Voilà enfin le prochain article, je suis le premier à regretter de ne pas être plus régulier mais entre le boulot et notre déménagement récent demandant beaucoup d’énergie il me reste peu d’occasion de m’y mettre franchement.
J’ai aussi galéré avec l’insertion d’images qui ne marchait plus, mes photos provenant maintenant de mes albums Picasa web.
Mais rencontrant des problèmes récurrents quant à la gestion du blog (d’où mes tests aussi) je pense sérieusement « voler de mes propres ailes », à savoir devenir indépendant d’une plate forme de blog et pour ça :
Vive WordPress !
Voilà pour la minute technique du jour.
EDIT : si vous lisez ça c’est parce que la partie de mon blog qui était sur Over Blog a été migré, ici donc sur wordpress, comme prévu, et depuis 3 ans aucuns regrets !
Alors oui, c’est un témoignage direct de la manière dont le blog a pu fonctionner autrefois, en l’occurrence, avant d’être sur WordPress, j’ai démarré sur une plateforme de blog.
Et pour la faire courte, en « déménageant » sur WordPress, je ne voulais pas repartir de zéro, j’avais donc importé mes articles alors présent sur Overblog, en laissant tout le texte tel quel. Et à cette époque, le blogging c’était un peu un « podcast » à l’écrit, on racontait un peu tout, y compris des détails « techniques ». Et si je le laisse ici, c’est pour garder une trace de ce « passage de flambeau ».
Le paradoxe, c’est qu’à l’origine je pensais que le site, devenu à l’abandon, allait être supprimé au bout d’un moment, mais il s’avère toujours en ligne à ce jour !
1er jour : de Bangkok à Sangkhlaburi
La nouvelle année est déjà bien entamée et voilà que je m’attarde donc seulement maintenant à notre petite escapade du nouvel an, le fait est que ce sont aussi les seules « vacances » que l’on a eu depuis notre séjour au Vietnam voilà déjà bientôt 1 an !
à remettre évidemment dans le contexte de l’époque, où j’écrivais sans penser à l’aspect « figé » de l’écriture, qui marquait ainsi un récit ancré dans le temps mais qui relu des années après, ne fait pas toujours sens….
Sur les routes de Kanchanaburi
Nous sommes donc allés à Sangkhlaburi, à l’ouest de Bangkok, au-delà de la ville de Kanchanaburi, mais toujours dans la province, à côté de la frontière birmane, peut pas être plus clair… C’est une région montagneuse, avec sa route joliment courbée et ses villages disséminés le long de ce paysage, ma foi, fort agréable. En gros, à mes yeux, rien que le trajet vaut le coup.
On s’arrêtera d’ailleurs plus d’une fois pour prendre des photos, et même on prendra parfois le paysage directement de la voiture sans même s’arrêter lol.


Entre autre le fait est que je me suis planté de direction, on s’en apercevra en galérant à un carrefour, car d’après la carte nous sommes censés aller relativement tout droit tout le temps, et nous coincions à un embranchement où le choix était d’aller à gauche ou à droite mais pas tout droit…
Plus de 30 bornes depuis le précèdent carrefour… où il fallait tourner à droite… pas toujours facile de se repérer sans GPS.

Pour remettre cette photo dans son contexte : à l’époque, je n’avais pas de GPS. Je préparais le trajet avec une carte routière et, à l’échelle de celle-ci, la route 323 semblait filer presque tout droit entre Kanchanaburi et Sangkhlaburi.
Quand j’ai passé le pont visible sur la photo, je venais justement de louper l’embranchement. Je me suis retrouvé sur la route 3272, qui longe ce même lac de Khao Laem, à une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau de Sangkhlaburi. Le fait que la route devienne de plus en plus calme m’avait un peu interpellé, sans vraiment m’alarmer : je me disais que peu de monde devait s’enfoncer jusque-là et la présence du lac me faisait dire « on est bon ! ».
Sauf que justement… j’aurais dû réagir en constatant que le lac apparaissait sur notre droite, alors qu’il aurait dû se trouver sur notre gauche en suivant la bonne route… Ça m’a traversé l’esprit, mais comme j’étais persuadé de ne pas avoir à changer de direction, je m’étais dit qu’un passage particulier pouvait peut-être donner cette impression.
Je ne le savais pas, mais je repasserais finalement volontairement par cette route plus de 10 ans plus tard, pour rejoindre Pilok.

