C’était notre 3e incursion hors de Thaïlande (si je ne compte pas notre visite d’Angkor au Cambodge, alors que j’habitais encore en France), après notre très bref séjour à Yangon puis notre séjour au Vietnam.
Mais cette première visite à Singapour était un peu particulière car ce n’était pas des vacances à proprement parlé (je venais acheter des équipements qui sont ici bien moins cher qu’en Thaïlande) mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier ces quelques jours dans la cité-État tout au bout de la péninsule malaisienne.
De plus, cela me permettait au passage d’aller voir un ami commun de ma femme (un de ces ex étudiant en langue thaï).
1er jour : débarquement dans le quartier de Geylang
Je débarquais seul en ce premier jour, faute de planning initial, Jitima me rejoignant qu’en début d’aprèm (tel que ça s’était goupillé, elle n’avait juste pas pu prendre le même avion que moi). Par soucis d’économie, je réservais dans le « fameux » quartier de Geylang, à l’hôtel 81 Princess [qui existe toujours, a subît depuis un lifting et reste encore une bonne adresse !].
L’avantage étant que c’était juste à côté du magasin où j’avais besoin de faire mes achats. Sinon, oubliez le charme de l’accueil à la Thaïlandaise, ici la rigueur est de mise…. Mais soyons honnête vu ce que j’en avais entendu parlé, le personnel de cet hôtel restait raisonnablement courtois [les avis récents restent dans ce sens, tant mieux !].


Premier tour en ville
En attendant Jitima, je me suis rendu dans le commerce non loin de l’hôtel où j’avais commandé mon matos au préalable. Une fois que tout était ok, j’ai tout ramené à l’hôtel où la miss me rejoignait peu après. On partait ensuite prendre le métro le plus proche [1 km, pour la ligne verte, et 1.7 km pour la circle line jaune] pour rejoindre un ami en commun, à la base un étudiant à Jitima [à l’époque elle enseignait le thaï dans un école spécialisé pour les étrangers]


Notre ami Tony avec nous, on se laisse guider, et ce dernier n’étant pas vraiment un marcheur, il proposait de se rendre en bus ailleurs pour aller déambuler dans un des centres commerciaux de la ville, y’avait pas mal de monde puisqu’on était un weekend [j’ai littéralement redécouvert en observant bien les photos qu’on était allé au coeur d’Orchard Road dont je reparle après, et plus précisément au Tang Plaza, reconnaissable à sa façade façon « temple chinois »].

Petit tour à Little India
Après l’air conditionné des magasins, changement radical, direction little India. Sachant que les Singapouriens sont un mélange des cultures chinoise, malaisienne et indienne, on distingue plusieurs quartiers où l’une de ces cultures prédomine.
Même si l’ethnie chinoise est majoritaire à Singapour, on y distingue ainsi un Chinatown, mais également un quartier indien et un quartier musulman (à dominance malais).
Ce joyeux mélange implique par ailleurs que les principales langues parlées dans le pays sont :
- l’anglais, langue commune à tout le monde, donc utilisée au travail, dans les commerces etc.
- le mandarin, langue la plus parlée par la communauté chinoise
- le malais, qui a la particularité, de par la position géographique de l’état, d’être la langue nationale de Singapour
- le tamoul auxquelles s’ajoute l’anglais, normalement parlé par la plupart des habitants).

En sortant du métro, on est accueilli par des alignements de façades de « townhouses » colorés, un type d’architecture qu’on retrouve beaucoup sur la péninsule Malaisienne [j’en verrais beaucoup par la suite à Georgetown sur l’île de Penang, mais on en voit aussi en Thaïlande dans des villes comme Songkhla, Trang, et même jusque dans la vieille ville de Phuket].

