Plus de dix ans après mon premier séjour à Vientiane, l’occasion s’est présentée d’y retourner pour renouveler mon visa thaïlandais. J’avais cette fois six jours pleins devant moi : bien plus qu’il n’en faut pour voir l’essentiel, ce qui m’a permis de parcourir la ville sans me presser et de voir ce qui avait changé depuis mon premier passage.
J’en ai profité pour retourner sur les principaux sites, découvrir d’autres endroits et m’éloigner un peu du centre. Cet article rassemble donc mes visites, mes impressions et les informations pratiques utiles pour organiser votre séjour à Vientiane.
Que faire à Vientiane : les visites incontournables
Pour situer les différents sites intéressants dans la vieille ville de Vientiane, voici une carte de mon cru :
Vat Phra Kèo
Je commençais par l’indissociable Vat Phra Kèo, situé à côté du palais présidentiel. Comme je l’évoquais déjà dans mon article sur ce temple il y a 10 ans, certains d’entre vous reconnaîtront peut-être ce nom grâce à son célèbre homonyme à Bangkok, le Wat Phra Kaew, abritant le Bouddha d’émeraude.
Le terme « Vat » au Laos est équivalent à « Wat » en Thaïlande, signifiant « temple » et « Phra Kèo », sa variante locale pour faire référence à la fameuse statue. Je vous le donne donc dans le mille, la précieuse relique, aujourd’hui siégeant dans l’enceinte du palais royal de Bangkok, a bien été présente dans ce temple de Vientiane autrefois. Et pas qu’un peu puisqu’elle y resta pendant plus de deux siècles, de la fondation de Vientiane, jusqu’à la domination siamoise (pour voir tout son parcours, je vous renvois vers la page Wikipédia du Bouddha)
L’histoire tumultueuse du temple remonte à 1565, lorsque le temple initial fut érigé pour abriter cette statue emblématique. Malheureusement, les conflits avec les Siamois ont conduit à sa destruction à deux reprises, en 1778 et 1828. De ce fait, sa version actuelle est une reconstruction entamée en 1936 par les Français. En se basant sur les plans originaux établis un siècle plus tôt sous le règne d’Anouvong, qui ont été retrouvés par l’École française d’Extrême-Orient, l’architecture actuelle reprend donc les codes des temples du 19e siècle.
Après sa reconstruction, le Vat Phra Kèo a d’abord logiquement servi de lieu de culte, avant d’être converti en musée dans les années 70. À l’intérieur, on y trouve une collection de bouddhas, dont beaucoup sont en bronze et quelques objets d’art sacré (les photos étant interdites à l’intérieur, je ne peux vous illustrer à quoi ça ressemble). À l’extérieur, une galerie entoure le temple, présentant une série de statues de Bouddha, la plupart également en bronze et dont certaines datant essentiellement du XVIIIe siècle, ainsi qu’un Bouddha en pierre du IXe siècle.
Vat Si Saket
Le Vat Sisaket est l’un des rares temples à avoir survécu à l’invasion siamoise de 1828. Construit en 1818 sous la direction du roi Anouvong, il est le temple le plus ancien de la ville. Une des théories étant que ce dernier s’inspire largement des constructions thaïlandaises et aurait alors été épargné. En arrivant devant l’entrée du site, vous découvrirez d’abord un joli jardin, flanqué de deux chedis sur chaque côté.
Sur la gauche, se dresse un « Ho Tai », une librairie carrée d’inspiration birmane. Cet édifice, destiné à abriter des manuscrits sacrés — malheureusement disparus lors de la mise à sac de la ville —, présente une particularité : il s’étend à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de l’enceinte du temple, débordant sur l’avenue Lane Xang.

À droite, s’étendent les kuti, les résidences des moines. Leur architecture, sur pilotis et s’étendant en longueur, m’a évoqué un étonnant mélange entre l’esthétique japonaise et une ferme française (me demandez pas pourquoi…) que je trouvais très photogénique.