Ce détour impromptu nous aura fait perdre une bonne heure et demie mais, heureusement, depuis le carrefour que j’avais raté (pourtant bien indiqué par un panneau… j’y ai même pas fait gaffe tellement j’étais en mode « va droit devant toi »), il restait justement environ 1 h 30 pour atteindre Sangkhlaburi, donc largement le temps d’arriver avant la nuit.

Comme on avait encore du temps, on s’est pas privé pour faire des arrêts lorsque le paysage s’y prêtait bien. Et effectivement, à un moment moins d’un kilomètre avant la zone aménagé du parc national de Khao Laem (où se trouve un camping et une cascade, Namtok Ka Teng Cheng), je trouvais un spot pour me garer et faire quelques photos du lac artificiel, aussi nommé d’après le barrage créant cet énorme réservoir, lac Vajiralongkorn.


20 minutes plus tard, on arrive à hauteur d’un pont, Rantee Bridge, enjambant une branche du lac tentaculaire. Ce dernier offre un superbe panorama sur les montagnes et le réservoir où se trouve là d’autres maisons flottantes.
Le niveau varie chaque année donc le visuel n’est jamais vraiment le même si vous passez par là plusieurs fois. Cette année-là, le niveau était particulièrement bas pour un mois de décembre.

Comme l’on se rapproche de la frontière, il est normal de rencontrer des contrôles de ce genre, à la recherche d’armes et d’éventuelles drogues ; armés de fusils à pompe, ces gars ne sont pas là pour rigoler… Pour l’anecdote, je me ferai contrôler vite fait, juste par principe, car je me suis arrêté au mauvais endroit pour admirer la vue (il y a une aire de stationnement 10 m plus loin…).
Quelques kilomètres plus loin nous arrivons à un temple (le Wat Somdet), dont les bouddhas alignés à même le bord de route m’incitent à m’arrêter un petit coup. Construit dans le style birman, on sent clairement que l’on arrive à destination (plus que clairement car en fait c’était au carrefour suivant sur la gauche moins d’un kilomètre après…)



Le texte sous la photo est d’origine (pas d’italique si vous suivez), mais c’est dire si ça a, là aussi, évolué.
Si, à l’époque, Sangkhlaburi bénéficiait déjà d’un tourisme domestique, celui-ci s’est depuis amplifié et le niveau de vie général s’est élevé dans le pays. Si vous cherchez le bâtiment de la photo, il n’existe plus : il a été remplacé par une structure toute neuve de deux étages. C’est dire le contraste entre ma remarque de l’époque et maintenant…
Voilà, après ça, nous arrivions donc dans la « ville » elle-même, ville entre guillemets car c’est vraiment tout petit (mais il y a quand même un 7/11, lol) ; il est environ 16h30, nous avons donc mis un peu plus de 7 h (pauses et arrêts photos compris).
Immersion au bord du lac Khao Laem
En cette fin d’après-midi, nous arrivions donc à notre hôtel (qui existe toujours, c’était le Sam Prasob Resort), situé sur une petite colline face au fameux pont en bois qui a même son petit nom : Uttamanusorn Bridge.


C’était une chambre assez simple, avec un petit balcon appréciable qui donnait sur le pont en contrebas. Proportionnellement à l’époque, j’avais trouvé ça plutôt cher, mais il faut rappeler que c’était un weekend du nouvel an et que l’hôtel est particulièrement bien placé.
Au moment de notre séjour, un nouveau bâtiment avec un restaurant (où vous avez maintenant le service du petit-déj) et la piscine était alors en construction donc on a pas pu en profiter.
Par contre on pouvait accéder à la terrasse et on comprend alors pourquoi cet établissement, un des tout premiers à Sangkhlaburi, s’est établi sur cette colline puisqu’on y a une vue imprenable sur le lac et les deux ponts. Il y a bien sûr le pont Môn, en bois, et le « Red Bridge », ce pont intermédiaire qui relie une autre rue de Sangkhlaburi au pont Môn.

