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Conduire en Thaïlande : ce qu’il faut savoir !

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Conduire en Thaïlande est un bon moyen de sortir des sentiers battus, mais il y a quelques petites choses à connaître avant de prendre la route. C’est un sujet qui touche au final pas mal de monde, et plus particulièrement ceux qui aiment voyager en indépendant, qui restent nombreux en Thaïlande.

J’ai essayé de compiler ici les règles à connaître, quelques rappels de la loi (si si, y’en a), et surtout ce qu’il faut savoir pour louer un véhicule et éviter les problèmes.

Comme dirait Jitima, en français dans le texte : « On y va ? »

Quelques statistiques sur la conduite en Thaïlande

J’aborde d’abord la question primordiale, celle de la sécurité, à titre individuel. Conduire en Thaïlande, n’est-ce pas un peu suicidaire ? Pour rappel, il y a tout de même plus de 20 000 morts sur les routes thaïlandaises chaque année en moyenne, soit plus de 50 morts par jour. De quoi en refroidir plus d’un ! (désolé pour l’humour noir)

Pour mettre tout ça en perspective, la Thaïlande perd en moyenne 300 à 450 vies par semaine sur les routes, soit l’équivalent d’un petit village de campagne qui disparaît, et d’une petite ville chaque année… Un triste constat qui place régulièrement la Thaïlande dans le top 10 des pays les plus meurtriers sur les routes selon l’OMS.

accident voiture thailande
Une vue presque banale en Thaïlande…

Beaucoup d’accidents, autour de 75 % en moyenne, impliquent des motos. Or, combien de gens circulent encore sans casque ? Touristes compris… Moins qu’avant, mais toujours trop, avec des casques de mauvaise qualité et pire, pas attachés, donc inutiles…

Sinon les causes sont souvent les mêmes que dans d’autres pays :

  • la vitesse excessive (assez frappant en Thaïlande)
  • la conduite sous l’effet de l’alcool ou d’autres substances
  • le non-port du casque ou de la ceinture de sécurité (pourtant obligatoire en Thaïlande)
  • les conducteurs distraits par l’usage du téléphone portable ou autre
  • des routes aux infrastructures parfois dangereuses (même si je trouve qu’il y a de gros efforts de ce côté-là)
  • des véhicules dangereux, notamment les pick-ups ou camions surchargés

Pour autant, tout cela pourrait être corrigé assez « simplement », en faisant déjà respecter la loi. Le code de la route existe bien, mais les contrôles au quotidien sont très aléatoires et son respect largement inégal.

Un jour on contrôle pour le port du casque, le lendemain, la même personne passe devant la police qui n’est pas en barrage, et hop, tout le monde s’en fout…

Les dernières statistiques semblent toutefois plus encourageantes, avec un déclin apparent, preuve que les mentalités commencent peut-être à évoluer un peu.

statistiques accident de la route en thailande
Les stats de ces dernières années.

La conduite en Thaïlande, ça donne quoi ?

Une fois cette mise en garde nécessaire posée, passons au vif du sujet. Vous avez probablement déjà entendu parler des rues chaotiques en Asie, grouillantes de vie, avec tous ces deux-roues qui se faufilent entre les voitures, et vous vous dites : « Oula, c’est pas pour moi ça… »

Je vous comprends. Et il y a de quoi dérouter celui qui n’est déjà pas à l’aise chez lui. Voilà déjà un premier élément de réponse : si vous n’êtes pas fan de la conduite, autant privilégier les transports en commun ou prendre un chauffeur privé.

Si vous n’avez jamais conduit de scooter de votre vie, idem : oubliez. C’est une très mauvaise idée de démarrer dans un pays dont vous ne connaissez pas les codes de conduite, même si le but ici est justement d’essayer d’y répondre.

tracteur thailande
Vous pouvez toujours tenter le tracteur si vous le sentez pas…

Le premier vrai changement : conduire à gauche

Le premier gros changement en Thaïlande est assez évident : la conduite à gauche.

