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Chiang Rai en 2 ou 3 jours : que visiter et comment s’organiser ?

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Chiang Rai offre une ambiance bien différente de la plus grande métropole qu’est Chiang Mai, avec une fréquentation plus modérée.

Pourtant, Chiang Rai, avec ses paysages montagneux et son côté posé, n’a rien à envier à l’ancienne capitale du Lanna, dont elle a elle-même été la précurseure. Plus reculée, elle offre un cadre moins touristique qui fait tout son charme.

Généralement, quand on évoque Chiang Rai, on pense immédiatement à son temple blanc, le célèbre Wat Rong Khun, qui attire beaucoup de curieux chaque jour. Mais la ville s’impose également comme une porte d’entrée idéale pour explorer l’extrême nord de la Thaïlande et son Triangle d’Or.

Un minimum de deux ou trois jours sur place me paraît alors raisonnable pour au moins voir autre chose que les temples qui font la renommée de cette ville et de cette région, que l’on peut répartir comme suit :

Si vous souhaitez ensuite partir plusieurs jours dans les montagnes, j’ai prévu un autre découpage dans mon itinéraire de cinq jours dans la province de Chiang Rai. Dans ce cas, gardez le Triangle d’Or pour cette boucle et consacrez votre deuxième journée depuis Chiang Rai à la rivière Kok.

Jour 1 : découvrir les temples de Chiang Rai

Une première journée basée sur une logique géographique : commencer par le temple blanc, au sud de Chiang Rai, puis rejoindre les sites au nord de la ville.

  1. Wat Rong Khun (temple blanc)Le temple emblématique de Chiang Rai, mêlant sculptures blanches et références contemporaines.
  2. Wat Rong Suea Ten (temple bleu)Un temple d’un bleu intense, avec un grand Bouddha blanc à l’intérieur du hall principal.
  3. Baan Dam Museum (maison noire)Un ensemble de bâtiments et de collections qui dévoilent l’univers sombre de l’artiste Thawan Duchanee.
  4. Wat Huay Pla KangUne pagode à neuf étages et une immense statue de Guanyin, avec une vue sur les environs de Chiang Rai.

Pour enchaîner ces sites, vous trouverez facilement des songthaews bleus (pick-up taxi commun) au moins sur les deux premiers temples, mais pour éviter de chercher, vous pouvez privatiser un taxi à la journée.

Wat Rong Khun (Le Temple Blanc)

Situé à 13 km au sud du centre-ville, impossible de passer à côté de l’attraction numéro 1 de Chiang Rai : le temple blanc, ou Wat Rong Khun.

Son pouvoir d’attraction est tel que certains n’hésitent pas à faire l’aller-retour depuis Chiang Mai à la journée, alors que cela représente 6 h de route ! C’est pourquoi je ne recommande pas cette option, d’où cet article, qui cherche justement à inciter à y passer plus de temps et voir au-delà de ce seul temple.

temple blanc wat rong khun chiang rai thailande

Cette œuvre à part entière est signée par l’artiste thaïlandais Chalermchai Kositpipat, natif de Chiang Rai. Débuté en 1996, ce temple fascine par son éclatante couleur blanche, symbole de pureté, qui contraste magnifiquement avec le ciel bleu de l’hiver thaïlandais (de novembre à février).

Au fil des années, l’artiste continue d’ajouter des sculptures et des éléments, mêlant traditions bouddhistes et références contemporaines. Parmi elles, des héros ou méchants de l’univers hollywoodien se glissent ici et là, rendant le lieu aussi intriguant qu’unique.

Le Wat Rong Khun est un site en perpétuelle évolution : sa finalisation est prévue… pour 2070 !

Pour plonger dans les détails de la symbolique et avoir des explications sur les différentes structures composant ce temple emblématique, j’ai rédigé un article complet :

→ Wat Rong Khun : Tout savoir sur le célèbre Temple Blanc de Chiang Rai.

Informations pratiques sur le temple blanc

— Horaires d’ouverture : Ouvert tous les jours de 8h00 à 17h00.
— Tarif d’entrée : 200 Bahts.

Wat Rong Suea Ten (Le Temple Bleu)

Le Wat Rong Suea Ten est situé juste au nord du centre-ville de Chiang Rai, sur l’autre rive de la rivière Kok. Pour le moment, l’accès est gratuit, ce qui en fait une visite appréciable pour découvrir une autre facette de l’art contemporain thaïlandais.

entree wat rong suea ten temple bleu chiang rai

Car oui, en arrivant devant le temple bleu, on est immédiatement frappé par sa couleur dominante et son style, qui rappelle étrangement celui du temple blanc. Et pour cause : la création de ce temple est l’œuvre d’un disciple de Chalermchai Kositpipat, l’artiste derrière le célèbre Wat Rong Khun.

La différence majeure avec ce dernier, c’est qu’ici on est face à un véritable édifice religieux fonctionnel, avec des bâtiments abritant les moines qui font vivre ce temple.

Le nom en thaï signifie « le tigre dansant » : il fait référence à une époque où des tigres vivaient encore dans la région et avaient pour habitude de sauter dans la rivière Kok toute proche. Le village environnant adopta ainsi le nom de Rong Suea Ten.

À l’emplacement actuel, se trouvait un ancien temple tombé en ruines que les habitants souhaitaient reconstruire. Le projet a débuté en 2005, mais c’est véritablement l’achèvement du hall principal en 2016 (eh oui, si long !), abritant un superbe Bouddha blanc, qui a commencé à attirer les visiteurs.

Le temple est entièrement bleu – des murs extérieurs aux peintures intérieures – et, tout comme son « cousin » en blanc, est en constante évolution (même s’il est clairement plus limité en termes d’espace).

Sur la façade arrière, on peut admirer une statue de Bouddha debout, également blanche, qui fait face à un chedi bleu, reposant sur une base carrée… bleue, évidemment !

Informations pratiques sur le temple bleu

— Horaires d’ouverture : Ouvert tous les jours de 7h00 à 20h00.
— Tarif d’entrée : Gratuit

Baan Dam Museum (La maison noire)

Le terme « Baan » signifie « maison » en thaï, mais peut aussi être interprété comme « village », ce qui est pertinent ici, car le site comprend une quarantaine de bâtiments construits dans un style inspiré de l’architecture traditionnelle du nord de la Thaïlande, formant ainsi, comme une sorte de village.

maison noire baan dam museum chiang rai

À première vue, on pourrait croire à un musée mettant en valeur l’art populaire et les traditions locales. C’est d’ailleurs ainsi que le lieu est présenté par l’office de tourisme. Pourtant, le Baan Dam Museum n’a rien d’un musée classique.