Ce pont que je qualifierais presque d’attraction principale tant les gens ne se donnent pas la peine de visiter vraiment les environs ; mais c’est au fond avantageux pour nous, car, comme d’hab’, qui va au village où il n’y a donc personne ? C’est nous !
Et comme il n’y a que nous l’effet n’est que meilleur envers la population locale, dans le sens, on ne visite pas un « zoo » comme c’est parfois le cas dans la visite de « villages » dans le Nord de la Thaïlande et on ne perturbe pas leur quotidien.
À l’époque, quand je parlais de « zoo », je faisais surtout référence à certains villages touristiques du Nord de la Thaïlande, comme ceux où l’on vient observer les femmes « au long cou ». La comparaison était volontairement brutale, mais c’est bien cette impression de visiter des gens comme on visite une attraction qui me dérangeait dans ces villages. À Sangkhlaburi, je n’avais pas du tout ressenti la même chose.
Mais cette excursion dans le village que j’appelle « birman » (enfin pour être plus précis, d’une ethnie, les Môns, originaire de Birmanie), ne se fera que le lendemain. Pour le moment, on se contente d’admirer le paysage et de fouler le pont de nos pieds.
Première traversée du pont Môn
J’étais déçu de le voir alors en cour de rénovation (ce n’est pas encore fini), ce qui lui fait perdre, à mes yeux, un peu de son charme, car c’est bien une machine, cette fois, qui sert à la rénovation ; seule une partie au début, est encore d’origine.
Le pont est aujourd’hui relativement droit (à gauche), par comparaison à côté, avant cela donnait ça (à droite) :
Sachant que, lors de notre séjour, le niveau de l’eau était relativement bas, normalement celui-ci est au plus bas à la fin de la saison sèche, vers avril, et au plus haut vers la fin de la saison des pluies, en septembre/octobre, logique quoi —, mais ici, en décembre, le niveau me paraissait déjà bien à sec (bien que pas au minimum).
Voici une photo (qui date aussi d’avant la rénovation) pour donner une idée du niveau haut, sachant que les maisons au bord de l’eau sont toutes flottantes et s’adaptent donc au gré des saisons.
Des infos provenant justement du site de l’hôtel indiquaient que le niveau maximum rase tout simplement le pont, la différence oscillant entre un minima et maxima de 40m à 50m environ !
[EDIT 2013 : Le pont s’est malheureusement effondré en juillet dernier (2013 donc) après de fortes pluies qui ont déplacés beaucoup de débris…

Source de l’image du pont détruit ici, comme quoi la rénovation n’était pas assez résistance face à la fureur de la nature…]

Celui-ci fait environ 400 m de longueur et est donc considéré comme le plus long pont en bois de Thaïlande. Le tout a été fait de manière totalement artisanale par les habitants à l’origine (à la main !) pour désenclaver le village suite au remplissage du réservoir.


Je m’en rendrai particulièrement compte en y revenant plusieurs années plus tard : c’est surtout le matin que l’effervescence bat son plein, alors que les Thaïlandais assistent nombreux, en tenue traditionnelle, aux offrandes matinales aux moines (le fameux Tak Bat).
Si le pont en bois servait à désenclaver le village, il est resté malgré une fonction moins indispensable de nos jours. En effet, de l’autre côté se trouve un pont en dur plus récent, menant au village Môn (appelé Wongka) mais le trajet est bien plus long que les simples 400 m de ce pont… Mais cette voie est obligatoire pour se rendre au village en voiture.
De l’autre côté se trouve un pont plus récent menant au village Mon (appelé Wongka) mais le trajet est bien plus long que les simples 400m de ce pont… Mais cette voie est obligatoire pour aller au village en voiture.

Parmi ce « beaucoup de monde », des enfants, notamment des jeunes qui démarchent à la recherche de touristes intéressés pour faire une balade sur la rivière, en fait surtout pour aller voir le temple immergé sur le lac, dernier vestige de l’ancienne ville, inondée lors de la construction du barrage. Rendez-vous est pris pour le lendemain.
« Rendez-vous est pris », oui, sous entendu l’un de ces gamins nous a donc abordé, et en discutant, on a donc accepté son offre de faire un tour en bateau sur le lac le lendemain. C’est l’une des attractions phare de la région mais contrairement à ce que j’ai marqué, il y a en réalité plusieurs autres anciens temples visibles dans les parages, qu’on ne verra pas, faute de le savoir…











Et encore une belle journée qui se termine, l’avant-dernière de cette année 2010.
2e jour : le village de Wangka et une balade sur le lac
En ce dernier jour de 2010, nous nous levons de bonne heure pour essayer d’assister aux offrandes faites aux moines (le tak bat). Dur dur de se lever très tôt et nous n’arrivons pas à être prêts avant 7 h… (pour ceux vraiment intéressés par l’expérience, essayez plutôt vers 5 h-6 h).
Sur le pont de bon matin
Une « surprise » nous attendait ce matin-là : le brouillard s’est invité et ce fut une des rares fois en Thaïlande où j’ai eu l’occasion de mettre un pull, qu’on avait prévu car on s’attendait à du frais. C’est quand même « l’hiver » ici aussi, ne l’oublions pas !