Une fois qu’on pénètre dans le cloître entourant le principal bâtiment du temple, on est entouré par une ribambelle de statues de Bouddha, de constitution différentes (terre cuite, bronze, bois) et d’époque s’étalant entre les XVe siècle au XIXe siècle.
Le plus frappant, ce sont ces milliers de niches, toutes abritant a minima deux mini-statuettes. Bien que les murs aient perdu une partie de leur riche décoration florale, quelques fragments subsistent, et une section colorée offre un aperçu de leur splendeur passée.
Le sanctuaire au centre est entouré par des ouvertures ornementés d’un bel effet. À l’intérieur, les photos sont interdites, mais vous y trouverez de belles fresques au murs, ainsi qu’un ensemble de statues dans le fond, où viennent toujours prier les locaux (et les visiteurs thaïlandais par ailleurs).
Il n’y avait pas trop de monde et j’ai vraiment apprécié revenir dans ce temple, ayant conservé son charme intemporel. Cette visite m’a rappelé pourquoi le Vat Sisaket demeure l’un des sites les plus précieux de Vientiane.
Vat Simuong
À moins d’un kilomètre du Vat Sisaket, je me suis dirigé vers le Vat Simuong (parfois orthographié Wat Si Muang), un temple que je connaissais déjà de par sa proximité avec l’hôtel Heuan Lao Guesthouse, où j’avais séjourné lors de ma précédente visite à Vientiane.
Bien que le temple soit une construction plus récente, il figure, aux côtés du That Luang, parmi les sites religieux les plus vénérés de Vientiane.
La raison étant que si le sanctuaire en l’état est une reconstruction faisant suite à sa destruction en 1828, il existe des traces d’un temple à cet emplacement dès 1540, soit 20 ans avant la fondation même de Vientiane en tant que cité à venir. De plus, il est au cœur de la zone historique de la ville.
En faisant le tour à l’extérieur, j’assistais à une scène aussi courante en Thaïlande, une famille en train de faire bénir par un moine…. leur voiture !
Oui, c’est une chose habituelle par ici ! Autour de la principale structure, qui s’étend sur plus de 30 mètres, j’ai remarqué plusieurs bâtiments ornés d’une imitation de bois particulière, une caractéristique que je n’avais pas remarqué la foi précédente.
Derrière la longue chapelle, il y a ce qui ressemble aux restes d’un vieux chedi en brique, seul vestige témoignant d’un passé plus ancien.


À l’intérieur, le temple a la particularité d’être divisé en deux salles. La première salle, richement décorée en rouge et or, accueille souvent un moine prêt à offrir des bénédictions.
La salle arrière abrite le grand autel principal, essentiellement composé d’une multitude de statues de Bouddha. Au centre se trouve une imposante borne recouverte de dorure, probablement d’origine khmère.
C’est là que vous verrez toute la sacralité des lieux, l’atmosphère y est empreinte de dévotion, avec de nombreux locaux venant présenter des offrandes sous forme de plateau de fruits, décoration florale et des bougies. Je suis resté là 10 bonnes minutes pour observer et faire quelques photos, profitant aussi de la fraîcheur de l’endroit.
À proximité
– Je ne le mets pas à part, car cela ne mérite pas un paragraphe dédié, mais notez que vous avez deux attractions secondaires à côté du Vat Simuong. Tout d’abord, 150 m avant l’entrée arrière du temple (par laquelle j’arrivais), vous avez le nouveau pilier sacré de la ville (annoté Hor Luk Mueang sur Google Maps), qui n’était pas encore tout à fait terminé lors de mon précédent passage et complété peu après en 2013.
Ce dernier symbolise le cœur de la ville, avec le pilier à l’intérieur qui est censé abriter les gardiens protecteurs. Les sanctuaires comme celui-ci sont généralement vénérés par les habitants qui demandent bonne fortune et santé, mais servent aussi de garant pour une ville prospère.
Le précédent site a été perdu suite à la destruction de la ville en 1828, mais des fouilles réalisés en 2007 ont permis de trouver des traces du site d’origine, d’où son emplacement actuel.
– Devant le Vat Simuong, vous avez un petit parc aménagé entre deux artères. Un peu de verdure est toujours bienvenu, mais son attrait réside surtout en la présence d’une imposante statue en bronze du roi laotien Sisavang Vong (1885-1959), avant dernier souverain du Laos (son successeur se fera renverser par le mouvement communiste du Pathet Lao).
Pour l’anecdote, juste après ma visite du temple, je testais le restau italien du coin, « Il tavolo Vientiane », situé dans une petite rue en face du parc. Après mon bon petit repas, en rejoignant la rue principale, je reconnaissais alors la façade jaune (sur le côté) de la maison ancienne se trouvant en bordure de la route, réalisant que c’est la rue même où se trouve Heuan Lao Guesthouse, qui est même l’établissement voisin du restaurant !
Patuxai
L’étape suivante m’amenait au fameux « Arc de Triomphe » Laotien, le Patuxai (aussi orthographié Patuxay), qu’on peut traduire par « Porte de la Victoire ». Comme je l’évoquais déjà dans mon article dédié au Patuxai, l’essentiel de la construction s’est faite dans les années 60 (entre 1957 et 1968 plus précisément), en mémoire aux victimes de la Seconde Guerre mondiale et la guerre d’indépendance contre la France.
À cette époque, le pays est encore une monarchie (constitutionnelle) et le monument était référencé comme Anousavali (mémoire). Ce dernier n’avait alors jamais pu être complété, d’abord par un manque de matériaux, mais aussi à cause de la guerre du Vietnam, dont on oublie que le Laos sera l’un des plus gros dommages collatéraux.
Par ailleurs, de la victoire du Vietnam du Nord, en découleront un soutien et une victoire du Parti communiste local, le « Pathet Lao » qui prend le pouvoir au Laos en 1975, rénovant et renommant le monument de son nom actuel pour marquer leur victoire.
Ce que je peux en dire, c’est que je remarque direct un changement depuis mon dernier passage. Pour autant, je n’arrivais pas à définir sur le moment ce qui était différent. Il m’a fallu quelques minutes pour réaliser qu’il n’y a plus de palmiers et les fleurs qui décoraient les abords de la fontaine. Le jardin entourant le Patuxai étant essentiellement réduit à une pelouse verte…
Le bâtiment lui-même semble inchangé de l’extérieur, mais là aussi, je vais découvrir un grand changement en visitant l’intérieur. Comme je suis curieux, je tenais à revenir au sommet de cet Arc, dont l’accès est payant.
Au premier étage intermédiaire, je constate que le magasin de souvenirs aux murs brut et tout gris a laissé sa place à une salle d’exposition, aux murs blanc, et surtout, grosse différence, une pièce dorénavant climatisé ! On y retrouve des photos et des panneaux d’explications sur la chronologie et les dates importantes relatif à Vientiane et la construction du Patuxai.
En montant encore d’un étage, je me retrouve dans une grande salle, là encore climatisé, présentant quelques panneaux ventant surtout les sites incontournables du Laos, notamment le site Patrimoine de l’Unesco qu’est la ville de Luang Pranbang.
En poursuivant la montée, je redécouvre l’escalier en colimaçon qui donne accès au petit point d’observation avec vue à 360° sur tout Vientiane. S’il y a 12 ans j’y avais croisé peu de monde, il y avait cette fois pas mal de visiteurs, majoritairement des locaux et même quelques moines.
Vu les changements importants, j’ai pas de regrets d’y être revenu faire un tour et d’avoir été à l’intérieur. Même si je considère pas la vue comme « fantastique », c’est toujours intéressant de prendre de la hauteur pour admirer une ville. Histoire de vous rendre compte de l’évolution, voici quelques photos avec à gauche, il y a 12 ans, et comment c’était à mon dernier passage.
Pha That Luang
Le Pha That Luang était ma dernière visite de cette journée, incluant tous les sites présentés jusqu’alors. Considéré comme le monument le plus sacré du pays (notamment, parce qu’il est censé contenir un cheveu de Bouddha), le That Luang, qu’on peut traduire par stupa suprême, est situé légèrement en retrait au nord du centre-ville.
Il est tellement important qu’il figure sur les armoiries du pays et les billets de banque, devenant l’emblème officiel du Laos en 1991. Ce stupa (ce qu’on qualifie en Thaïlande de « chedi ») est à base carrée et possède une pointe qui s’élève à 35 m, le tout est recouvert d’une peinture dorée.
La structure principale est entourée d’un cloître qui abrite là encore tout un tas de statues de Bouddha et une statue khmère en pierre, représentant le dernier grand roi d’Angkor, Jayavarman VII.

