyat (qui se prononce Tchiatte), est aujourd’hui majoritairement utilisée. C’est bien simple, à part 2 hôtels où on a pu payer directement en monnaie de chez l’oncle Sam, le reste c’était niet.

Conséquence de ça ? On avait changé nos bahts qu’en dollars… qu’on a pas pu écouler comme prévu, donc on a dû changer au fur et à mesure, perdant des frais puisque double change (bahts-dollars puis dollars-kyats).
Quelques repères :
- Une bouteille d’eau coûte en moyenne 400 Kyats
- Un repas coûte en moyenne 3 000 Kyats par personne
- Location d’une moto : entre 6 000 et 10 000 Kyats
- En moyenne le bus nous coûtait 7 000 Kyats par personne
- Pour les trajets en taxi, comptez en moyenne 4 000 Kyats
- Prix moyen pour les visites : 10 000 Kyats
Se déplacer en Birmanie : faut pas être pressé !
Globalement les distances restaient assez courte pour notre itinéraire. Le plus grand trajet s’est fait entre Kinpun (au pied de la montagne du Rocher d’or) et Mawlamyine. Et s’il n’y a qu’environ 150 km, il nous a fallu pratiquement 4h… C’était bien le but, éviter trop de déplacements long.
Les routes ne sont pas encore suffisamment développées et on est encore loin de la fluidité du pays voisin (la Thaïlande pour ça peut s’enorgueillir d’avoir un excellent réseau routier).
Pour les styles de bus, c’est variable, tantôt on aura des bus locaux pas tout jeune, d’autre fois, des bus plus récent avec de la clim (s’il vous plaît !). Les taxis sont maintenant presque tous standardisés, avec des véhicules plutôt récents, majoritairement provenant du Japon (avec volant à droite… alors qu’ils roulent à droite depuis 1970…) et des motos chinoises.






Bilan : la Birmanie ça donne quoi ?
Depuis « l’ouverture » du pays, les prix ont explosé (certains hôtels ont triplés leur tarif !), et si le tourisme est encore à ses balbutiements, on a pu constater des changements [NDLR : post 2021 les choses sont plus compliqués]. Notamment toutes ces boutiques flambantes neuves vendant… des smartphones, dont tout le monde est déjà devenu accroc…
Ça paraît anodin mais vu ce qu’on avait constaté lors de notre visite rapide pré 2010, c’est comme si le pays était passé des années 60 aux années 2000 en seulement moins de 5 ans… un choc.
- J’en parle d’en mon article sur Yangon : Retour à Yangon : une ville en pleine métamorphose
Autre point qui a changé, un trafic routier bien plus important, surtout à Yangon, maintenant en proie, comme toute grande ville, à des bouchons sur certaines grandes artères.

Mais les Birmans sont restés fidèles à leur caractère, toujours chaleureux et ce sens de l’acceuil appréciable. On a vécu de chouette rencontre, des belles balades (moi qui adore me déplacer librement en deux-roues, j’ai été servi !) et je regrette sincèrement à l’heure où je rédige ces lignes, que le pays s’est enfoncé dans une guerre civile qui mets à mal la possibilité de revivre ces moments.
Mais je n’ai aucun doute que le futur ne pourra être que meilleur. Force à eux !