Pour y être retourné quelques années plus tard, le gros de la cérémonie, qui se déroule surtout de l’autre côté du pont, se termine peu après 7h, d’où mon conseil de partir de votre hôtel dès 6h. Mais la foule était encore bien présente, preuve qu’à cette époque, où y’avait déjà plus personne, ça restait quand même encore une destination confidentielle.

J’utilisais plus volontiers le mot « rivière » plutôt que « lac ». Mais ce n’est pas complètement faux : à cet endroit précis, on se trouve à peine à 500 m de l’embouchure de la rivière Song Karia. Celle-ci est l’une des trois rivières qui alimentent le réservoir de Khao Laem dans un rayon d’environ 2 km.


Pour ceux qui auraient une petite faim, n’oublions pas, c’est la Thaïlande, il y a toujours quelque chose dans les parages. Et comme je le disais précédemment, on voit bien qu’il y a ici un mélange indéniable de cultures.
Les habitants locaux sont facilement reconnaissables, notamment les hommes portent souvent le sarong (tissu enroulé autour de la taille qui fait office de « pantalon », enfin, plutôt porté comme une jupe).

Le village Môn de Wangka
On arrive dans la partie « village birman ». Je ne peux m’empêcher de faire la blague : « où est Charlie » ? (si vous avez la ref).
Concrètement, pour tout achat « souvenirs » et plats locaux c’est ici que ça se passe. C’est animé, et entre la fraîcheur matinal et ses visages poudrés, on ne se croirait plus tout à fait en Thaïlande.
La poudre sur le visage est une des caractéristiques typiques des Birmans (le thanaka, issu d’un bout de bois, est appliqué pour protéger la peau des rayons du soleil, entre autres). Cela me rappelle fortement notre exploration dans la ville de Yangon, il y a tout juste 2 ans.
Bien décidé à explorer les abords du village et pas seulement sa rue principale, on décide de marcher plus loin, s’éloignant peu à peu de l’agitation des commerces jouxtant l’entrée du pont.


Concrètement, on prenait la première rue à droite, moins de 100 m après le pont. Si j’évoquais au début le fait qu’on n’avait pas de GPS, c’est parce que je n’avais pas encore de smartphone. Mais Google Maps était lui déjà bien présent, donc j’avais fait mes repérages la veille et je ne m’avançais pas là à l’aveugle.
Le but était de rejoindre une rue du village, isolée du reste, qui mène au bord du lac et offre une vue sur le pont. À l’époque, le pont permanent reliant ces deux zones n’existait pas encore, et on s’est retrouvé à emprunter un chemin de terre qui coupe à travers des champs maraîchers, rendus exploitables par le bas niveau du lac.


Nous sommes donc déjà à l’écart du tumulte du marché et plus un seul touriste ne prend le temps de s’aventurer jusque-là. Le village, j’aurais tendance à dire qu’ils zappent complètement, par flemme, manque de temps, pas intéressant à leurs yeux, dans le fond qu’importe, ce qui nous arrange, c’est que l’on peut y venir sans avoir l’impression de visiter un « zoo ».
Les gens ici vaquent à leurs occupations comme si de rien n’était, nous ne sommes pas perçus comme des machines à sous ambulantes ou autre, mais comme des gens qui s’intéressent à leur vie quotidienne, leur culture etc… Et pour la photo et le contact avec des locaux, il n’y a rien de mieux.
Alors oui, avec le recul, ce sont des propos qui, même moi, me prêtent à sourire, avec un sourire un peu gêné quand même… Mais encore une fois, c’est le contexte de l’époque qui me fait insister sur ce point. Beaucoup de villages ethniques en Thaïlande sont alors « vendus » comme des attractions, où, au final, on ne trouve qu’un alignement de boutiques et peu de moments de vie locale ordinaire.
La référence aux « machines à sous » fait donc encore une fois allusion aux pseudo-villages ethniques commerciaux où on cherche avant tout à vous vendre des souvenirs et à vous soutirer des sous, et je caricature un peu volontairement.
Sachant que concernant les photos, dans des lieux comme celui-ci, on prend l’habitude d’en imprimer quelques-unes pour leur en offrir, c’est toujours avec le sourire et avec un certain amusement qu’ils reçoivent ce « cadeau ». Les smartphones n’étaient pas encore dans toutes les mains et un appareil photo coûtait assez cher proportionnellement à l’époque.
De l’autre côté, les maisons qui nous font face sont majoritairement en bambou, et très vite, on est baignés dans le quotidien des villageois. Devant l’une des premières maisons qu’on longe, la cour est remplie d’herbes qu’un couple est en train d’étaler pour les faire sécher (des herbes utilisées pour fabriquer des balais). Pendant ce temps, une petite fille s’occupe comme elle peut, dans son petit monde d’enfant.
Juste après, un groupe d’hommes s’affaire sur le toit d’une nouvelle maison en construction, pendant que madame surveille. Ce sont des scènes banales du quotidien, qui semblaient, à l’époque, peu intéresser les thaïlandais qui percevaient ce genre d’endroit comme juste un village lambda, c’est pour ça que personne ne venait jusque là.
Voilà qu’arrive un jeune, probablement un ado autiste ou quelque chose dans le genre, qui, sous le regard amusé d’un voisin, a pris la pose direct en me voyant avec l’appareil photo, ce qui m’a valu la série suivante.