Sauf à déjà avoir eu une expérience dans un pays roulant à gauche, ça peut paraître anodin, mais changer de côté modifie complètement notre perception et nos réflexes quant à l’utilisation de la route. Typiquement, commencer à prendre un rond-point à contre-sens… même si ces derniers sont rares en Thaïlande.
circulation en périphérie de bangkok

Un « bordel organisé »

On peut résumer le style de conduite à la thaïlandaise de cette façon : le but consiste à aller d’un point A à un point B rapidement et facilement, parfois avec une petite pointe de fun. Les considérations pour la loi ou les normes de sécurité passent souvent très loin derrière.

Rouler à contre-sens plutôt que de faire 500 m de plus ? Easy. Se mettre à 4 sur une moto plutôt que de prendre les transports en commun ? No problemo. Attendre au feu ? Pourquoi faire !? J’ai le temps de passer ! Cette dernière remarque est surtout valable pour les motos.

Un comble pour des gens globalement perçus comme « cool » : les Thaïlandais au volant sont extrêmement impatients, parfois pires que des Parisiens. Alors même que les feux affichent généralement le temps d’attente, malgré ça, voir qu’il faut attendre 20 secondes ou même 5 secondes à un feu rouge ? Naaaannnnn, trop long !

Pour vous donner une idée, à un carrefour ça peut donner ça : sur à peine 1 minute, pas moins de 13 motos grillent le feu en toute impunité.

Conduire en Thaïlande, c’est ce que j’appelle un « bordel organisé ». Dans un sens, c’est chaotique, puisque les règles de conduite sont assez floues, les priorités pas toujours évidentes, et il y a du monde qui a tendance à débouler de partout, surtout les motos.

Il n’est pas forcément facile, aux premiers abords, de comprendre le fonctionnement et les « coutumes de la route » en Thaïlande. Pourtant, c’est essentiel si l’on veut éviter la case hôpital, ou pire.

vue carrefour asok bangkok
Vue iconique du carrefour à Asok et sa circulation généralement grouillante.

Mais pour avoir passé mon permis ici, je comprends assez bien pourquoi un tel chaos. Les règles ne sont clairement pas bien apprises, il n’y a pas d’auto-école en bonne et due forme comme en Europe, et encore moins pour les scooters, dont beaucoup apprennent « sur le tas » avec la bécane des parents, parfois dès l’âge de 10 ans…

Il y a clairement beaucoup à faire dans l’éducation des conducteurs, qui sont un peu lâchés sur les routes après un permis bâclé et facilement obtenu…

Les situations typiques à anticiper

Ensuite, il y a des situations qui peuvent sembler dangereuses, mais auxquelles votre réaction doit rester réfléchie. Il n’est pas rare, par exemple, de voir une voiture arriver en face alors qu’elle double allègrement un autre véhicule, alors que vous n’êtes pas loin de vous croiser.

Surtout, ne paniquez pas. C’est déroutant, et rien n’empêche dans ce cas de lancer des appels de phares si la manœuvre est trop dangereuse ou trop proche de vous, une manière de dire « mais pousse-toi ». Mais les routes étant souvent larges en Thaïlande, il est habituel de se serrer sur la gauche et de laisser terminer la manœuvre au fangio.

Le point important est de vérifier, ce faisant, que vous n’allez pas gêner une moto circulant justement sur la voie de gauche.

Je l’évoquais déjà plus haut, il n’est pas rare non plus de croiser des deux-roues à contre-sens, calés sur les côtés des routes. Bon, encore dans ce cas, on les voit venir. Le pire, c’est ceux qui déboulent sur le côté depuis une rue ou une route perpendiculaire à la voie principale, en se disant : c’est bon, je suis pas large, j’ai la place de passer, alors même qu’on arrive au croisement en question.

Dans l’absolu, oui… ça va passer… la plupart du temps. Sauf que d’une part ça surprend, et d’autre part, le réflexe est souvent de se déporter sur la droite, en oubliant de regarder si quelqu’un n’est pas en train d’arriver en face ou de nous doubler si c’est une double voie.

En ville, il faut être particulièrement vigilant avec ça et vraiment avoir des yeux partout. Autre point : les clignotants sont souvent « oubliés », donc on se retrouve facilement à freiner brusquement parce que la personne devant n’a pas daigné prévenir qu’elle allait tourner.

Et globalement, c’est un peu la loi du plus gros, donc méfiez-vous des camions, bus et vans : ils sont à l’origine de bien des accidents.

circulation chiang mai nord thailande
La circulation à Chiang Mai, une journée calme.