Si son histoire est assez peu connue dans les détails, des fouilles organisées dans les années 30 ont permis de mettre à jour une structure plus ancienne, assemblé avec des blocs de latérites qui remonterai au XIIIe siècle. Les stupas suivants ont été bâti par-dessus. Ce dont on est sûr, c’est que peu après la fondation de la ville vers 1560, le roi Setthathirat fit construire un stupa à cet emplacement.
Cette dernière sera détruite suite aux invasions siamoises et reconstruite dans sa configuration actuelle incluant un cloître par le roi Anouvong, à qui l’on doit finalement la majorité des bâtiments « anciens » visible de nos jours. Malgré tout, cette construction s’abimera avec les années et une première rénovation sera effectué par les français en 1901.
Une restauration critiqué par les locaux, reprochant un éloignement sur l’architecture d’origine. C’est pourquoi d’important travaux sont conduits à nouveau par les français au début des années 30, en utilisant les dessins réalisés par l’explorateur Louis Delaporte en 1866 pour redonner au stupa sont aspect originel, avec une pointe en forme de bouton de lotus.

Le site autour du That Luang n’a pas vraiment changé depuis la dernière fois. Sur la zone ouest par laquelle j’arrivais, je constate toujours la présence des jardins aménagés de chaque côté. Devant trône toujours fièrement une statue du fondateur de la ville, le roi Setthathirat, dont j’assistais en sortant à une petite séance de nettoyage impromptue.
Dans cette même zone ouest, vous traverserez l’énorme place, semblable à une piste d’atterrissage (800 m de long !) qui sert notamment pour l’importante cérémonie annuelle appelée Boun Namatsakane Pha That Luang, une grande fête qui s’étale sur 3 jours alors que le pays célèbre tous ces stupas à la pleine lune de novembre.