La couleur noire omniprésente et les nombreux détails exposés révèlent la véritable intention derrière ce lieu : il s’agit en réalité d’une œuvre artistique grandeur nature, imaginée par Thawan Duchanee, un artiste national de renom dans le domaine des beaux-arts, connu pour son style singulier et audacieux.

Globalement, l’extérieur des bâtiments impressionne par leurs motifs en bois sculpté, même si certains se distinguent par des apparences qui dénotent, avec, entre autres, des salles en forme de cloche, ou encore ce bâtiment en forme de poisson, dont l’intérieur est aménagé comme une chambre.

Les intérieurs sont d’ailleurs atypiques. On croise d’autres « pseudo » chambres et même des fausses toilettes ou salles de bains, quand d’autres abritent une profusion de peaux d’animaux (crocodiles, serpents, ours, loups). Enfin, disséminés un peu partout, on croise des ossements ainsi que de nombreuses cornes de buffles.

Dans un autre registre, vous croiserez à plusieurs reprises des figurines à l’anatomie masculine très, très mise en avant. Ces choix artistiques donnent au lieu une atmosphère sombre, presque dérangeante selon certains, loin de l’idée d’un musée classique.

Le message derrière tout cela ? Une réflexion sur les dérives humaines. La couleur noire omniprésente et ces éléments particuliers symbolisent les aspects les plus sombres de notre nature. Les animaux exposés symbolisent notre domination et les souffrances infligées au règne animal, quant aux sculptures olé olé, elles dénoncent l’obsession pour les désirs matériels et charnels.

Bien évidemment, le bouddhisme et les croyances ne sont pas oubliés car sur le site, vous trouverez bon nombre de statues de Bouddha (la plupart en bois sculpté) ainsi que de la divinité hindoue, Ganesha.

Depuis la disparition de son créateur, c’est son fils qui a repris la gestion du site, lequel continue d’évoluer dans le temps, bien que dans une moindre mesure comparée au Wat Rong Khun.

Pour l’anecdote, il est intéressant de constater qu’à Chiang Rai, sans se concerter, deux artistes contemporains ont conçu deux projets distincts, Thawan Duchanee pour le Baan Dam Museum, avec sa thématique sombre et Chalermchai Kositpipat pour le Wat Rong Khun, où le blanc qui représente la pureté et la lumière domine.

Deux œuvres aux antipodes, formant une sorte de yin et yang artistique : l’obscurité contre la lumière, le sombre contre la pureté. Deux visions, deux expériences, un contraste saisissant.

Informations pratiques sur Baan Dam Museum

— Horaires d’ouverture : Ouvert tous les jours de 9h00 à 17h00.

— Tarif d’entrée : 80 bahts.

Wat Huay Pla Kang

Le Wat Huay Pla Kang est un temple bouddhiste qui se démarque dans son architecture, par son influence chinoise, liée notamment au bouddhisme mahāyāna, dominant dans l’Empire du Milieu.

vue ensemble du wat huay pla kang chiang rai
Vue d’ensemble des bâtiments composant le temple.

Situé à environ 7 km du centre de Chiang Rai, on y trouve trois bâtiments principaux composant ce temple atypique, très populaire auprès des locaux :

  1. Phop Chok Dhamma Chedi, la pagode aux 9 étages.
  2. L’Ubosot blanc, le seul reprenant les codes architecturaux thaïlandais.
  3. La statue de Guanyin, imposante avec ses 79 m de haut.

Pour avoir tous les détails, j’ai consacré un article sur ce temple ainsi qu’à une balade à faire dans le prolongement de ce dernier :

→ Wat Huay Pla Kang et la vallée de la rivière Kok à Chiang Rai

L’avantage de ce temple, certes moderne donc sans valeur historique, c’est que les trois bâtiments sont complètement différents.

La pagode de 9 étages permet déjà d’avoir un aperçu du paysage nous entourant, mais l’expérience ultime ici consiste à accéder au 25e étage dans la tête de la déesse ! Seul accès payant du site (40 bahts), mais on y a là une vue imprenable sur les environs de Chiang Rai.

Informations pratiques : Wat Huay Pla Kang

— Horaires d’ouverture : Ouvert tous les jours de 7h00 à 21h00. Les ascenseurs sont disponibles de 7h00 à 18h00.

— Tarif d’entrée : Gratuit pour l’essentiel du site, 40 bahts pour accéder à l’intérieur de la statue de Guan Yin.

— Restauration gratuite : À l’arrière de l’Ubosot, une cantine offre des repas gratuits, ouverts à tous sans distinction d’origine ou de statut social. Même si initialement c’est destiné aux personnes dans le besoin, elle affiche clairement en anglais : « Free food » et on m’y avait clairement invité à m’y restaurer.

Jour 2 : une journée dans le Triangle d’Or

Le Triangle d’Or désigne la région où se rencontrent les frontières entre la Birmanie, la Thaïlande et le Laos, avec comme dénominateur commun le fleuve Mékong. Ce nom reflète à la fois le triangle régional formé par ces trois pays, quand le terme or, rappelle l’histoire mouvementée de cette région, autrefois plaque tournante du commerce juteux de l’opium.

Aujourd’hui, le Triangle d’Or séduit surtout les visiteurs pour ses panoramas montagneux, ses rizières, ses plantations de thé et de café, ainsi que ses villages pittoresques.

Une journée qui mélange donc paysages et cultures, parfaite pour avoir un aperçu de la province et sortir de la ville.

  1. Parc du Triangle d’OrUne triple frontière là où le Mékong rencontre la rivière Ruak.
  2. Hall of OpiumUne visite enrichissante pour mieux comprendre la région et son passé.
  3. Marché frontalier de Mae SaiSitué au poste-frontière avec la Birmanie, c’est un melting pot ethnique.
  4. Ban Pha Hi (village de café)Un village producteur de café avec une vue incroyable sur la vallée.
  5. Plantation de thé (Choui Fong)Cette plantation offre un cadre reposant et l’opportunité de déguster un thé de qualité produit localement.

Ce parcours suppose de disposer d’un véhicule pour la journée, avec ou sans chauffeur, ou de choisir une excursion qui dessert ces étapes. C’est une journée bien remplie : partez tôt et gardez en tête que la visite du musée et le détour par Ban Pha Hi prennent davantage de temps qu’un simple arrêt photo.

Le Doi Tung est possible à envisager selon comment vous gérez votre timing mais je ne l’intègre pas par défaut car ça demande un peu de temps pour pouvoir profiter de la villa royale et des jardins dans cette journée déjà chargée. En revanche, le Hall of Opium étant fermé le lundi, il est alors possible de remplacer le musée par le Doi Tung si votre balade tombe ce jour de la semaine.