Les périodes et situations à risque

Sachez que certaines périodes sont évidemment sujettes à davantage de risques. Je pense surtout au Nouvel An, qu’il s’agisse du 31 décembre ou du Nouvel An thaï, qui se déroule autour des 13, 14 et 15 avril.

La fête amenant les comportements qu’on peut imaginer, relâchement et alcool notamment, cela impose de faire preuve d’une plus grande prudence. Localement, c’est d’ailleurs ce qu’ils appellent les « Seven Dangerous Days ». Vous voilà prévenus.

autour carre vieille ville chiang mai songkran thailande
Songkran à Chiang Mai.

Notez aussi que, surtout dans le nord, vous croiserez régulièrement des checkpoints de police, signalés par des cônes et un triangle avec le sigle de la police sur le côté et au milieu de la route, parfois avec un gyrophare.

Ralentissez, vous n’aurez de toute façon pas trop le choix, mais en cas de contrôle actif, donnez les papiers du véhicule ainsi que votre permis. Si vous avez tout bon, il n’y a normalement pas de souci à se faire.

conduire en thailande
Gardez le sourire !

Les bons côtés quand même

L’avantage de la Thaïlande, en revanche, c’est que tout cela se fait dans un relatif silence. Ça klaxonne peu, et c’est tant mieux. Si vous êtes déjà allé au Vietnam ou en Inde, vous voyez ce que je veux dire… Le bruit, c’est usant.

De plus, beaucoup de véhicules utilisent des boîtes automatiques, ce qui facilite beaucoup les choses et permet de mieux se concentrer sur la route. Même chose pour les deux-roues : si vous n’êtes pas à l’aise en moto « pure et dure », la plupart des 125 cc sont automatiques ou semi-automatiques, donc pas d’embrayage, seulement les vitesses à passer directement avec le pied.

Autre avantage : l’état des routes, globalement plutôt bon. Enfin, il y a aussi quelques civilités appréciables, comme se pousser sur la gauche pour laisser passer le véhicule arrivant plus vite derrière, ou les camions qui vous signalent que vous pouvez les dépasser en mettant brièvement le clignotant, alors que de votre point de vue la visibilité est réduite.

route en thailande
Une double voie toute neuve, chose devenant courante ici.

L’effet vacances

Le principal problème reste un certain laisser-aller, qui amène à des situations parfois dangereuses. Même si cela dépend grandement de son propre style de conduite et surtout où l’on roule. Il est par exemple beaucoup plus facile de conduire dans les plaines du centre et la campagne de l’Isan (nord-est), qui offrent souvent une bonne visibilité, que sur les routes tortueuses du nord de la Thaïlande.

Mais par laisser-aller, je vise aussi toute cette catégorie de gens qui vont se trouver l’excuse de — parce que « les Thaïs font comme ça » — et parce que c’est les vacances, oublient quelques règles de bases essentielles. Et là, je parle surtout des deux-roues.

sur les routes du nord thailande
Sur les routes du nord de la Thaïlande.
scene de route en thailande
Quelque part sur les routes de Thaïlande, au moins là c’est calme.

Je passe outre ceux qui se trimballent en scooter torse nu, le plus gros point noir, c’est le port du casque. Et ils sont nombreux dans le sud, plus qu’ailleurs, à se la jouer cheveux au vent. J’ai toujours du mal à comprendre que quelque chose qui est un automatisme (certes par obligation) chez nous soit totalement occulté dès qu’on est ailleurs.

Enfin si, on va appeler ça l’effet vacances.

Pire encore quand je vois des familles, monter à 3 ou 4 avec leurs bambins en sandwiches entre les adultes…. sans casques… et oui il y en a !

trois jeunes moto paksé - sud laos
Elle est pas belle la vie ? Un exemple à ne pas suivre quand même…

Je tiens à le rappeler : le casque est OBLIGATOIRE en Thaïlande ! Et attention, il y a de plus en plus de contrôles dans les zones touristiques. N’allez pas dire que la police vous vise juste parce que vous êtes étranger, même si dans les îles ou d’autres zones fortement touristiques, ça peut arriver, mais si vous n’êtes pas en règle (et beaucoup ne le sont pas) c’est normal de vous verbaliser.

