Comme je partais vers 4h du mat, je n’ai pour le coup pas dormi profitant de cette dernière soirée entre potes à Amsterdam. Autant dire que passer de l’Europe à l’Inde, c’est un sacré choc ! Je prends un premier avion pour faire Amsterdam – Paris et ensuite, c’est un Paris – Doha puis Doha Calcutta.
Ça c’est la théorie… En pratique tout allait bien jusqu’à Doha où mon avion était parti en retard depuis Paris, ce qui fait que j’ai loupé ma correspondance…
Panique à Doha
Le plus embêtant dans cette histoire pour moi, c’est de réussir à contacter Jitima, qui elle, allait me rejoindre depuis Bangkok directement. Je dois donc absolument la prévenir que je serais en retard, et j’avoue que sur le moment, je paniquais un peu à l’idée que je ne puisse la joindre.
Problème en plus, c’est que je ne peux appeler avec mon téléphone à l’international, et les cabines locales marchaient qu’aux pièces…locales. Du coup, j’ai essayé de me connecter à internet via le wifi et bingo, c’est gratuit en plus…
Du coup, système D, j’ai pu contacter un ami via facebook messenger qui a dû réveiller Jitima qui dormait déjà afin de la prévenir ! Ouf ! Sachant donc que pour la correspondance, étant donné que c’était la faute à Qatar, ils ont pris en charge le reste du voyage.
J’ai donc eu un billet pour Mumbai, où j’aurais droit à un magnifique levé de soleil.
Là-bas je me fais un peu trimbaler entre des terminaux internationaux et nationaux en travaux, me voit attendre un peu mes quelques compagnons d’infortune et je partais rejoindre Calcutta via une compagnie low cost locale (Jet Airways, rien à redire, l’avion était nickel), non sans avoir pu me reposer un peu au lounge de Mumbai.
J’arrivais donc à Calcutta et rejoignais ma chère et tendre sans encombre, avec juste quelques heures de retard sur notre planning initial (environs 3h).



Calcutta : un voyage dans le temps
Quand on arrive à Calcutta, c’est un véritable bond dans le temps, pas tant l’aéroport qui lui reste moderne, mais dès qu’on aperçoit les fameux taxis jaunes, et passés les quelques premiers kilomètres.
Voyant ces vieux buildings datant de l’époque coloniale tombant en ruine cela me fait penser direct à Yangon en Birmanie. Mais si l’ancienne capitale Birmane avait aussi piètre allure, c’était un minimum propre dans les rues, ici, c’est limite le moyen-âge…
On a beau savoir un peu à quoi s’attendre, de le voir là sous ses yeux, c’est clairement différent, à cet instant, j’ai du mal à saisir comment c’est humainement possible de vivre dans ces conditions… Alors qu’on voit défiler des vaches, des déchets, du bordel, beaucoup de monde et un concerto de klaxons qui n’est que le début…

Mission impossible : conduire en Inde
Notre hôtel était l’Hotel Esplanade Chambers, la mission du jour pour notre taxi est de nous emmener à destination… logique. Mais quelle mission dans ce pays ou, comment dire… La conduite en Inde est probablement unique au monde ! (et pourtant en Thaïlande c’est assez folklo)
Sans klaxon, ils ne savent tout simplement pas faire, va savoir comment sa marche, dans ma tête, je me dis, mais puisque tout le monde klaxonne ça n’a plus aucun sens parce qu’on ne sait pas qui fait quoi… Ça déboule de partout et le comble, les rues ne sont pas indiquées…
Du coup, notre chauffeur, ne parlant pas un mot d’Anglais, se retrouve à mouliner un peu, demandant son chemin à plusieurs reprises tout comme à plusieurs, il avait plutôt envie de nous inviter à descendre pour se débarrasser de nous… Crevé comme j’étais, j’insistais pour qu’on nous emmène bien à notre destination, je n’avais nullement envie de me retrouver je ne sais où dans Calcutta, aussi bon que soit mon sens de l’orientation.
Heureusement, on finira par trouver quelqu’un qui connaissait l’hôtel et arrivait enfin à notre pied-à-terre. On s’en sortait pour 250 ₹ avec le taxi. L’entrée est toute discrète derrière un escalier, on voit ce vieil ascenseur qui peut à peine contenir 2 personnes, scène surréaliste.
Mais la chambre est bien, le staff présent nous a arrangé notre train pour Bodhgaya pour le lendemain. Après une bonne douche et petite sieste, on sortait enfin dans la rue.







Hogg Street, une promesse et des photos
Nous marchions sans but dans la première direction qui nous est venue. Nous atterrirons vers le Kolkata Municipal Corporation Headquarters (KMC), des bâtiments municipaux datant de 1876 qui, comme le nom l’indique, abritent des services administratifs de la ville et la gestion des infrastructures, quand on voit le vieil hôtel délabré juste en face, on se dit qu’ils ne manquent pas de boulot…
Au bout de cette rue, Hogg Street, nous verrons un marché (Dans Lindsay Street, qui jouxte le bâtiment abritant le marché appelé « new market » qui est en fait le plus ancien marché municipal de la ville… Aussi appelé Hogg Market) où nous nous ferons alpaguer par un rabatteur.








Par chance pour lui, il s’avère qu’on avait l’intention d’acheter des habits locaux, en revanche, on a dû insister sur le fait qu’on n’achèterait pas là tout de suite, mais à la fin de notre séjour, forcément lui était là à nous pousser à acheter tout de suite, mais on tiendra bon, avec la promesse de revenir dans leur boutique, parce qu’on a qu’une parole.
On ira manger dans un restaurant du coin, le genre de resto plutôt propre concrètement, mais typique indien, à savoir qu’ils mangent avec les doigts, pour notre part, on choisira d’utiliser les couverts aussi fournis (oui quand même).
C’est aussi lors de cette première journée qui s’achève déjà qu’on s’apercevra de cette fameuse tendance connue des Indiens pour faire en sorte d’être sur une photo ou simplement d’en réclamer, vu que c’était déjà le cas au Sri Lanka le mois précédent cela ne nous changeait pas trop.