Le temps de faire quelques photos et il était déjà temps de dîner, et tant qu’à faire, autant manger un bon indien dans le coin (Restaurant indien hein, pas le bonhomme ! Ouuuuh mais quel humour !). Et pour le coup, c’était dans le plus pur style traditionnel, à savoir une feuille de bananier en guise d’assiette et nos doigts comme couverts.
Vous pouvez toujours si cela vous « dégoûte » vraiment, demander des couverts. Il y a bien évidemment des évier pour se laver les mains avant et après. Et avec tout ça, c’était délicieux !
[je n’ai retrouvé le nom du restaurant que des années après grâce à Jitima qui a pris le panneau en photo, car sur le moment, c’est Tony qui nous avait emmené là donc j’avais pas trop fait gaffe où on était exactement… Le restaurant existe toujours, il s’agit du The Banana Leaf Apolo]
Après ça, quoi de mieux qu’une bonne balade digestive. L’occasion de s’imprégner de cette ambiance nocturne, alors que les gens sont encore à faire leur shopping dans les épiceries du coin ouvertes à cette heure tardive.
Changement de décor radicale, puisque décidait (enfin surtout Tony, notre « guide » du jour !) de poursuivre la soirée en rejoignant le quartier animé de Clarke Quay, et notamment un passage à Read Street, un des endroits les plus branchés avec ces bars, restaurants etc… le tout est sous un toit gigantesque, la zone est entourée de constructions dans un style qui se veut européen, tout ça est propre, épuré, bref, j’ai envie de dire, bien Singapourien !
À la base, on pensait se poser un peu pour boire un coup et profiter de l’ambiance de Clarke Quay, mais ne restant pas non plus très longtemps à Singapour, je tenais à bouger et en voir un max. On poursuivait donc finalement en traversant le pont, on est alors à côté du Riverside Point.
Y’a du monde, on sent que c’est la zone pour sortir et décompresser, plutôt des jeunes d’ailleurs mais c’est assez cosmopolite. On longe un temps Boat Quay avant de repartir de l’autre côté via le Pont Elgin.




Marina Bay de nuit
On aurait pu rester du même côté jusqu’à rejoindre le fameux Merlion avec la vue sur le Marina Bay Sands. À la base, c’est légèrement plus court de l’autre côté de par la courbure du canal, et on pouvait rejoindre aussi le Merlion via Anderson Bridge. Mais on a légèrement rallongé la balade car je voulais arriver du côté de l’Esplanade et traverser le pont du Jubilée.
Se faisant on passe devant le parlement puis la cathédrale St Andrew avant d’atteindre l’Esplanade, où se trouvait une installation avec des silhouettes de musiciens tout en néons.


Pour une fois, que j’avais mon trépied, c’était aussi l’occasion de m’exercer un peu à la photo de nuit, et pour ça, quoi de mieux que la vue sur Marina Bay et son hôtel iconique, en forme de paquebot.
Par contre pas de bol, le symbole de Singapour, le fameux Merlion avec sa tête de lion et son corps de poisson crachant un jet d’eau était alors en travaux… Clairement ça me faisait une bonne raison de revenir, d’autant que Singapour n’est clairement pas loin de Bangkok !


Il était temps après ça de rentrer. Pour faire simple, on décidait de prendre un taxi, ici, pas de bouchon, et 10 min plus tard nous étions de retour à notre hôtel.

2e jour : les différents quartiers et soirée à Marina Bay (encore)
Pour cette 2e journée à Singapour, rien de spécial de prévu. Nous rencontrons à nouveau notre ami Tony, avant de nous diriger vers Chinatown, car il faut bien commencer la visite quelque part… Mais avant d’aller marcher, c’est pause déjeuner (très asiatique ça, d’abord, on mange, après on verra).


Visite du quartier chinois
Une fois la panse bien remplie (très important ça !), nous partions donc explorer Chinatown. Un univers auquel je commence à être familier puisque celui de Bangkok est assez réputé aussi et très animé de surcroît.
Celui de Singapour reste quand même dans le style de Singapour… à savoir plus ordonné, plus propre. Pour autant, on ressent bien une ambiance plus chinoise que le reste de la ville, où le mélange des genres est plus présent.
Les guirlandes et le rouge prédominant les façades des boutiques en sont un bon exemple. On rentre d’ailleurs dans quelques unes voir si on trouve de quoi ramener en souvenir (a minima, on rapporte toujours un magnet pour le frigo).
[On a surtout gravité autour de « Chinatown Street Market », mais on trouve plusieurs rues piétonnes dans les alentours. J’ai par ailleurs vu que les lieux sont encore plus colorés que lors de notre visite.]
En marchant un peu, on se retrouve devant une place, avec d’un côté, le « Chinatown complex », le centre commercial du coin, et de l’autre un grand temple, qui semblait l’étape suivante évidente dans notre visite du jour.
Sur cette place avait lieu une animation avec des dames faisant face à un public du 3e âge.