Le pire pour moi étant le phénomène de mimétisme. On entends tellement parler du scooter comme moyen de transport ultime en Thaïlande que certains, par élan de stupidité je suis obligé de dire, décident de conduire un véhicule qu’ils ne maîtrisent pas. Il est malheureusement commun de voir des personnes louer un scooter, 125 cc minimum de surcroît, pour la première fois de leur vie ici en Thaïlande… Je vous laisse imaginer le tableau.

moto asie
Bon là c’était au Vietnam, mais l’idée reste la même en Thaïlande, une moto c’est top, mais avec de l’expérience !

Éviter les arnaques possibles

Sans tomber dans la parano, faut pas non plus se voiler la face : des arnaques existent bien aussi en Thaïlande. Parmi les plus courantes, il y a celle dite « des jet-skis », très répandue dans les zones très touristiques comme Pattaya ou Patong.

Mais cette arnaque peut aussi s’appliquer à la location de scooter ou de moto, et dans une moindre mesure à d’autres véhicules.

En quoi consiste-t-elle alors ?

Tout simplement à vous faire payer des réparations pour des rayures ou des dégâts alors même qu’ils étaient déjà présents avant. Cette arnaque repose sur deux éléments assez simples.

D’abord, beaucoup de gens ne vérifient pas le véhicule avant de le prendre. La parade est donc assez simple : prenez deux minutes pour faire le tour du véhicule, ou mieux encore, prenez des photos. Un loueur à Chiang Mai avait d’ailleurs été le premier à me demander de le faire, preuve de son sérieux. C’est aussi pour ça que cette arnaque est moins courante avec les voitures, car inspecter le véhicule avant la prise en charge fait normalement partie de la procédure.

photo inspection loeur scooter chiang mai
Photo d’un scooter qui faisait partie d’une série prise lors d’une inspection avant prise en charge à Chiang Mai.

Ensuite, il y a la pression exercée sur la personne, souvent désorientée lorsqu’elle se retrouve entourée par plusieurs personnes bien décidées à obtenir leur dû. Cette pression fonctionne d’autant mieux que beaucoup laissent leur passeport en guise de caution, car c’est ce qui est souvent demandé chez les loueurs de deux-roues.

Et sans passeport, on se retrouve vite coincé. Donc, dans la majorité des cas, les gens payent. Parfois des sommes exorbitantes, allant jusqu’à 20 000 bahts, voire le prix du véhicule neuf…

Ensuite, préférez des endroits connus, faites quelques recherches sur internet pour dénicher une boutique sérieuse si besoin, et fiez-vous aussi au bouche-à-oreille.

Louer une voiture ou un scooter en Thaïlande

Évidemment, la tendance pour les voyageurs solo et les couples sera souvent de privilégier un moyen de transport simple, pratique et pas cher. Et pour ça, le scooter remplit très bien ces trois critères. À vous la liberté, la facilité de se garer et le fait de vous déplacer selon vos envies. Tout ça est alléchant, et c’est pourquoi cette solution est si populaire en Thaïlande, notamment sur les îles.

Toutefois, j’en reviens à ce que je disais plus haut : je ne recommande clairement pas aux débutants de s’initier aux deux-roues en débarquant en Thaïlande. Si vous n’avez ni les bases, ni la maîtrise d’un tel engin, c’est clairement pas en Asie qu’il faut faire ses armes.

Pour faire l’analogie, ce serait comme dire à un débutant en ski : « viens, on se fait la piste noire là ! »

premiere fois louer scooter phuket
Ma toute première location de scooter en Thaïlande, en 2006 ! Mais j’avais déjà conduit en France.

Y’en aura toujours pour relater leur expérience, qui se sera, pour beaucoup, passée sans encombre, avec un conseil qui se résume en un « vas-y t’inquiète, en quelques minutes c’est roule ma poule ». Sauf qu’un accident arrive plus vite qu’on ne croit.

Combien de fois j’ai vu passer des cagnottes Leetchi ou autres pour essayer de payer des factures d’hôpital qui, sans assurance adéquate, parce qu’il faut un permis moto (voir ci-après), grimpent très vite.

Voir un exemple ici, qui nous apprend au passage qu’à Ko Phangan, par exemple, ce n’est pas moins de 500 touristes qui se tuent chaque année, soit plus d’un par jour.