That Dam, le chedi noir
Si vous repassez par le centre, vous pouvez faire un petit arrêt devant That Dam, le chedi noir. Je l’avais photographié au milieu de son rond-point, où il fait un peu figure de rescapé du vieux Vientiane.
Sa date de construction reste incertaine. Ce n’est pas une visite à prévoir au même titre que le That Luang, plutôt une curiosité à voir au passage, près du Talat Sao, avant de poursuivre la balade.

Balades à Vientiane et sorties dans les environs
On ne peut pas dire que Vientiane soit une ville verte, loin de là… À vrai dire, en dehors du parc Anouvong que je détaille plus bas (et qui en plus reste assez récent), il n’y a quasiment pas un seul « vrai » parc.
Le guillemet sert à mettre l’accent sur le sens de parc, qui pour moi, est un espace vert avec un minimum d’arbres et de plantes, et un minima de banc ou espace pour pouvoir profiter de l’endroit.
Or, vous trouverez bien des « parcs » à Vientiane, mais plus dans le nom que réellement dans leur aspect et leur fonctionnalité. J’en veux pour exemple un des plus connus de la ville, situé au cœur de la vieille ville, c’est le Namphou Park. Ce dernier se résume surtout à une fontaine (iconique au demeurant), entouré d’une pelouse.
Lors de mon dernier séjour, le site venait de retrouver son accès public après avoir été exploité pendant une décennie par une société qui avait aménagé plusieurs restaurants et un skate park autour de la fontaine.
Un autre exemple de ce qui est considéré comme un « parc », c’est le petit bout de verdure à l’extrémité de l’esplanade où se trouve le Patuxai, sobrement appelé « Patuxay Park », y’a tout juste un grand arbre, quelques bancs et une fontaine et ça fait l’affaire…

Moi qui trouve déjà que Bangkok manque de parcs, je suis resté sur ma faim à Vientiane… Dans les endroits que j’ai parcourus, les grandes esplanades prennent souvent plus de place que les coins ombragés où se poser.
Dernier exemple, avec en gros le seul autre parc que j’ai croisé dans la ville, c’est celui avec la statue de Fa Ngum, en se rendant vers l’ouest de la ville. Et là encore, j’ai vraiment du mal à le considérer comme tel, car il s’agit plus d’une sorte d’esplanade encore, largement plus bétonnée que remplie de verdure.
Parc Chao Anouvong et marché de nuit
Si vous cherchez donc un peu de verdure, en dehors de sortir de la ville, qui est entouré par plusieurs collines où vous trouverez des cascades et de quoi vous balader (voir plus bas), il y a essentiellement le Chao Anouvong Park où vous pourrez obtenir un peu d’ombre sous le feuillage des arbres.
C’est un parc créé en 2010 pour marquer le 450e anniversaire de la fondation de la ville. Le parc s’étale le long des berges du Mékong sur plus d’un kilomètre. Mais l’espace vert en lui-même est assez limité, puisque toute son extrémité ouest fait moins de 50 m de large, et qu’il y a plus des chariots de marchands sur cette partie-là que d’arbres puisque s’y déroule chaque soir le Vientiane Night Market (entre 18h et 22h).