Buddha Tooth Relic Temple
Nous voilà donc sur le parvis donnant sur le temple principal du quartier. Si on traduit, il s’agit du temple de la relique de la dent de Bouddha. Ce nom vous sonne familier ? En effet, on peut trouver un temple au nom similaire dans la ville de Kandy au Sri Lanka.
Comme son nom l’indique, le temple abriterai, tout comme son homonyme au Sri Lanka, une dent ayant appartenue à Bouddha (on parle là de Gautama Siddartha pour le nommer). Il s’agirait plus précisément de la canine gauche de Bouddha, enchâssé ici dans un petit stupa.
Cette dent a été récupérée dans les débris d’une statue effondrée à Mrauk U, site historique important dans le nord de l’État d’Arakan en Birmanie…
C’est le plus important et plus grand temple bouddhiste à Singapour, tout juste ouvert en 2007 [« tout juste », c’est vous dire si l’article date ! ça fait maintenant 20 ans] après 5 ans de travaux.
Comme c’est un temple récent, ce n’est pas non plus un lieu de pèlerinage, mais Jitima étant bouddhiste, il nous fallait bien évidemment jeter un oeil à l’intérieur (de toute façon, j’aurais eu la curiosité d’y aller dans tous les cas).
Et on a bien fait car c’est assez impressionnant ! Les murs sont remplis de multiples petites niches, chacune abritant une petite statuette de Bouddha. Et encore, on n’a pas pris le temps de visiter les étages, où l’on peut apparement admirer d’autres murs où s’amoncellent plus de 1 000 Bouddhas.
C’est aussi à l’étage que se trouve surtout la fameuse dent. Pour autant, ne vous attendez pas à la voir, c’est tellement sacré que ça reste caché sous un stupa en or massif de 420 kg.
Si vous voulez admirer la relique, c’est possible le jour du Nouvel An chinois, ainsi que le jour de Vesak, fête qui célèbre la naissance de Bouddha, cette dernière étant exceptionnellement montrée au public. Autrement, elle est surveillée 24 heures sur 24 et protégée par des vitres au verre blindé afin de se prémunir de toute tentative de vol et les photos sont interdites dans la pièce où elle est entreposée.
Passé ce moment de recueil (enfin plus madame que moi), on en avait pas tout à fait terminé avec Chinatown. De retour dans la rue principale, on cherchait de quoi ramener un souvenir dans l’une des nombreuses boutiques, alors que le ciel commençait à sévèrement se couvrir. Le temps peut vite changer sous les tropiques de Singapour.
Jitima se laisse aller dans quelques boutiques, dont une spécialisé uniquement dans les baguettes chinoises et moi j’en profite pour augmenter ma collection de photo.

Tony n’est pas en reste non plus car le temps se dégradant, les nuages gris nous incitait à nous poser siroter un petit quelque chose et même grignoter un bout vu l’heure.


Passé cette petite pause impromptue, on reprend nos déambulations dans les rues de Chinatown et on tombe peu après sur des personnes proposant de la calligraphie chinoise personnalisée.
On se dit que c’est un souvenir original et après avoir regardé quelques stands, on choisissait celui d’un vieux monsieur auquel on demandait nos prénoms que ce dernier a retranscrit en caractères chinois.

Interlude à Bungis Junction
Avant de rejoindre notre prochaine destination, le quartier Malais (aussi appelé quartier Arabe car sa rue la plus iconique est nommée Arab Street), on s’arrêtait à la station de métro la plus proche.
Mais au lieu de se rendre direct dans le quartier, Tony (qui a tout le temps faim, lol) proposait de passer dans un centre commercial alors à côté, histoire d’aller se prendre des smoothies ou glaces. C’est ainsi qu’on se rendait au Bungis Junction.
Le concept est sympa puisque ce centre commercial est construit comme une rue couverte, avec les immeubles composant les magasins à chaque étage et au sol comme une devanture de boutique classique. Je tiens d’ailleurs qu’on trouve justement nombre de rues couvertes et piétonnes à Singapour, super bien équipé pour des journées shopping non-stop !
[L’avantage de prendre plein de photos, et ayant une bonne mémoire photographique, c’est que j’arrive à retracer des moments de nos journées que j’avais oublié au moment de la rédaction initiale car je voulais aller vite…]
Visite du quartier malais (Kampong Glam)
Alors que nous arrivons au quartier malais (ou musulman si vous préférez), je remarque vraiment que la circulation est quasi inexistante. Et il y a une raison, c’est dû à la forte taxe sur les véhicules, jusqu’à 5 fois plus cher qu’en Europe (par ex. une Nissan Micra, 10 000 € en France environ s’achète ici 90 000 S$ soit 50 000 € !), combiné à une taxe bi-annuelle et un système de péage (similaire à celui mis en place a à Londres), cela limite fortement l’envie d’acheter et circuler en centre-ville.
L’autre raison étant qu’il est nécessaire d’obtenir un certificat d’habilitation, qui est limité [je sais pas si c’est toujours d’actualité], car après tout l’argent n’est pas vraiment un problème à Singapour, qui possède la plus forte concentration de millionnaires au monde… [en tout cas à l’époque]
D’où d’ailleurs la grande présence de voiture de luxe et je ne parle pas de « simples » merco ou BM…, quitte à acheter une voiture chère, autant y aller franco.