Le parc du Triangle d’Or à Sop Ruak

Le fameux point où la Thaïlande, le Laos et la Birmanie se rencontrent ne se résume pas juste à un repère sur une carte. En arrivant sur place, impossible de manquer la grande statue de Bouddha dorée, posée sur une structure en forme de bateau au bord du fleuve.

Le « parc » est nommé ainsi mais s’avère plus une zone mêlant boutiques souvenirs, et plateforme permettant d’observer le confluent du Mékong et de la rivière Ruak, avec le Laos et la Birmanie en face. Concernant le Laos, on ne peut louper les bâtiments et casino géant de l’autre côté, véritable ville nouvelle à l’histoire pas très glorieuse. Je vous déconseille de vous y rendre, par contre une balade en bateau sur le Mékong est possible si vous avez le temps.

Vous pouvez prendre un peu de hauteur en accédant à la petite colline du Wat Phra That Pu Khao, où se trouve le point de vue sur l’embranchement des frontières ainsi qu’une petite ruine d’un temple ancien.

point de vue triangle d or sop ruak chiang rai
Le fameux point de vue avec à gauche, la Birmanie et le Laos à droite.

Le Hall of Opium

À seulement 2 km du parc du Triangle d’Or, le Hall of Opium est sans doute l’un des musées les plus intéressants de la région. Il a été créé sous le patronage royal de la Fondation Mae Fah Luang, avec pour objectif de sensibiliser les visiteurs à l’histoire et aux conséquences du commerce de l’opium dans cette région emblématique.

La visite commence par un long tunnel symbolique. À l’intérieur, les expositions abordent l’origine de l’opium, ses impacts sociaux et économiques, le rôle des puissances coloniales et les alternatives mises en place dans la région.

Notez que le musée est fermé le lundi, donc prévoir une autre visite à la place si vous tombez ce jour-là.

Attention au nom : le Hall of Opium est différent du House of Opium, installé directement à Sop Ruak. Je détaille les lieux et les informations pratiques dans mon article sur Chiang Saen et le Triangle d’Or.

Le marché frontalier de Mae Sai

Après le Mékong, direction Mae Sai, à la frontière birmane. De nombreux Birmans viennent ici chaque jour vendre et acheter des produits pour ramener de l’autre côté.

Le marché est une véritable caverne d’Ali Baba, avec tout type de marchandises : des vêtements, produits de beauté aux fleurs et légumes frais.

Ban Pha Hi : une pause dans un village de café

Lorsque j’ai découvert cette montagne pour la première fois, c’était précisément pour rejoindre Ban Pha Hi. J’avais repéré qu’on y produisait du café et que c’était un village Akha. Sur ce dernier point, ça ne saute pas aux yeux, les habitations étant de plus en plus en dur, semblables à celles qu’on trouverait en plaine.

À part la balançoire traditionnelle qu’on peut apercevoir à l’entrée du village, et quelques rares habitants ayant une partie des habits traditionnels, il ne faut pas s’y rendre pour y voir un village traditionnel dans le sens « pur » du terme mais plutôt pour son emplacement, à cheval entre la Thaïlande et la Birmanie dont on longe sa frontière en empruntant la route 1149.

point de vue depuis doi nang non province chiang rai
Panorama depuis le point de vue proche de Ban Pha Hi.

Le village est perché dans la montagne qui fait office de frontière naturelle mais est orienté sur la vallée de Chiang Rai. Pour moi qui aime le café, c’est une belle raison de monter dans ce secteur, on est au frais, parfois la tête littéralement dans les nuages et vous croiserez plein de plantations le long de la route.

Les lieux ont beaucoup changé depuis mes premières visites, car les Thaïlandais sont devenus plus nombreux à s’aventurer dans les parages mais ça reste une expérience à part entière, d’autant que le village n’est qu’une des étapes à faire dans le coin.

panorama depuis village ban pha hi nord chiang rai
Panorama depuis le village de Ban Pha Hi.

Selon le temps dont vous disposez, vous pouvez faire un tour au Wat Phra That Doi Tung ainsi qu’à la villa royale et son jardin.

→ Pour les accès et tous les arrêts dans les environs, retrouvez mon article sur Ban Pha Hi, Doi Tung et la route 1149.

La plantation de thé de Choui Fong

Sur le retour vers Chiang Rai, Choui Fong permet de terminer par un paysage de plantations de thé (et d’ananas aussi dans les environs). Les rangées de théiers suivent les courbes des collines, avec des espaces pour prendre un verre et profiter de la vue, notamment sur le Doi Tung visible au fond.

C’est l’arrêt à garder pour la fin de la journée, si vous avez encore du temps avant la fermeture. Après le musée et le détour en montagne, mieux vaut en faire une pause tranquille que courir pour ajouter une dernière visite.

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Jour 3 : explorer la vallée de la rivière Kok

Si vous avez une journée supplémentaire, déjà « bravo », vous faites plus que la moyenne ! Et dans ce cas, je vous propose d’explorer l’ouest de Chiang Rai, en longeant la rivière Kok. Vous gardez le même hôtel, mais le décor change : villages, cultures et routes de montagne prennent le relais des temples.

Les environs de Chiang Rai sont marqués par des paysages montagneux spectaculaires et l’histoire des tribus montagnardes qui y vivent depuis des générations. Parmi elles, on retrouve les Akha, Lahu, Karen, Yao et Lisu, chacune avec ses propres traditions et mode de vie.

L’un des meilleurs moyens d’explorer cette facette culturelle tout en profitant de la nature est de suivre la vallée de la rivière Kok, qui traverse la région en reliant Chiang Rai à plusieurs villages ethniques et sites naturels.

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Une vue le long de ce que je nomme « vallée de la rivière Kok ».

Si vous souhaitez en savoir plus sur ces communautés et les paysages environnants, j’ai regroupé les lieux incontournables et les meilleures expériences à vivre dans mon article complet que je vous partage ci-après.

  1. Wat Tham PhraUn premier arrêt possible dans ce temple au bord de la rivière.
  2. La route et les villages de la valléeDes paysages agricoles et quelques arrêts à choisir selon vos envies.
  3. La cascade de Huai KaeoUne balade en forêt pour compléter la journée avant de revenir à Chiang Rai.

Pour ce programme, avoir son propre véhicule est préférable mais ça marche aussi avec un chauffeur privé pour la journée. Cela permet de choisir les arrêts et de rejoindre la cascade, dont l’accès se fait à l’écart de l’axe principal.