Pour le visiter, je me garais près du nouveau temple chinois, construit en bordure de route vers le milieu du parc, le Ho Kang Temple, dont la construction s’est achevé en 2013. J’ai quand même été jeter un oeil au temple en question même si bon, des temples chinois j’ai en vu à la pelle (vous allez me dire, des temples tout court aussi !) mais comme il est récent, y’avait pas non plus besoin de l’admirer sous tous les plans.
Le temps d’aller à l’autre bout, pour voir la grande statue du roi Anouvong, qui trône dans l’axe du palais présidentiel (lui-même au bout de la fameuse avenue Lane Xang, où se trouve le Patuxai), je n’ai pas croisé grand monde, à part le balai récurrent des petites motos, les marchands qui préparaient déjà leurs échoppes pour le marché du soir.
Quelques personnes se détendaient dans le parc, je croisais aussi des employés pour l’entretien, qui passaient le balai dans un coin, mais je ne pouvais m’empêcher de remarquer tous les plastiques et déchets traînant çà et là.
Si la Thaïlande n’est pas exempt de défaut de ce côté-là, ces parcs sont quand même bien mieux entretenues mais aussi mieux aménagés (mais bon, c’est pas le même niveau de vie non plus).
Arrivé derrière la statue en bronze du roi Anouvong, je traversais la route vite fait pour admirer les berges, où se trouvent des restaurants et marchés ouverts en soirée. C’est en regardant des photos de mon précédent séjour que j’ai réalisé le changement de cette zone, littéralement vierge il y a plus de 10 ans (je vous mets la photo à gauche pour comparer).
En regardant justement mes photos d’il y a 10 ans, je me suis aperçu à quel point les arbres poussent vite par ces régions. J’avais même écrit dans mon article de l’époque, je cite « La rivière est bordée d’une allée plutôt agréable, mais qui manque cruellement d’arbres (surtout un jour comme celui-là, avec la chaleur !). »
Vous noterez qu’à ce moment-là, je ne percevais même pas l’endroit comme un parc, mais juste une « allée », mais qu’effectivement, ça donnait un rendu très « sommaire ». Là encore, je vous mets une photo pour comparer.
De retour au parc, derrière la statue, se trouve une fontaine décorée de nagas (le fameux serpent de la mythologie bouddhiste). En fond on peut voir le palais présidentiel, lui-même dans l’axe de la grande avenue Lane Xang, où se trouve le Patuxai au milieu. Enfin à côté, peu mis en valeur, il y a un petit bassin avec quelques nénuphars et quelques installations pour faire des exercices.
Parc du Bouddha
Le lendemain, je m’éloignais un peu de la ville et partais à 25 km à l’Est, au site connu sous le nom de parc du Bouddha, ou localement Xieng Khuan.
Initié par un chaman et sculpteur appelé Bunleua Sulilat (dont on lui attribut parfois le titre normalement réservé au moine important : « Luang Pu ») en 1958, c’est un ensemble de sculptures tout en béton, représentant des divinités et créatures propre aux religions hindouiste et bouddhiste.
Étant donné les péripéties que m’ont valu cette journée, j’ai écris un article dédié au parc du Bouddha que vous trouverez ci-dessous :
Bonus : Phou Phanang View Points
Parce que les options « verdure » en ville-même sont plus que limités, j’ai profité d’avoir un scooter à disposition pour aller explorer un peu les environs de Vientiane. Pour autant, vu ma bécane, je ne me voyais pas faire 2 h de route pour y aller. Avec ce critère et en cherchant ce que je pouvais faire proche de la capitale, je suis tombé sur ce point : Phou Phanang View Points.
Je le mets en bonus, car ce n’est clairement pas un incontournable ni vraiment ce que je qualifierai de « facile » d’accès. Mais si la marche ne vous fait pas peur et que vous êtes débrouillard et curieux comme moi, c’est une suggestion de sortie hors des sentiers battus, proche de Vientiane.
Comme ce post aurait été trop long et indigeste, j’ai rédigé un article complet sur cette journée que je vous invite à lire si vous voulez en savoir plus sur cette petite balade dans la nature proche de Vientiane :

Visiter Vientiane en un ou deux jours
Si vous avez moins de temps que moi, voilà comment je répartirais les visites décrites dans ce guide. Une journée permet de voir les principaux monuments, à condition de démarrer le matin et de prévoir un transport pour les sites les plus éloignés. Avec deux jours, vous pouvez ajouter le parc du Bouddha sans courir.
Jour 1 : les temples, Patuxai et le Mékong
- Le matin : commencez par le Vat Phra Kèo et le Vat Si Saket, juste en face l’un de l’autre, puis poursuivez vers le Vat Simuong. Cette partie peut se faire à pied.
- À midi : faites une pause près du Vat Simuong, par exemple chez Il Tavolo, avant de repartir vers Patuxai.
- L’après-midi : montez au Patuxai puis rejoignez le Pha That Luang. Un tuk-tuk ou une voiture réservée par application vous évitera de passer trop de temps à marcher sous la chaleur entre ces sites.
- En fin de journée : revenez dans le centre. Vous pouvez passer devant That Dam si vous en avez encore envie, puis rejoindre le parc Chao Anouvong et les bords du Mékong pour le coucher du soleil et le marché de nuit.
Si vous préférez prendre votre temps, gardez les trois visites que je conseille en priorité : Vat Si Saket, Patuxai et Pha That Luang. Les autres temples peuvent alors attendre le lendemain.
Jour 2 : le parc du Bouddha et une fin de journée tranquille
Prévoyez une demi-journée pour le parc du Bouddha, trajet aller-retour compris. Il est à l’écart de la ville : organisez aussi le retour si vous partez en tuk-tuk ou avec un chauffeur. Pour le bus, renseignez-vous à la gare routière centrale sur la desserte et les derniers départs.
L’après-midi peut rester libre pour les visites laissées de côté la veille, un café ou une balade dans le centre. Inutile de remplir chaque heure : c’est aussi ce rythme tranquille que j’apprécie à Vientiane.
Et avec trois jours ? Vous avez davantage de marge pour flâner, ou envisager la sortie au Phou Phanang que je détaille plus haut. Je la garderais pour ceux qui aiment marcher et explorer les environs, avec un transport adapté ; ce n’est pas une étape indispensable à un premier séjour.
Où manger à Vientiane : mes adresses et les marchés
Une cuisine internationale
À commencer par son passé colonial récent, le Laos a été influencé dans sa cuisine par plusieurs cultures. On y retrouve les épices, des currys et plats similaires à ceux de la Thaïlande, des soupes et techniques de fermentation propres au Vietnam, ou encore les interactions commerciales avec la Chine qui ont introduit et adapté divers plats à base de nouilles.
Pour ma part, forcément, c’est surtout l’influence française que j’apprécie. L’occupation française a apporté des éléments tels que la consommation de la baguette, avec des sandwichs qu’on peut trouver un peu partout, tout comme les pâtisseries, et bien sûr, l’art de savourer un bon café. Les rues de Vientiane regorgent donc de boulangeries, cafés ou de restaurants français disséminés à travers la ville.