En parcourant les 400 m nous séparant du centre commercial du quartier malais, on croise une grande tour, la « Gotham City » comme je me suis amusé à la surnommer, car je trouvais que le look général de cet immeuble lui donnait des airs très « Batmanien ».
[la zone autour de cette tour, alors couverte de pelouse, oui, oui, des terrains encore vide, est aujourd’hui méconnaissable tellement ça s’est construit autour… J’ai par contre vu que cette tour, le Park View Square, abrite au 1er étage un café au look Victorien très chic de toute beauté, l’Atlas Café]


Le quartier est vraiment sympa pour une petite balade tranquille. C’est coloré, tranquille [quand on y était en tout cas] et on s’attend pas forcément à ça.
On arrive en premier par Bossarah Street, bordé de palmiers, qui se trouve à l’arrière de la mosquée du Sultan, grande mosquée historique datant de 1824.
Il y a pleins de boutiques en tout genre, et notamment des tapisseries, vente de soie, produits d’artisanats mais il y avait aussi beaucoup de restaurants avec des terrasses dont quelques unes accueillaient du monde en cette fin d’parès-midi.
Il y avait presque un petit côté « bohème » dans ce quartier connu localement sous le nom de Kampong Glam, avec des commerces aux façades colorées [côté aujourd’hui fortement accentué avec la présence de nombreuses peintures murales décorant les façades].
Parmi les rues « connues » du coin, il y a Haji Lane, qui en plus des nombreux restaurants, a quelques boutiques de vêtements vintage qui plaira sûrement à certains.
Retour à Marina Bay
Pour passer la soirée, nous retournons vers Marina Bay. Après tout, l’endroit est tellement photogénique [selon moi], pourquoi s’en priver 🙂
On arrivait juste avant la tombée de la nuit, ça tombait bien car comme on y était de nuit la veille, je voulais voir ce que ça donnait avec encore un peu de lumière du jour. Ben ça rends pas pareil. Sans lumières, y’avait presque un côté tristoune.

Coup de bol, des étudiants en photographie se trouvait là en train de démarrer une leçon. C’est apparemment des cours privés, donc pas forcément à proprement parlé des futures photographes, mais des amateurs comme moi souhaitant améliorer leur technique.
Comme j’ai aussi mon matos, appareil + photos, j’en profite pour écouter les conseils et faire quelques tests en photos de nuit avec mon trépied que je me suis trimballé toute la journée [une époque bien lointaine… quand aujourd’hui mon smartphone est à ce jour mon appareil principal, mais un vrai appareil photo me manque parfois et me tenterai bien]



J’écoute attentivement les réglages conseillés, je teste les poses longues, alors que les bateaux passent devant la baie en laissant de longue traînées. Le prof vient même me voir comme si je faisais parti de ces élèves [je sais pas si c’était un cours libre ou payant d’ailleurs]
Heureusement que Tony était là, il a tenu compagnie à Jitima ! Parce que moi et la photo, je peux vite être totalement absorbé parce que je fais ! Et en l’occurrence, je suis resté là pas moins d’une heure à faire toute une série de photo [en vrai j’en ai pas fait tant que ça, mais le temps de faire les réglages, tester, vérifier, refaire, en plus en pose longue, ben oui, ça a traîné…]