Il existe toutefois des excursions qui font peu ou prou cette même sortie, donc si vous préférez avoir un guide et mieux comprendre ce qui vous entoure, je vous l’indique ici.

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Sachant que normalement, j’y inclus le Wat Huay Pla Kang dans cette journée, vous pouvez commencer directement dans la vallée si vous l’avez déjà visité le premier jour ou au contraire, alléger la journée temple.

Autrement, il reste une sortie en bateau possible à faire, c’est une autre manière de découvrir la rivière Kok, mais elle ne dessert pas les mêmes lieux : mieux vaut la considérer comme une variante de cette journée.

Les accès, les villages et les possibilités de balade sont détaillés dans mon article consacré à la vallée :
Voir les étapes et les conseils pour explorer la vallée de la rivière Kok.

Que voir en ville entre les excursions ?

Les journées décrites plus haut vous emmènent essentiellement hors du centre et même de la ville. Mais s’il vous reste des créneaux de libre, vous pouvez vous balader un peu dans les rues de Chiang Rai.

Les marchés et l’horloge se découvrent facilement le soir ; le Wat Phra Kaeo ou le marché municipal peuvent compléter une matinée libre, le jour de votre arrivée ou avant de repartir.

Je garde donc ces suggestions à part, à répartir selon vos horaires et vos envies, plutôt que de les ajouter à des journées déjà bien remplies.

Wat Phra Kaew

Oui, c’est bien le même nom que celui du célèbre temple à Bangkok. Et pour cause : c’est à Chiang Rai qu’a été découverte en 1434 la fameuse statue de Bouddha qui donnera son nom au plus important temple du pays, le Wat Phra Kaew, ou temple du Bouddha d’émeraude.

Alors situé dans un temple appelé Wat Pa Yia (le « temple de la forêt de bambou »), l’histoire raconte que la statue fut révélée en 1434, lorsque la couche de stuc qui la recouvrait se fendilla. Cette couche avait probablement été appliquée pour protéger la statue des pillages en cas d’invasion.

Une statue au parcours mouvementé

Si l’origine de cette statue reste mystérieuse, son histoire à partir de sa découverte est bien documentée. Après avoir été trouvée à Chiang Rai, elle quitta la ville en 1436 pour être transférée dans la nouvelle capitale du royaume Lanna, Chiang Mai, mais termina par « erreur » son voyage à Lampang, où un temple fut construit spécialement pour l’accueillir (aujourd’hui le Wat Phra Kaew Don Tao Suchadaram).

Trente-deux ans plus tard, la statue fut finalement rapportée à Chiang Mai, au Wat Chedi Luang, avant d’être emmenée au Laos en 1551, lorsque le royaume Lanna passa sous domination du Lan Xang.

statue interieur du wat phra kaeo chiang rai
Copie du Bouddha d’émeraude à l’intérieur du temple de Chiang Rai.

Elle séjourna d’abord à Luang Prabang, puis fut déplacée à Vientiane en 1564, où elle resta plus de 200 ans au Vat Phra Kéo. En 1778, lors de la prise de Vientiane par les armées siamoises dirigées par Chao Phraya Chakri (futur Rama I, fondateur de la dynastie Chakri), la statue fut rapportée à Bangkok.

Aujourd’hui, le Bouddha d’émeraude est exposé au Wat Phra Kaew, dans l’enceinte du Grand Palais de Bangkok.

Le Phra Kaew Morakot – son nom officiel – n’est en réalité pas en émeraude, mais en jade. L’appellation « Bouddha d’émeraude » renvoie à sa couleur, et non à la pierre dans laquelle la statue a été sculptée.

Depuis cette découverte marquante, le temple originel de Chiang Rai a été renommé Wat Phra Kaew, en hommage à cette statue sacrée. Le site abrite également un musée, qui mérite une visite pour plonger dans l’histoire religieuse et culturelle de la région.

entree wat phra kaeo chiang rai

Le musée du Wat Phra Kaew

Installé dans un bâtiment en bois de deux étages, le Phra Kaew Temple Museum propose une riche collection d’objets religieux et historiques. Vous y découvrirez des sculptures anciennes, des artefacts bouddhistes, ainsi que des pièces datant de la période du royaume Lanna.

L’entrée est gratuite, et le musée est ouvert de 9h00 à 17h00 tous les jours, sauf exception. C’est un excellent complément à la visite du temple pour approfondir votre connaissance de l’héritage culturel de Chiang Rai.

Informations pratiques : Wat Phra Kaeo et son musée

— Horaires d’ouverture :
– Temple : Ouvert tous les jours de 7h00 à 18h00
– Musée : Ouvert de 9h00 à 17h00

— Tarif d’entrée : Gratuit

Les marchés et autres attractions en ville

De tout ce que j’ai présenté jusqu’à présent, seul le Wat Phra Kaeo se situe véritablement en centre-ville. Le temple bleu, bien qu’assez proche, se trouve sur l’autre rive de la rivière Kok et n’entre donc « techniquement » pas dans cette catégorie.

Et s’il existe bien quelques autres temples dignes d’intérêt, comme le Wat Jed Yod, à deux pas du bazar de nuit, ou le Wat Mung Muang, non loin du marché municipal, c’est davantage les autres facettes de la ville que je vais aborder ici.

wat mung muang pres du marché municipal de chiang rai
Wat Mung Muang.

Le marché municipal

Non loin du Wat Mung Muang (et de quatre autres temples, si jamais vous aimez les défis), vous trouverez le Kad Luang Chiang Rai Market, alias le marché municipal de la ville.

Si vous n’avez encore jamais mis les pieds dans un petit marché local en Thaïlande, c’est une bonne occasion de vous rattraper. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer d’un marché en pleine ville, celui-ci a plutôt des airs de marché de campagne. C’est l’un des lieux où l’on peut vraiment ressentir l’authenticité de Chiang Rai.

Vous y trouverez un peu de tout : les beaux étals colorés de fruits et légumes côtoient des poissons, des viandes fraîches et des plats locaux tout prêts. Mais ce n’est pas tout ! Le marché propose également des vêtements, des accessoires en tout genre (montres, lunettes…) et même des produits d’épicerie. En somme, c’est une véritable petite foire, vivante et animée une grande partie de la journée.

Petite anecdote : C’est précisément dans ce marché qu’on partait acheter les ingrédients frais nécessaires pour le cours de cuisine réalisé à Chiang Rai (voir plus bas).