Je vais pas vous mentir, je mange très peu laotien lorsque je suis au Laos… c’est une cuisine assez proche de ce qu’on trouve en Thaïlande (et plus particulièrement en Isan), du coup, je suis plus en mode « break ». Et outre la cuisine française, on y trouve pas mal de restaurants japonais ou italiens, dont certains étaient juste délicieux.
Pour retrouver facilement les adresses que j’ai testées :
- Tango : un restaurant français dans le centre, pour une pause quand vous avez envie de changer de la cuisine locale.
- La Terrasse : une boulangerie-café dans le centre, pour le pain, les pâtisseries ou un repas.
- Il Tavolo : un restaurant italien près du Vat Simuong, où j’avais fait une bonne pause déjeuner pendant mes visites.
- PDR – Pizza da Roby : mon adresse pour les pizzas ; je garde un excellent souvenir de ce restaurant.
Comme c’est aussi un pays producteur de café (notamment dans la région du célèbre plateau des Bolovens, plus au sud du pays), les laotiens aiment en boire et donc, comme son voisin Thaïlandais, on trouve des cafés un peu partout dans les rues de Vientiane. En revanche, pour en avoir testé plusieurs, pas évident d’en trouver un aussi bon qu’en Thaïlande.
Les spécialités locales
Histoire quand même de compléter, voici quelques plats typiques du Laos à repérer sur les menus :
- Laap (ou larb) : une salade de viande ou de poisson avec des herbes, du citron vert et des épices, généralement accompagnée de riz gluant. On la retrouve aussi en Thaïlande, notamment en Issan.
- Tam mak hoong : la salade de papaye verte, bien relevée, proche du som tam thaïlandais.
- Khao piak sen : une soupe de nouilles de riz, souvent servie avec du poulet, des herbes et des échalotes frites.

Je pourrais aussi citer le Or Lam, sorte de ragoût aux légumes, le Mok Pa, poisson assaisonné d’herbes et cuit à la vapeur dans une feuille de bananier ou encore le Ping Kai, du poulet grillé mariné dans une sauce à base d’ail, de citronnelle et coriandre, servi avec une sauce piquante.
Marchés locaux
Le marché le plus connu est le « Talat Sao« , ce qui veut dire marché du matin. C’est à la base un marché présent à Vientiane depuis les années 60. Talat Sao était un marché couvert plutôt typique, mais parce que la ville cherche à se moderniser, il a été entièrement rasé en 2015. Du coup, le nom de Talat Sao a été « transféré » à un immeuble voisin construit vers 2010, dans lequel on trouve de tout mais qui n’a rien à voir avec le Talat Sao original.
Du coup, à part le petit marché du soir rue Hengboun (il n’a pas de nom spécifique et est simplement répertorié « Night market with food » sur Google Maps), je n’en ai pas vraiment vu, même si j’ai déjà évoqué le Vientiane Night Market au bout du parc Anouvong.

Je profite de cette petite rubrique pour évoquer les centres commerciaux de Vientiane, dont j’ai eu la curiosité d’y jeter un œil. Lors de mon passage, l’un d’eux, le Parkson, était encore en grande partie vide : seul le rez-de-chaussée et une partie du 1er étage étaient aménagés…
En revanche, à défaut d’être entièrement ouvert, il donnait un sentiment de modernité contrairement à son voisin, le Vientiane Center, qui n’avait pas la même prestance. Je suis allé voir vite fait à l’étage, je cherchais de l’eau et me rendais au « food center » mais il fallait changer son argent pour obtenir des coupons, du coup flemme, j’ai finalement trouvé juste en face dans la rue…
Histoire et contexte
Comme pour beaucoup de pays, Vientiane n’a pas toujours été la capitale du Laos. Si le royaume de Lan Xang (dont le nom se traduit par « Royaume du million d’éléphants »), est fondé par Fa Ngum au milieu du 14e siècle (seulement 3 ans après la fondation d’Ayutthaya, qui allait devenir une grande rivale), sa première capitale est alors Luang Prabang.
Il faut attendre le règne de Setthathirath au milieu du 16e siècle pour que la capitale soit transférée à Vientiane. Au fil des siècles, Vientiane a connu plusieurs invasions, notamment par les Birmans et les Siamois (thaïlandais). À l’éclatement du royaume de Lan Xang en 1707, Vientiane devient quelque temps un petit royaume indépendant, englobant alors une partie de l’Issan thaïlandais actuel.