À interval régulier, le sommet du Marina Bay Sands, où se trouve sa fameuse piscine à débordement, allume ses lasers et fait son petit show, tantôt illuminant le ciel ou en bougeant au rythme d’une musique qu’on entends à peine d’ici. C’est aussi parce que j’attendais ça qu’on a traîné ici un moment.
Satisfait, je pliais enfin mon matos et on décidait de se bouger vers le Waterfront Promenade, zone où on pouvait notamment apercevoir un concert en plein air en cours. Ça permettait aussi au passage d’obtenir une belle vue sur le quartier des affaires, tout paré de ces belles lumières.
Si on la voyait depuis le précédent spot, on se rapproche aussi de la grande roue de Singapour (Singapore Flyer), qui est pour l’anecdote à ce jour la plus grande du monde [était, à l’époque] avec 165 mètres, offrant une vue sur toute la baie. Elle devance celle de Nanchang en Chine (160 m) et la fameuse London Eye qui fait « seulement » 143 m (qui reste la plus grande d’Europe quand même).
On se rapprochait du Marina Bay Sands, passant d’abord le concert en cours, qu’on écoutait alors pendant quelques minutes. Peu après, on arrivait dans une zone avec des stands de bouffe façon street food. Je suis accompagné de deux estomacs sur patte [pour l’anecdote, concernant Tony, il était passé me rejoindre une journée à Malacca quelques années plus tard, c’était pratiquement restau sur restau !], alors je vous le donne dans le mille… on s’est posé un petit coup !
Pour ma part, je n’ai du coup pas résisté non plus et optait pour un roti mataba, les sorte de crêpe enrobé ici avec de la viande [les roti sont surtout connu comme dessert en Thaïlande, mais cette variante existe aussi]
L’objectif ensuite était de rejoindre le centre commercial qui se trouve littéralement au pied du Marina Bay Sands. Ça nous fait passer sur le Helix Bridge, un pont piéton qui relie la zone au bout du Waterfront Promenade au centre commercial directement.
On voit mieux en se rapprochant du Marina Bay Sands, son sommet en forme de bateau caractéristique, alors que les lasers sont encore en train de faire leur show. À côté, tout aussi reconnaissable avec son architecture en forme de pétales est le musée des arts et des sciences.
L’intérieur du centre commercial est vaste, coiffé d’une vaste verrière lui donnant des allures de hall d’aéroport. Pour donner quand même une idée du temps qui s’écoule, la pause casse croûte évoqué il y a seulement quelques lignes, c’était il y a déjà presque deux heures, ça montre qu’on a quand même bien traîné (enfin surtout moi, à faire pleins de photos)
Et devinez quoi ? oui, oui, vous le sentez venir le truc ! Il était temps de remanger ! Mais cette fois, un « vrai » repas, à savoir, un restaurant type buffet à volonté avec viandes et légumes à faire cuire/bouillir soit même dans la popotte.
Rooftop surprise
Après cette balade et re-pause snack/manger, Tony nous avait réservé une petite surprise en nous emmenant dans l’un des « rooftop » de la ville.
Enfin, rooftop, c’est pas tant un bar au sommet d’une tour comme on peut l’entendre et avoir à Bangkok notamment (qui donne en général sur une terrasse extérieure), mais c’était tout de même en bar très haut en hauteur, avec une vue surplombant le quartier de Singapour nous entourant.

Malheureusement, je me suis laissé porter par l’instant présent et je n’ai pas noté l’endroit où nous nous sommes rendus…
[Et là merci les photos, celle montrant le Singapore Flyer étant un bon indice, mais ayant une photo de l’intérieur, j’y ai un nom… New Asia, et s’il n’existe plus, la magie de Google me l’a fait retrouver.
En tapant simplement « New Asia Bar » sur Google Maps, ça tombe sur le Bar Rouge, situé au Swissôtel The Stamford, à seulement 1,4 km du centre commercial d’où l’on arrivait (je sais même plus comment on était arrivé là mais même pour cette distance, arrivé en fin de journée, je parierai sur un petit coup de taxi). Bon le Bar Rouge est aussi marqué « fermé définitivement » mais les photos de l’intérieur et la vue sont sans équivoques, c’était bien là !]