Louer une voiture coûte certes plus cher et sera plus contraignant pour se garer, mais c’est clairement plus sécurisant. Surtout si vous êtes en famille, ce sera une option bien plus raisonnable que de vouloir se la jouer à la thaïlandaise à trois sur un scoot avec le petit devant, en guise d’airbag…

scooter en famille thailande
Un bon exemple de ce qu’il ne faut pas faire…

Quelles conditions pour louer un véhicule en Thaïlande ?

Ce dont vous avez besoin pour louer un véhicule en Thaïlande :

  • Un permis international. Depuis le 3 mars 2026, la demande est entièrement dématérialisée via le téléservice de l’ANTS / France Titres et coûte 7,25 € pour l’édition et l’acheminement. Il faut remplir le formulaire en ligne, téléverser les pièces justificatives, régler les frais par carte bancaire, puis suivre l’avancement de la demande depuis son compte. Les pièces demandées sont notamment : un justificatif d’identité, un justificatif de domicile de moins de 6 mois, le permis de conduire national en cours de validité et une photo d’identité numérique de moins de 6 mois au format e-photo. Mieux vaut donc anticiper la demande avant le départ.
  • Une copie de son passeport ou du cash pour une caution, de l’ordre de 3 000 à 10 000 bahts selon le véhicule
  • Une carte de crédit, ou à minima une carte à débit différé, pour la location d’une voiture, car elle est utilisée pour la caution

Location de scooter

C’est là qu’il faut apporter une précision importante : en Thaïlande, conduire un scooter ne relève pas du simple permis voiture. Même pour un petit modèle, il vous faut le permis moto correspondant, en plus du permis international.

Si vous n’avez pas de permis moto, vous verrez que seul le tampon concernant la conduite d’une voiture sera validé. Le permis A1 obtenu par équivalence avec le permis B n’est valable qu’en France. Cette exception française permettant de conduire des 125 cc après deux ans de permis B, moyennant une formation, n’est pas reconnu en Thaïlande et n’a donc aucune valeur ici. Et ça, beaucoup de gens l’ignorent encore, ou préfèrent l’ignorer.

permis international
Ma version Thaïlandaise du permis international.

Comme je l’évoque plus haut, dans les faits, peu de loueurs demandent systématiquement à vérifier ce point. Pour eux, ce n’est pas leur problème, tant qu’ils louent leur matos. Par contre, pour la police ou surtout en cas d’accident, ça peut vite le devenir.

Car attention : je tiens à repréciser que si vous louez une moto sans permis adequat, votre assureur n’est donc pas tenu de vous couvrir, puisque vous seriez en tort.

Dans tous les cas, vérifiez bien ce que couvre votre assurance voyage avant de prendre la route, surtout si vous comptez louer un deux-roues en Thaïlande. C’est typiquement le genre de détail qu’on découvre trop tard. Si besoin, je vous mets ici celle que je recommande :


Je vous recommande Heymondo Assurance Voyage (remise –5 % via mon lien).

Transparence : si vous souscrivez via ce lien, je toucherai une petite commission — sans surcoût pour vous.

Dans ce registre-là, certains loueurs sérieux commencent maintenant à vérifier et à refuser les « first-timers » et autres débutants. Ce serait bien que cela devienne systématique mais l’obligation de ces derniers à vérifier les permis AVANT de louer n’est malheureusement pas encore rentré dans les moeurs (je pense qu’on finira par y venir).

location scooter chiang mai
Au moins le message est clair.

Concernant la police, si cela se résume généralement qu’à une amende, jusqu’à 1 000 bahts dans ce cas, et surtout à une perte de temps, il est quand même préférable d’anticiper la chose et d’éviter cette situation. Après tout, on ne part pas en vacances pour se retrouver dans un poste de police, et encore moins pour enfreindre les lois.

En supposant que vous soyez quand même à l’aise en deux-roues mais que vous n’ayez pas le permis moto, assurez-vous au minimum que votre assurance vous couvre bien en cas d’accident. A priori, certaines peuvent le faire dès lors que vous avez le permis national accompagné du permis international, même sans tampon moto. Mais perso, je vous invite à la prudence et ne compterai pas trop là-dessus.

en scooter sur une ile thailande
À l’aventure !