Marché de nuit

Restons dans le thème des marchés avec ce qui, à mes yeux, reste l’une des attractions principales de Chiang Rai : son marché de nuit, ou Night Bazaar. Situé juste à côté du terminal de bus principal, il est difficile de le manquer. L’entrée est bien signalée, et l’animation qui l’entoure donne tout de suite envie d’y jeter un œil.

Les stands se mélangent aux magasins alignés le long de ce marché, avec une dominance d’articles souvenirs : t-shirts, savons, artisanat local, et même quelques peintures et dessins. Mais le marché ne se limite pas aux emplettes ; il se distingue aussi par son offre culinaire et ses spectacles.

Deux zones de restauration y sont aménagées, chacune accompagnée d’une scène. Vous y verrez chaque soir une alternance entre musiciens locaux (souvent un guitariste), des danseuses traditionnelles et parfois un petit show façon cabaret, les artistes se relayant d’une scène à l’autre au fil de la soirée.

Personnellement, j’aime beaucoup l’ambiance familiale et décontractée qui y règne. Mon spot favori ? Le premier restaurant que vous croiserez à gauche après l’entrée principale. Avec ses grandes tables en bois, ses bancs, et une scène qui anime les soirées, c’est l’endroit idéal pour savourer un repas. Le menu est varié : cuisine thaïlandaise classique, spécialités du nord, et même quelques plats occidentaux si jamais.

La deuxième zone de restauration, en revanche, ressemble davantage à un food court, avec des tables en fer au centre et des stands tout autour. Si l’aspect « street food » peut plaire et paraît sympa, j’ai trouvé la qualité de la nourriture nettement moins convaincante, alors perso, je l’évite.

Chiang Rai Walking Street

Puisque l’on parle de marchés, impossible de ne pas mentionner le Chiang Rai Walking Street, qui se tient chaque samedi de 15h00 à 22h00. Cet événement hebdomadaire se déroule en partie le long de la rue Thanalai et sur une place en face du musée (dont je parle plus bas), à côté du parc Chiang Rai City Park, le seul parc du centre-ville.

Ce marché animé regorge de stands de street food et d’artisanat local. On y trouve de tout : vêtements, gravures sur bois, et bien d’autres créations artisanales. Si vous êtes en ville un samedi, c’est clairement un rendez-vous à ne pas manquer pour s’immerger dans une atmosphère plus locale et découvrir des produits uniques.

chiang rai walking street
Chiang Rai Walking Street.

Hilltribe Museum

Si jamais vous avez du temps à tuer un jour de pluie, vous avez un petit musée consacré aux tribus : le Hilltribe Museum. Je ne l’ai jamais testé, car je ne suis pas trop musée, mais il semble avoir été créé avec une réelle envie de sensibiliser les visiteurs à la culture des tribus locales du nord de la Thaïlande.

L’établissement est géré par la Population and Community Development Association (PDA), qui s’engage dans des activités de développement communautaire à Chiang Rai et met l’accent sur un tourisme respectueux. Leur objectif ? Soutenir les villages tribaux tout en évitant de tomber dans le piège des « zoos humains », notamment concernant les Karen à long cou.

interieur musee hilltribe museum chiang rai
Photo tirée de leur site internet.

Le musée propose d’explorer la culture des six principaux groupes tribaux que sont les Akha, Hmong, Karen, Lahu, Lisu et Yao, à travers des expositions sur :

  • Les costumes traditionnels et les coutumes des tribus
  • L’histoire de l’opium (on est après tout dans le Triangle d’Or)
  • Le rôle du bambou dans leur quotidien
  • Leurs activités agricoles et de chasse
  • Ce qu’il faut faire et éviter lors d’une visite dans un village de tribu des montagnes

Un point particulièrement notable est leur approche critique des Karen à long cou, aussi appelé Padaung.

→ Si ce sujet vous intéresse, j’en parle plus en détail dans cet article dédié à ma visite d’un village Padaung près de Mae Hong Son.

L’horloge de Chiang Rai

À première vue, on pourrait se demander quel intérêt il y a à aller voir une « simple horloge ». Mais tout comme pour le temple blanc, c’est son architecture qui la rend particulière. Sa couleur dorée attire immédiatement l’œil, et si vous regardez de plus près, vous remarquerez des similitudes dans les motifs qui décorent cette tour située au milieu d’un rond-point. Ces détails rappelleront sans doute quelque chose à ceux qui ont déjà visité le Wat Rong Khun.

Et pour cause : cette horloge n’est autre qu’une autre œuvre de Chalermchai Kositpipat, le créateur du temple blanc, qui l’a offerte à la ville. Plus qu’un simple « poteau qui donne l’heure », c’est une véritable sculpture artistique.

En soirée, elle se transforme en attraction : à 19h00, 20h00 et 21h00, un petit spectacle son et lumière s’anime pendant 10 minutes, mettant en valeur ses détails dorés. Un petit restaurant de rue s’installe d’ailleurs à proximité, au coin de la rue Jetyod, pour ceux qui souhaitent profiter du spectacle tout en grignotant un plat local.

Où boire un bon café à Chiang Rai ?

Depuis quelques années, on observe un essor des micro-torréfacteurs en Thaïlande, et Chiang Rai ne fait pas exception. Avec l’essor des plantations locales, de plus en plus de cafés choisissent de torréfier eux-mêmes leurs grains, souvent en mettant en avant des cafés d’altitude issus des communautés locales.

Quelques adresses qui jouent le jeu de la torréfaction artisanale et du café de spécialité :

  • Laan-Tim’s Cafe : Appartenant aux gérants d’un hôtel à côté que je recommande (le Baan Norn Plearn), c’est un petit café parfait pour prendre un petit déjeuner au calme et qui fait de la torréfaction artisanale.
  • Akha Hill Coffee Roastery : Non loin du Laan Tim, comme son nom l’indique, cette enseigne collabore avec des producteurs issus des communautés Akha pour proposer un café éthique et traçable.
  • Bechegu Roaster : Ce dernier, je le propose plus pour son cadre insolite et sa vue sur la grande statue du Wat Huay Pla Kang que pour l’excellence de son café.
  • Café DoiTung (mention honorifique) : Même s’il est clairement plus industriel, il reste emblématique du nord de la Thaïlande et reste un précurseur dans le domaine.

L’intérêt des micro-torréfacteurs, c’est qu’ils permettent un meilleur contrôle de la qualité, un circuit plus direct entre producteurs et consommateurs, et souvent une mise en avant des terroirs spécifiques de la région.

un bon café glacé au laan tim's cafe de chiang rai
Un bon café glacé au Laan-Tim’s Cafe à Chiang Rai.