Le général Chakri, futur roi Rama I et fondateur de Bangkok, prend le contrôle de la cité en 1778 pour en faire une dépendance du Siam. Suite à la rébellion du roi Anouvong en 1827, la ville fut rasée par les armées du royaume de Rattanakosin, l’autre nom du Siam, et annexée à ce dernier. Il le restera jusqu’à la mise en place du protectorat français en 1893.
Cette dernière période a laissé une empreinte significative sur Vientiane, avec des bâtiments coloniaux restants visible çà et là, mais aussi une influence culturelle française, toujours visible aujourd’hui. Le nom actuel de la ville est d’ailleurs la retranscription donnée par les Français. Vientiane étant connue auparavant des Laotiens comme « Viang Chan », qu’on peut traduire par « ville fortifiée du bois de santal ».
Le Laos a gagné son indépendance en 1954 et Vientiane est restée la capitale du pays, et depuis lors, elle a connu une croissance et un développement continus, surtout à partir des années 2000. Pour autant, et malgré son statut de capitale, Vientiane, avec « seulement » 1 million conserve une atmosphère globalement paisible et décontractée, loin de l’agitation que l’on pourrait trouver dans d’autres grandes villes d’Asie du Sud-est.
Conseils pratiques pour visiter Vientiane
Meilleure période pour visiter Vientiane :
Comme c’est une ville, dans l’absolu vous pouvez la visiter un peu toute l’année, après, cela sera évidemment plus agréable en saison sèche, qui s’étale de Novembre à début Mai. Mais si on détaille un peu les saisons, voici à quoi s’attendre :
De novembre à février (saison » fraîche » et sèche) :
- Cette période est généralement considérée comme la meilleure pour visiter Vientiane en raison de son climat agréable, avec des températures plus fraîches (même si c’est relatif) et moins d’humidité.
- C’est évidemment la haute saison touristique, donc attendez-vous à voir plus de monde et possiblement à des hébergements aux tarifs un peu plus élevés.
De mars à mai (saison chaude) :
- Ces mois peuvent être chauds et secs, avec des températures dépassant souvent les 35°C.
- Si vous pouvez supporter la chaleur, c’est une période où vous pourriez trouver moins de touristes et profiter de tarifs d’hébergement plus abordables.
De juin à octobre (saison des pluies) :
- Vientiane reçoit de grosses quantité de pluie pendant ces mois, bien que les averses puissent être courtes mais intenses.
- Si vous n’êtes pas dérangé par la pluie occasionnelle, cette période peut offrir des paysages luxuriants et verdoyants autour.
- Les tarifs d’hébergement sont généralement plus bas pendant cette saison, et vous pouvez également profiter d’une atmosphère plus calme.