Dans tous les cas, je sais qu’il fait chaud, je sais que les casques de base fournis sont souvent vraiment pas terribles, mais mettez-en un. C’est non seulement obligatoire de par la loi (même si ça se voit pas toujours, qui vient à l’étranger pour bafouer des lois locales !? ) et ça peut surtout sauver des vies.

Je ne peux m’empêcher cette petite remarque, j’imagine qu’en France, vous ne vous permettriez pas de rouler sans casque, alors pourquoi se permettre cette liberté à l’étranger (si c’était légal en soi je dirais rien, mais c’est pas le cas !).

À défaut, si vous comptez explorer sérieusement le pays en deux-roues, vous trouverez des casques intégraux dans les grands supermarchés ou magasins spécialisés si ceux fournis par le loueur sont trop bas de gamme.

arret scooter ile thailande
Découverte de Ko Kood en scooter.

Pour le 2e point, et cela rejoint le paragraphe précédent, il ne faut pas laisser son passeport comme caution. D’abord parce qu’à la base c’est interdit, mais aussi pour éviter de vous retrouver dans les situations évoquées plus haut, cf. les arnaques.

Comment faire alors ? Proposez une photocopie de votre passeport, ce qui devrait d’ailleurs vous accompagner obligatoirement lors de votre séjour, car c’est aussi pratique d’en avoir une en cas de perte ou de vol, plutôt que l’original. Et si le loueur refuse, changez d’endroit, ou demandez s’il est possible de régler plutôt la caution en cash.

C’est généralement la meilleure solution. Dans le cas d’une photocopie, il est courant que le loueur vous demande en plus une caution en espèces.

petite route ile thailande
Sur les îles, les scooters sont rois.

Préférez les loueurs ayant une bonne réputation plutôt que la première boutique croisée. Les bons remplissent généralement les bonnes conditions : pas de passeport retenu, caution en cash, motos en bon état, etc. Voici quelques références dans le pays :

Location de voiture

Dans le cadre d’une location de voiture, c’est bien plus encadré. Dans mon cas, je préfère utiliser des loueurs présents à l’international en comparant leur réputation : Avis, Sixt, Hertz, Budget, etc. Certains loueurs locaux sont aussi très bien, donc n’hésitez pas à faire vos recherches : Thai Rent A Car par exemple pour Bangkok, Samui Rent Cars pour Ko Samui, ou Chiang Mai Wheels, référence dans la rose du nord.

Là, le permis international est logiquement demandé. Certains loueurs locaux acceptent peut-être encore le seul permis national, mais pas les loueurs reconnus. Avec eux, la caution se fait généralement via votre carte de crédit, ou à défaut une carte à débit différé, et le tout se passe en principe sans encombre ni arnaque.

Dans tous les cas, demandez, si ce n’est pas précisé, si vous devez rendre le véhicule avec le plein. De toute façon, vous le verrez normalement sur la jauge au départ : si le véhicule est plein, il y a de fortes chances que vous deviez le rendre plein. N’oubliez pas de vérifier aussi le type d’essence, même si normalement il y a peu de risques de se tromper (c’est marqué sur la trappe à essence).

Surtout, renseignez-vous sur l’assurance : ce qui est couvert, les franchises, et les conditions en cas d’accident. On ne sait jamais.

remise assurance heymondo

Sur les routes de Thaïlande

La récompense, si vous vous lancez dans cette aventure, c’est de pouvoir découvrir à votre rythme et surtout de pouvoir vraiment partir vers des lieux hors des sentiers battus. Il faut juste être curieux, patient et prudent.

Un paysage qui vous plaît ? Hop, petit arrêt photo. Vous avez repéré un petit village sympa ? Pourquoi ne pas s’y arrêter ? Une plage déserte ? On y trouve souvent des petits restos. Pas qu’en bord de mer d’ailleurs : à la montagne aussi, des cafés également, avec souvent des emplacements privilégiés pour admirer un paysage qui vaut le détour.

paysage road trip thailande
C’est tentant de faire un stop là !
route montagne thailande
Idem ici, avec cette belle lumière, un arrêt s’imposait !

Parcourir la Thaïlande par la route, c’est aussi découvrir une autre facette du pays. Le long de votre trajet, vous verrez sûrement quelques scènes cocasses. Des singes à l’arrière d’un pick-up ? Des camions chargés comme des mulets, des pick-ups empilant plus de 5 m de bordel… ça fait partie du quotidien.