Ce n’est pas systématique mais pour les repérer, cherchez des établissements indiquant le terme « Roaster » ou « Roastery ». Autrement ceux affichant une sélection entre plusieurs grains (plusieurs variétés variant le style de torréfaction entre light, medium ou dark) sont définis comme « Specialty Coffee ».

Je prends souvent plaisir à chercher des endroits qui sortent de l’ordinaire pour savourer ma boisson favorite et ce faisant, je découvre souvent des endroits où je n’aurais jamais mis les pieds !

D’autres idées pour adapter vos deux ou trois jours

Si vous préférez remplacer une journée du programme, ou si vous disposez de plus de temps, voici d’autres visites possibles depuis Chiang Rai.

Cours de cuisine à Chiang Rai

Si vous cherchez une expérience originale et culturelle à Chiang Rai, je vous recommande vivement de participer à un cours de cuisine. Ce cours, animé par la cheffe Jaru à Akha Kitchen, est bien plus qu’une simple leçon de cuisine : c’est une immersion dans l’univers culinaire, enrichie par la passion et les connaissances d’une femme issue d’une des tribus montagnardes de la région.

Vous apprendrez à préparer des plats typiques tout en découvrant les ingrédients locaux, directement sélectionnés au marché.

Pour en savoir plus sur cette expérience que j’ai testée, je vous invite à lire mon article ci-dessous :

Elephant Steps : rencontre avec des éléphants

Chiang Mai n’a pas l’apanage des sanctuaires d’éléphants puisqu’on en trouve aussi aux alentours de Chiang Rai. Je parle bien sûr de l’opportunité d’observer des éléphants dans un cadre plus respectueux que les attractions classiques.

Plutôt que de soutenir des camps où ces animaux sont exploités pour des spectacles ou des balades à dos d’éléphant, il est possible d’opter pour une expérience immersive en pleine nature, où l’on peut observer ces géants de près tout en respectant leur bien-être.

La référence francophone à Chiang Rai étant les éléphants de Sophie au Elephant Steps, que j’ai eu l’occasion de tester à de multiples reprises et qui propose une balade aux côtés des éléphants dans la jungle, sans interaction intrusive ni bain forcé.

Lire l’article ici.

Singha Park : une ferme pas comme les autres à Chiang Rai

Vous êtes peut-être familier du nom Singha, cette fameuse bière légère que l’on peut déguster partout en Thaïlande et même ailleurs dans le monde. Eh bien, elle a son propre parc ! Également connu sous le nom de Boon Rawd Farm, du nom de la brasserie à l’origine de cette marque, il s’agit d’une vaste exploitation agricole qui était initialement, et en toute logique, dédiée à la culture de l’orge pour la production de leur célèbre bière.

Mais depuis 2012, le site a opéré un virage vers le tourisme, transformant la ferme en une attraction agro-touristique. Une grande partie de sa surface est aujourd’hui consacrée aux plantations de thé Oolong, mais on y trouve aussi des champs de fleurs, des points de vue panoramiques et, bien sûr, plusieurs restaurants et cafés où se poser entre deux balades.

rai boon rawd singha park chiang rai

Globalement, j’en entends pas mal de bien mais de tous les sites présentés sur cet article, c’est l’un des rares où je n’ai jamais été. Jamais été trop fan de ce genre d’endroits, qui plaît généralement beaucoup plus aux Thaïlandais pour des sorties en famille et faire des photos. Mais un jour je pense que j’irais me faire ma propre idée !

Activités au Singha Park ?

  • Visites guidées en tramway → Pour 150 bahts par adulte et 50 bahts pour les enfants de moins de 110 cm, des tramways circulent toutes les 30 minutes de 9h à 16h, offrant une visite de 50 minutes à travers les diverses zones du parc.
  • Location de vélos → L’option idéale pour explorer le parc à votre rythme.
    • 150 bahts par heure pour un VTT ou un tandem.
    • 50 bahts par heure pour un vélo enfant.
    • Disponibles de 8h à 18h en semaine et jusqu’à 19h le week-end.
  • Tyrolienne → Pour les amateurs de sensations fortes, une tyrolienne est proposée au tarif de 300 bahts, depuis une tour abritant une pizzeria.
  • Mini-zoo → Une petite zone où l’on peut observer des girafes et des zèbres, un ajout qui plaît surtout aux enfants.
Informations pratiques sur le Singha Park

— Horaires d’ouverture : Ouvert tous les jours de 9h à 18h.

— Tarif d’entrée : L’entrée au parc est gratuite. Cependant, certaines activités, comme les visites en tramway, la location de vélos ou la tyrolienne, sont payantes.

— Accès : Le parc est situé à environ 12 kilomètres de Chiang Rai. Actuellement, il n’existe pas de transports publics directs pour s’y rendre, il est donc recommandé d’utiliser un véhicule privé ou de louer un taxi. Notez que de par son emplacement, la visite se combine bien avec le temple blanc, situé à 6 km de là.

Khun Korn waterfall : la plus grande chute de Chiang Rai

À environ 30 kilomètres à l’ouest de Chiang Rai, la cascade de Khun Korn (Khun Korn Waterfall ou Nam Tok Khun Korn en thaï) est l’une des plus impressionnantes de la province. Un peu excentrée par rapport aux autres attractions plus proches de la ville, elle se combine néanmoins facilement avec une visite du Singha Park situé non loin.

Avec ses 70 mètres de hauteur, elle est la plus haute cascade accessible de la province. Malgré cet atout, il m’a fallu du temps avant de trouver une occasion d’y mettre les pieds.

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Chute de Khun Korn.

Nichée dans la forêt du Khun Korn Forest Park, cette chute d’eau offre un cadre spectaculaire en pleine nature, entourée d’une végétation dense et d’un décor sauvage qui vaut bien le détour. L’accès demande un petit effort, car contrairement à certaines cascades thaïlandaises où l’on peut se garer quasiment au pied de l’eau, ici, il faudra marcher un peu.

Mais la récompense en vaut la peine ! De plus, une fois sur place, l’ambiance est rafraîchissante grâce à la brume créée par la chute d’eau, parfait pour échapper aux grosses chaleurs de la saison chaude (de mi-février à début mai). À noter cependant qu’en cette période, surtout entre février et mars, le débit de la cascade peut être réduit, voire assez maigre avant le retour des premières pluies.

  • Depuis le parking, un sentier de 1,5 km serpente à travers la jungle et longe une rivière.
  • Comptez environ 30 à 40 minutes de marche sur un chemin bien balisé, avec quelques passages légèrement escarpés.
  • Le sentier est agréable, ombragé et traverse une forêt de bambous avant d’arriver face à la cascade.