Les transports à Vientiane
Arriver à Vientiane et rejoindre le centre
En avion, l’aéroport international de Wattay se trouve à environ 5 km à l’ouest du centre-ville. Vous pouvez rejoindre votre hébergement en taxi depuis l’aéroport, avec un transfert organisé par l’hôtel ou en réservant une voiture par application.
En train, attention à bien identifier votre gare : il y en a deux à ne pas confondre.
- Vientiane Station, la gare de la ligne Laos–Chine, sert notamment pour Vang Vieng et Luang Prabang. Elle est dans la périphérie, du côté de Xaythany, et nécessite un transfert vers le centre.
- Khamsavath est la gare utilisée pour les trains venant de Thaïlande, notamment de Nong Khai et Bangkok. Là aussi, prévoyez le trajet jusqu’à votre hôtel : vous n’arrivez pas dans le centre à pied.
En bus, le terminal dépend de votre provenance et de la compagnie. La gare routière centrale, près du Talat Sao, ne concentre pas toutes les arrivées longue distance. Vérifiez le point d’arrivée au moment de réserver, plutôt que de supposer que vous serez déposé dans la vieille ville.
Lors de mon séjour, j’avais repéré un guichet pour les départs vers la Thaïlande à l’angle de la rue Nongbone et du boulevard Khouvien (voici l’emplacement sur Google Maps). Pour les horaires et le lieu de départ actuel, mieux vaut demander confirmation sur place.
Se déplacer dans Vientiane
Pour circuler en ville, vous aurez les traditionnels « Sam Lo », les tuk-tuks locaux. Lors de mon passage, je croisais aussi un peu partout leurs versions modernes, des tuk-tuks électriques orange. Comme j’ai circulé en scooter, je ne peux pas vous donner un retour personnel sur leurs tarifs : convenez du prix avant de partir.
Si vous préférez réserver depuis votre téléphone, LOCA propose des trajets en voiture et KOKKOK Move permet de réserver un transport et de choisir parmi les propositions des chauffeurs. Je ne les ai pas testées pendant mon séjour ; elles peuvent être utiles pour les trajets vers les gares, l’aéroport ou les monuments éloignés.
En parlant de scooters, je détaille ma location et les péripéties de ma journée au parc du Bouddha dans cet autre article. Plusieurs loueurs me demandaient de laisser mon passeport en caution. J’ai finalement trouvé un petit loueur acceptant une copie et un dépôt de 500 000 kip : c’était la solution lors de mon passage, pas une condition identique partout.
Après, dans l’absolu, si vous êtes marcheur, une bonne partie des visites peut se faire à pied. C’est d’ailleurs ce que j’avais fait lors de ma première visite de Vientiane, il y a plus de dix ans. Le Vat Phra Kèo, le Vat Si Saket et les bords du Mékong se prêtent bien à la balade. Pour pousser jusqu’à Patuxai et surtout au That Luang, prévoyez davantage de marche et peu d’ombre ; un transport entre les sites peut être plus agréable quand il fait chaud.
Où loger à Vientiane
Pour un premier séjour, loger dans le centre permet de rejoindre facilement les restaurants, les bords du Mékong et une partie des temples à pied. Je vous détaille ici les deux hôtels testés pendant mon dernier séjour.
J’ai déjà évoqué le petit guesthouse testé il y a 10 ans, le Heuan Lao Guesthouse, avec le petit monsieur et ses chats, et s’il reste une option pas chère valable, de par son côté légèrement excentré et sa propreté pas toujours irréprochable, je vais plutôt vous aiguiller vers les deux derniers que j’ai testés.
Comme je restais une semaine, plutôt que de rester dans un seul hôtel et parce que j’hésitais pas mal entre deux au moment de finaliser mon choix, je me suis dit simplement, pourquoi ne pas les tester tous les deux ! J’ai juste privilégié le 2e car il était moins cher, en découpant deux nuits au premier et le reste (4 nuits), au second.
Phongsavath Boutique Hotel
Budget indicatif : autour de 32 € la nuit.
Situé dans une petite rue très proche de plusieurs restaurants, l’accueil était courtois, la chambre, quoiqu’un peu vieillotte (je suis pas fan du bois dans les chambres) était spacieuse et fonctionnelle.
Moonlight Champa
Budget indicatif : autour de 20 € la nuit.
Situé dans une petite rue plutôt calme, face à un hôtel de luxe, l’accueil était chaleureux et même personnalisé (un panneau placé à l’entrée), la chambre plutôt étroite mais restant confortable, avec la petite salle de bain propre.
Si je devais résumer, le premier hôtel était un peu plus « classe », spacieux, avec petit-déjeuner certes assez basique mais suffisant, mais du coup, plus cher que le Moonlight.
Quant à ce dernier, la chambre est assez petite, mais l’accueil était plus chaleureux, le tarif plus bas et sans petit-déj. Les prix ci-dessus donnent un ordre d’idée ; les liens permettent de vérifier les tarifs pour vos dates.
Pour trouver plein d’autres options, vous pouvez donner un coup de pouce au blog en réservant votre hébergement via l’outil de recherche ci-dessous :
Mon avis sur Vientiane
Vientiane ne plaira pas à tout le monde, je sais que beaucoup la trouvent trop « ennuyeuse », car elle dégage un sentiment d’« il n’y a pas grand-chose », d’autant que malheureusement pour elle, tout est finalement assez moderne dans les attractions puisque tout a été reconstruit ou presque…
Bien que ce soit la plus grande ville du pays, elle dégage quelque chose d’assez paisible, surtout si vous êtes d’ordinaire plutôt citadin et habitué aux grandes métropoles dynamiques. Moi qui habite une ville qui bouge comme Bangkok, depuis 15 ans, la différence est flagrante.
Pour autant, y’a quand même quelques attractions qui méritent qu’on s’y arrête. Une journée suffit pour les principaux monuments, deux si vous ajoutez le parc du Bouddha, et trois vous laissent davantage de temps pour flâner ou sortir de la ville. Que ce soit votre point de chute à l’arrivée ou une étape entre le nord et le sud du Laos, Vientiane mérite sa place dans votre itinéraire.
C’est une ville qui devrait justement plaire à ceux qui fuient les grosses mégalopoles asiatiques, parfois déroutantes, trop vibrantes et bruyantes (ou ceux qui n’aiment pas les trop grandes villes tout court).
Vientiane, c’est presque comme un gros village, ou à défaut, une petite ville de province, un équilibre entre un choix suffisant de cafés, restaurants, hôtels ou même massages, de quoi s’occuper avec des attractions d’importance nationale, mais un aspect global restant tranquille et posé pour ne pas perdre les pédales.
Et il vaut mieux en profiter car cela reste une capitale, donc on sent une envie de se développer et si on reste loin d’une Kuala Lumpur ou Singapour, les nouveaux bâtiments et centres commerciaux montrent que la ville change. J’espère simplement qu’elle gardera ce côté tranquille qui fait aussi son charme.




























































