Au carrefour, vous croiserez aussi constamment des vendeurs qui proposent aux automobilistes arrêtés au feu des petites collations, cacahuètes, beignets ou fruits. Plus souvent encore, ce seront des colliers de fleurs que certains accrochent au rétroviseur pour éloigner la poisse.

scene cocasse route thailande singe pickup

vendeur fleurs costume route thailande
Qui veut des fleurs ? Les déguisements servent à attirer le regard, à se démarquer.
route chiang mai vers pai thailande
Scène sur la route entre Chiang Mai et Pai.
ferry local sur lac srinagarind kanchanaburi
Parfois on tombe sur des routes insolites 🙂

Je vous donne un exemple de roadtrip sympa à effectuer depuis Chiang Rai ici :

→ Doi Tung et la route 1149 : panoramas et café Akha à Ban Pha Hi

Avant de partir

  • Vérifiez bien votre véhicule, et faites des photos au besoin.
  • N’hésitez pas à poser des questions au loueur : que faire en cas d’incident, qui appeler, s’ils ont des cartes locales pour les attractions du coin… toutes les infos sont bonnes à prendre.
  • Ayez tous vos papiers : passeport, permis, puis les papiers du véhicule une fois la location finalisée.
  • Vérifiez le plein d’essence : certains scooters vous sont remis avec le réservoir quasiment vide.

Sur la route

  • N’oubliez pas : on roule à gauche.
  • Même si cela paraît évident, soyez particulièrement vigilant.
  • Gardez votre sang-froid. S’énerver au volant est particulièrement mal vu et peut vite mal se terminer pour vous.
  • Partez du principe que le gars devant vous peut piler à n’importe quel moment parce qu’il décide de tourner sans cligno. C’est surtout valable sur la voie de gauche, mais ça marche aussi à droite s’il lui prend l’envie de faire demi-tour.

Globalement, l’état des routes est bon. Beaucoup des principales nationales sont maintenant en double voie, au minimum, ou en cours d’élargissement. Même les routes de campagne sont généralement bien entretenues. Il faut vraiment s’enfoncer dans des zones reculées pour trouver des routes pleines de nids-de-poule ou carrément en terre.

De même, une île importante comme Phuket bénéficiera forcément d’un réseau routier plus conséquent qu’une petite île comme Ko Kood. Voir ci-dessous la différence notable. Je pourrais vous laisser deviner, mais évidemment, c’est Phuket à gauche.

Rappel de la loi

Il s’agit là de règles basiques, qui sont aussi la norme en France :

  • Le permis international est obligatoire.
  • Le port du casque est obligatoire.
  • Le taux d’alcoolémie autorisé est de 0,25 mg par litre d’air expiré, soit 0,5 g d’alcool par litre de sang.
  • Les limitations de vitesse sont normalement les suivantes : en ville 50 à 80 km/h selon les artères, sur route 80 à 100 km/h, et sur autoroute 120 km/h, pas plus !

Notez que ça ne rigole pas avec l’alcool. De base, ce n’est pas juste une simple amende, qui peut déjà aller jusqu’à 20 000 bahts, mais potentiellement le tribunal direct et un casier au bout. Ne prenez pas de risque, même pour de courtes distances. Ça semble une évidence, mais avec les vacances, combien oublient ce genre de raisonnement…

Si besoin, utilisez l’application Grab pour vous faire ramener. Il existe aussi une fonctionnalité permettant de faire appel à quelqu’un pour conduire à votre place au lieu de laisser votre véhicule sur place.

De manière générale, je terminerai sur un point simple : vous êtes ici en tant qu’invité. N’essayez pas d’imiter les mauvais comportements de certains locaux sous prétexte de vous « fondre » dans le décor.

Spoiler alert : vous n’en serez pas plus apprécié. Car même si les locaux peuvent eux-mêmes avoir des comportements déroutants sur la route, ce sont aussi souvent les premiers à râler quand des étrangers, censés avoir un certain sens du civisme au guidon/volant, estiment pouvoir faire n’importe quoi ailleurs.

Vous voilà parés pour conduire en Thaïlande, enfin, j’espère ! Si vous en avez déjà fait l’expérience, quel en est votre bilan ?

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