Les origines de Chiang Rai : un peu d’histoire

Histoire de comprendre un peu ce qu’est Chiang Rai, voici un petit brief. Tout est parti de l’actuelle ville de Chiang Saen, au bord du Mékong.

Alors appelé Ngoen Yang, ce petit royaume était dirigé par Lao Meng, le 24e souverain de la lignée. Le destin de la région bascula avec son successeur, Mangrai (1238-1317), parfois orthographié Mengrai, qui accéda au trône en 1259.

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Statue de Meng Rai située dans sa ville natale.

Très vite, Mangrai fait preuve d’ambition en nouant des alliances avec les états voisins et en annexant certains territoires par la force. Il forge notamment des alliances stratégiques, comme avec le royaume de Sukhothai, pour consolider son pouvoir dans la région.

En rassemblant les principautés tais du nord, il fonde ainsi le royaume Lanna, ou « royaume aux millions de rizières », qui devient une puissance régionale. Cet agrandissement rapide le pousse à déplacer sa capitale de Ngoen Yang, trop excentrée sur les rives du Mékong.

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Les anciennes murailles à l’entrée de Chiang Saen.

En 1262, Mangrai établit sa nouvelle capitale, Chiang Rai, dans la vallée fertile de la rivière Kok, un affluent du Mékong. Chiang Rai porte donc le nom de son fondateur, puisque « Chiang » signifie simplement « ville » en thaï du nord, cela donne : la ville de (Mang)Rai.

Pendant 30 ans, la ville reste le cœur du royaume, mais elle cède son rôle en 1296 à une nouvelle capitale, Chiang Mai (« la ville nouvelle »). Le Lanna est toujours en pleine expansion et Chiang Mai offre un emplacement plus central pour contrôler les territoires récemment conquis, comme le royaume Mon d’Hariphunchai (actuelle Lamphun).

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Wat Phra That Haripunchai Woramahawihan à Lamphun.

Chiang Rai ne disparaît pas pour autant. En 1434, elle entre à nouveau dans l’histoire avec la découverte du Phra Kaeo Morakot. Oui, je vous parle là de la plus importante représentation de Bouddha vénérée en Thaïlande, le fameux Bouddha d’émeraude (en réalité en jade), que vous pouvez admirer aujourd’hui au Wat Phra Kaew à Bangkok !

Comme le reste du royaume Lanna, Chiang Rai subit la domination birmane entre la fin du 16e et le 18e siècle. Cette période est marquée par des tensions régulières entre le royaume Lanna et le Siam, qui reprend finalement le contrôle de la région en 1775.

statue equestre Rama V bangkok
Statue équestre du roi Rama V à Bangkok.

Bien que le Lanna conserve une certaine autonomie avec ses propres dirigeants, il est progressivement intégré au royaume de Siam sous les réformes du roi Chulalongkorn (Rama V) à la fin du 19e siècle.

En 1899, Chiang Rai est officiellement intégrée au Siam et devient une province à part entière en 1910. De petite capitale royale à ville provinciale, elle reste un pilier culturel et historique du nord de la Thaïlande.

Quand se rendre à Chiang Rai

Le climat de Chiang Rai suit le même schéma que le reste du nord de la Thaïlande, avec trois saisons distinctes. Et si Chiang Rai peut se visiter toute l’année, selon les saisons, l’expérience ne sera pas la même.

Entre la saison fraîche idéale pour les randonnées, la saison chaude marquée par la brume et les écobuages, et la saison des pluies qui transforme les paysages en une mer de verdure, voici ce qu’il faut savoir pour choisir le bon moment pour votre voyage :

▬ Saison fraîche (novembre – février) : Idéale pour explorer la région avec un temps sec et des paysages verdoyants, selon les années, jusque janvier. C’est aussi la période la plus fréquentée. Le top étant novembre, car encore très vert et c’est la période de récolte des rizières ce qui donne de belles couleurs aux nombreux champs.

➡️ À prévoir : Les soirées et les hauteurs peuvent être fraîches, surtout en janvier. Un pull ou une veste légère ne seront pas de trop.

▬ Saison chaude (mars – mai) : Période plus compliquée pour voyager, avec une chaleur qui peut être étouffante et des épisodes de pollution importante liée à l’écobuage dans les campagnes.

➡️ Avantage : Moins de touristes et certains arbres en fleurs.

▬ Saison des pluies (mai – octobre) : on y voit des paysages luxuriants, cascades en pleine forme et rizières bien pleines à partir de juillet. Juillet et août sont les mois les plus pluvieux, avec des averses plus fréquentes et un ciel plus gris. Certaines routes de montagne peuvent être glissantes et il peut y avoir des inondations spontanées.

➡️ À prévoir : Un poncho ou k-way pour les averses soudaines mais généralement brèves.

Comment se rendre à Chiang Rai ?

Chiang Rai est la province la plus au nord de la Thaïlande, frontalière avec la Birmanie à l’ouest et le Laos à l’est. La ville de Chiang Rai est située à environ 200 km au nord-est de Chiang Mai (environ 3h de route).

La ville est dotée d’un aéroport international (eh oui, quand même !) sinon le bus reste l’option la plus répandue pour rejoindre la ville depuis une autre région de Thaïlande. Notez qu’à ce jour, une prolongation de la voie ferrée est en cours pour ajouter l’option train jusqu’à Chiang Rai mais faudra patienter encore quelques années.

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Trajet Bangkok – Chiang Rai.

En avion (depuis Bangkok)

L’option la plus rapide et directe. Comptez 1h15 de vol entre Bangkok et l’aéroport international de Chiang Rai (CEI). Plusieurs compagnies locales assurent des liaisons régulières depuis l’aéroport Don Muang (DMK):

  • Nok Air
  • Air Asia
  • Thai Lion Air

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Depuis le principal aéroport de Bangkok (Suvarnabhumi – BKK), vous avez au moins deux compagnies possibles :

  • Thai Viet Jet Air
  • Thai Airways

Pour les tarifs, comptez environ :

  • À partir de 25 € sans bagage en soute (essentiellement depuis Don Muang).
  • 50 € l’aller avec un bagage en soute (15 ou 20 kg selon la compagnie).
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En bus (depuis Bangkok)

Depuis le terminal de Mo Chit (au nord de Bangkok), plusieurs compagnies de bus assurent la liaison jusqu’à Chiang Rai.

  • Durée : 12h de trajet, principalement en bus de nuit.
  • Tarifs : Entre 500 et 900 bahts selon la classe choisie (VIP, 1ère classe, 2ème classe).
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Station de bus Mo Chit (près de Chatuchak).

