Quand on évoque l’île de Phuket, la plus grande île de Thaïlande situé sur la côte Andaman, on pense généralement immédiatement aux plages et cocotiers. Phuket a été sous le feu des projecteurs après avoir subi le tsunami de 2004.
L’île a depuis plus que relevée la tête et elle est devenue aujourd’hui une destination de choix pour les nombreux touristes défilant chaque année en Thaïlande.
Mais si la plupart se contenteront de se dorloter sur les plages de Kuta, Karon, où la plus connue, la sulfureuse Patong, peu explorent vraiment l’île, en dehors de l’immanquable cap sud de l’île (Prom Thep Cape) et ses magnifiques couchers de soleil.
Je m’apprêtais à écrire un titre plus « classique » du style « 3 raisons de visiter Phuket autrement » en raison surtout de ceux qui ignorent cette île, la pensant déjà trop submergée par le tourisme de masse.
Mais je voulais sortir un peu des « conventions » du blogging et simplement parler en effet d’une facette de Phuket souvent ignorée mais qui mérite à mes yeux autant d’attention que les plages, car la visite de cette île ne devrait justement pas se résumer qu’à se prélasser sur les plages, je pense à ceux notamment revenant de Patong et balançant en rentrant un « oh, j’ai pas aimé Phuket », mais Patong ce n’est PAS Phuket ! Du moins cela n’est en rien une représentation de ce que l’île a à offrir dans sa globalité.
Phuket Town
Au cours du XIXe siècle, la découverte d’étain amena un grand nombre de commerçants Chinois et Malais, venus exploiter les mines. La ville se développa avec la création de nombreuses belles demeures et commerces qui sont encore bien conservés. Le style architectural typique de la région est décrit comme sino-portugais, pour ma part, j’assimile ce style à celui qu’on peut trouver sur l’île de Penang en Malaisie.
Les façades des magasins s’étendent sur le 2e étage, mais le rez de chaussée est laissé libre et l’étage supérieure fait office de toit pour le trottoir. Plusieurs magasins ont des vieilles portes en bois avec des sculptures. La visite peut se faire à pied dans le vieux Phuket.
Je suis une preuve vivante que la ville principale de l’île est généralement ignorée, je ne l’ai moi même jamais visité… [chose faite depuis mais il aura fallu attendre 2019 ! Je vous invite du coup à lire mon article sur la vieille ville de Phuket]
Les Mokens, les « Gitans » de la mer
En anglais les « sea gypsies » et en Thai les Chao Le (littéralement, le peuple de la mer), ces pêcheurs étaient originellement nomades et beaucoup l’ignorent, ce furent les premiers habitants de l’île. Par nomade en fait, ils avaient pour habitude de s’installer dans une baie et de pêcher jusqu’à ce qu’ils sentent que les ressources s’amenuisent, puis ils partaient sur une autre baie, ceci afin de donner à la nature le temps de récupérer.
Aujourd’hui sur les 3 groupes ethniques existant (les Moken, les Moklen et les Urak Lawoi), seuls les Moken sont restés nomades, les 2 autres s’étant installés de manière « définitive ». Le guillemet prévaut pour le danger face à la course au développement et aux divers projets immobiliers, il se pourrait bien que sur le long terme ceux-ci disparaissent…
Pour l’instant, il reste 3 villages de « gitans de la mer », un à Rawai, celui éventuellement le plus visité puisque sur la route vers le cap de Prom Thep. Un autre au nord de Phuket Town sur Saphan Bay et le dernier sur l’île de Ko Sirey (marqué Ko Sire sur Google Maps), un petit bout de terre (plus une presqu’île d’ailleurs qu’une vraie île) à l’est de Phuket Town.
Principalement de religion animiste, ils ont leur propre festival, le Loy Ruea festival (voir des photos ici), qui a lieu 2 fois par an et consiste à envoyer de petits bateaux dans la mer avec des présents afin de satisfaire aux fantômes de la mer et aux âmes des morts grâce, les gitans de la mer pouvant ainsi vivre en paix et avec bonheur.










La côte est
Oui oui, en gros toute la côte est n’ayant pas de plages, tout le monde (ou presque) l’ignore donc simplement. Et pourtant, cette côte offre une belle vue sur la baie de Phang Nga et ses nombreuses îles, il y a pleins de villages de pêcheurs et les mangroves qui tapissent cette côte à défaut de sable, sont l’habitat de nombres d’oiseaux et autres animaux dont des singes.
Cela fait à mes yeux suffisamment de raisons pour s’intéresser un peu à cette autre moitié de l’île. Voilà par exemple ci dessus quelques photos prises en allant vers Kung Bay (la baie des crevettes), je ne saurais la situer exactement mais cette baie est quelques part au milieu de l’île (par rapport à la longueur), elle est indiquée sur la route par les fameux panneaux bleus relatifs aux attractions touristiques.
Toutes ces visites sont plus faciles si vous louez un scooter en location (généralement 300 Bahts la journée). Mais je tiens à appeler à la prudence et lire (ou relire!) mon article sur la conduite en Thaïlande n’est pas de trop 😉
Alors Phuket, ça vous tente ?