3e jour : Orchard Road, le paradis des shoppers
Voilà déjà la dernière journée qui arrive pour cette première visite à Singapour. Bon, 3 jours ça passe vite mais c’est déjà bien pour visiter une ville en général, ça laisse le temps de voir l’essentiel sans s’ennuyer et peut donner l’envie d’y revenir.
Avant de partir explorer tranquillement, on se rendait d’abord dans un centre commercial (oui encore…) pour se faire un repas sous forme de buffet à volonté. La particularité étant que le repas était chronométré mais on avait 1h30 pour profiter des plats et desserts à notre disposition, largement assez pour bien se remplir la panse !
Et pour cette journée, on revenait vers Orchard Road, qui est à Singapour ce qu’est le quartier Siam ou Pratunam à Bangkok. Une concentration de grands magasins et de boutiques pour dépenser tous ses sous sous durement gagnés.
[Alors oui, on avait déjà passé pas mal de temps dans des centres commerciaux, et on en sortait littéralement d’un avant de se rendre dans le quartier, mais le but pour moi était de pouvoir faire une comparaison avec Bangkok, pour voir vraiment ce qui distinguait Singapour dans ce domaine, alors que la cité est considéré comme la plus moderne d’Asie.
L’Orchid Central, imposant centre commercial qu’on remarquait tout de suite en arrivant était alors flambant neuf.]


On est certes allé à l’intérieur, mais vite fait, car je commençais à saturer un peu des magasins, j’ai voulu plutôt marcher un peu dehors.
Emerald Hill, l’enclave historique
En fait, en venant à Orchard Road, en plus de voir l’aspect commercial du quartier, j’avais repéré un « quartier dans le quartier » sous le forme de « Emerald Hill« . Il s’agit d’une rue en pente encadrée par des habitations dans le style sino-portugais typique de la péninsule malaisienne.


[c’est en re-rédigeant cette partie que j’ai appris qu’on appelait aussi ce style « chinois baroque », ou architecture Peranakan. C’est un mot qui signifie « né localement » ou « descendant » en malais, en référence à la première vague de migrants (chinois surtout) qui se sont établis dans la péninsule malaise et à Singapour puis qui se sont unis aux communautés malaises locales.
Ce terme reflète donc un mélange unique d’éléments chinois, malais et européens (d’où sa variante « sino-portugais »). Cette architecture se distingue par des agencements et des motifs chinois côtoyant des boiseries et système de ventilation naturelle propres à l’architecture malaise locale, ainsi que des éléments décoratifs occidentaux de style néoclassique ou victorien.]
Ce petit quartier enclavé au milieu de toute la modernité de Singapour est un petit écrin de calme. Les bâtiments, construits principalement entre 1900 et 1930, sont une parfaite illustration de ce que sont les shophouses (maisons-magasins) dans le style Peranakan.
Si aujourd’hui il y a bien quelques commerces, notamment quelques restaurants au tout début de la rue, ce sont essentiellement des habitations, donc il n’y a pas grand chose en soit à y faire, mais c’est sympa de voir ce contraste entre les grand buildings qui nous entourent et ces façades colorés d’un autre temps.
On est resté une bonne demi-heure à parcourir cette rue un peu hors du temps, à profiter aussi de la fraîcheur offerte par les allées couvertes caractéristique de ces constructions, avant de rejoindre la foule d’Orchard Road.
Y’avait pas mal de monde sur les trottoirs, mais qui au moins ici ont le mérite d’être larges, bordés d’arbres et sans câbles qui pendouillent de partout.
On a marché un petit peu jusqu’à passer devant un grand bâtiment, le Nge Ann City, un autre centre commercial aux dimensions imposantes qui, malgré son aspect un peu austère, avec un certain cachet.
Il était alors 16h30, on aurait pu rester encore un peu car il restait une bonne heure et demie avant la tombée de la nuit mais on avait envie de se poser un peu. Décision est prise de retourner en taxi, car la flemme était telle que prendre le métro aurait impliqué de terminer le trajet à pied entre la station et notre hôtel, mais ces 1 000 m de marches auraient été de trop ce jour-là.
Pour ce séjour, la seule forêt que je verrai est celle qui borde une voie express, sur le chemin du retour vers l’hôtel, ce sera pour une prochaine visite ![/caption]
[La flemme nous a d’ailleurs poursuivi le soir même, en restant autour de l’hôtel pour manger mais aussi le lendemain, car à la base, on avait notre avion retour en fin d’après-midi, donc on avait encore le temps de bouger un peu. Mais du fait du matos que j’avais acheté (encombrant) et le check-out nous obligeant à quitter la chambre, j’ai préféré l’option de se rendre à l’aéroport et gentiment attendre…]














































