En train

Pas encore de ligne directe pour Chiang Rai !
Les travaux pour prolonger le train jusqu’à Chiang Rai ont officiellement commencé, mais pour l’instant, il faut d’abord rejoindre Chiang Mai puis continuer en bus ou en voiture si vous voulez privilégier ou tester ce mode de transport.

Comment se rendre à Chiang Rai depuis Chiang Mai ?

C’est un itinéraire très courant, car beaucoup de voyageurs combinent les deux villes. Plusieurs options existent :

En bus : l’option la plus économique

La compagnie Green Bus assure la liaison entre Chiang Mai et Chiang Rai avec des départs réguliers.

  • Durée : 3h à 4h de route.
  • Tarifs : Entre 250 et 500 bahts selon la catégorie du bus et l’horaire.
  • Départ : Depuis le Chiang Mai Bus Terminal 3.
  • Réservation : Vous pouvez réserver en avance sur 12go Asia (lien affilié) ou directement à la gare routière.
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Green Bus effectuant la liaison Chiang Mai – Chiang Rai.

Louer une voiture : l’option la plus flexible

Si vous aimez conduire et que vous voulez explorer la région à votre rythme, louer une voiture est une bonne option. La route 118 relie Chiang Mai à Chiang Rai en traversant les montagnes.

➡️ Avant de vous lancer, je vous recommande de lire mon article dédié à la conduite en Thaïlande pour bien comprendre les spécificités locales.

  • Temps de trajet : Environ 3 heures.
  • Location de voiture : Disponible dès 800-1000 bahts/jour chez Avis, Budget, Thai Rent a Car, etc.
  • Avantage : Permet de s’arrêter en chemin. Vous avez notamment les sources chaudes de Mae Kachan, le temple Wat Saeng Kaeo Phothiyan, un superbe point de vue au Wat Phrathat Mon Phrachao Lai ou même tout simplement le fameux temple blanc, si c’est votre premier passage, autant l’intégrer à votre trajet avant d’arriver à Chiang Rai.

Prendre un taxi / voiture privée

  • Tarif : Environ 2500 à 3500 bahts pour un trajet en taxi privé.
  • Où réserver ? : Via des agences locales, l’hôtel, ou des apps comme Bolt et Grab (c’est plus rare ils sont parfois dispo pour de longues distances).
  • Avantage : Confort et flexibilité, idéal si vous voyagez en famille ou petit groupe.

️ En moto : pour les plus aventureux

Les motards aguerris peuvent envisager de faire la route en moto, même si le trajet en lui-même n’est pas le plus spectaculaire. Toutefois, cela vous laisse la liberté d’apprécier les routes de montagne une fois sur place, notamment celles évoquées dans cet article.

  • Location : Moto 150cc ou plus conseillée (600-1000 bahts/jour).
  • Précaution : Route de montagne avec de la circulation et sinueuse, préférable d’avoir de l’expérience et un équipement adapté.
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Où loger à Chiang Rai

Chiang Rai n’est pas une grande ville en soi, et pour ma part, le choix est simple : je préfère simplement dormir à proximité du Night Bazaar, car j’aime pouvoir y flâner le soir après une journée d’exploration.

L’ambiance y est détendue et c’est surtout pratique pour dîner sans avoir à trop marcher (parce qu’après une grosse journée, la flemme est souvent bien présente !). Sinon en résumé :

  • Près du Night Bazaar (ou la Clock Tower) : c’est l’option idéale pour ceux qui veulent être proches de l’animation le soir, avec restaurants, marché de nuit et gare routière à proximité.
  • En bord de rivière Kok : Plus calme, avec de beaux hôtels offrant une ambiance plus nature.
  • Aux alentours de la ville : Si vous cherchez une expérience plus tranquille ou un cadre plus atypique.
rue principale de nuit pres du night bazaar chiang rai
Rue principale de Chiang Rai proche du night bazaar.

Mes recommandations d’hôtels en ville

✅ Bon marché (~300-600 THB / nuit)

  • Baan Norn Plearn  : Charmante guesthouse avec un café que je recommande, à 15 min à pied du Night Bazaar.
  • Spinomad Hostel : Moderne et bien situé pour les backpackers.

✨ Confort (~800-1500 THB / nuit)

  • Sleepy House Chiang Rai : Petit hôtel sympa dans une rue au calme à deux pas du marché de nuit.
  • Nak Nakara Hotel : Très bon rapport qualité-prix, avec une piscine et une déco locale.
  • Hi Chiangrai Hotel : Un peu funky en termes de design mais très bien placé et reste un bon rapport qualité/prix.

Haut de gamme (~2000 THB et +)

Rechercher un hôtel à Chiang Rai

Si vous voulez voir plus d’options, voici un outil pratique pour comparer les prix et réserver votre hébergement facilement :

Bon à savoir

Prévoyez du liquide : De nombreux petits commerces, marchés et transports locaux n’acceptent pas la carte bancaire. Il vaut mieux avoir du cash, surtout en dehors du centre-ville.

Astuce transport : éviter les attrape-touristes

  • Depuis l’aéroport, demandez toujours le compteur ou utilisez Bolt/Grab pour éviter les prix gonflés.
  • Pour les excursions au Triangle d’Or, privilégiez les agences locales ou un transport indépendant pour éviter les circuits touristiques trop formatés.

Carte SIM locale recommandée : Pour utiliser Google Maps, Grab/Bolt ou réserver des transports facilement, une carte SIM locale (AIS, DTAC, TrueMove) est utile. Disponible à l’aéroport ou plus largement en ville dans les 7-11 (supérette Seven Eleven, que vous avez un peu partout).

→ pour plus d’infos, se référer à mon article dédié pour choisir entre SIM et eSIM

Prolonger le voyage dans la province de Chiang Rai

Ne faites pas la même erreur que beaucoup de voyageurs en vous contentant d’une visite express depuis Chiang Mai à la journée : Chiang Rai mérite qu’on s’y attarde et ne se résume pas à ses temples blanc et bleu.

Chiang Rai s’explore au-delà de sa ville, entre les sommets du Phu Chi Fah et du Doi Pha Tang, les plantations de thé et les villages autour de Mae Salong et d’autres choses que je n’ai moi-même pas encore vues, il y a de quoi faire.

J’ai regroupé l’essentiel sous la forme d’un roadtrip dans mon article : itinéraire de cinq jours dans la province de Chiang Rai, entre montagnes et Triangle d’Or, avec le détail du découpage des journées.

Les attractions sur une carte

Cette carte regroupe les lieux autour de Chiang Rai et, plus largement, les sites de la province.

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