Avec le recul, je n’avais évidemment aucun élément pour supposer qu’il était autiste ; je décrivais simplement la scène comme je l’avais comprise sur le moment.
Pendant ce temps, les enfants jouent et s’agglutinent un peu autour de nous, car c’est un peu l’attraction du moment dans ce village où il ne se passe pas grand-chose en temps normal. Ils apprécient particulièrement de voir les photos que j’ai prises.
Des adultes sont aussi présents, la plupart en train de discuter tranquillement. On retrouve aussi toutes les caractéristiques de village de campagne d’Asie-du Sud-est, avec les poules et autres animaux qui gambadent autour librement.
Toutes les maisons qui nous entourent sont assez sommaires, avec toujours une terrasse devant, lieu privilégié pour vaquer à différentes occupations : cuisiner la popote, préparer les snacks à vendre sur place ou simplement fumer sa cigarette en observant ce qui se passe autour.
On finit quand même par descendre au bord du lac puisqu’on était là aussi pour ça. Dans un premier temps, c’est un peu loupé pour la photo du pont, encore à moitié caché par le brouillard est encore bien présent.
Mais la brume se dissipe assez rapidement : au bout de 20 minutes, juste le temps de quelques photos supplémentaires et on obtient une vue dégagée, signe qu’il était temps de s’éclipser et de laisser la vie ici suivre son cours.



Balade sur le lac et son temple immergé
Le soleil fait enfin son apparition et le brouillard est dissipé. En repassant sur le pont, je remarque les ouvriers qui s’affairent autour du portrait du roi, où ils finissent de monter une estrade qui servira de scène pour la soirée du nouvel an.
On remarque aussi des réceptacles en bambou alignés tous les deux mètres, je pensais qu’ils allaient de servir de « rampes » pour lancer les fusées, mais non, tout de même pas, il s’agira simplement de flambeaux.
Mais avant de partir en vadrouille, nous retournons vers nos quartiers nous changer, la chaleur revient donc la tenue manche longue du matin ne va plus convenir… Il nous restait ensuite plus qu’à aller rejoindre le bateau que l’on a réservé la veille pour aller faire notre balade sur le lac et voir ce fameux temple immergé (enfin ce qu’il en reste).



Nous partons donc vers notre bateau, sur le pont nous croiserons notre petit « rabatteur » de la veille ainsi que sa grand-mère (je pense, mais je ne suis pas sûr pour le coup…) qui nous emmène donc directement sur les berges où nous attendait notre embarcation.
Une affaire familiale car je me doute que le « capitaine » devait être ni plus ni moins le père (à la limite un oncle…).




En seulement quelques minutes, voilà le fameux temple qui se profile devant nous. C’est tout ce qui reste de l’ancienne ville, aujourd’hui déplacée sur les collines avoisinantes, devenu le Sangkhlaburi qu’on visite. Bien qu’étant encore au début de la saison sèche, le niveau est déjà bien bas.

Comme j’aime les comparaisons, voici le niveau lorsqu’il est plus élevé, le rendu n’est pas du tout le même !
L’avantage d’un niveau bas, c’est qu’on peut rentrer à l’intérieur et marcher autour. En arrivant, on se fait assaillir par des jeunes vendant des fleurs et bougies pour une prière dans le temple. Un peu le passage obligé dans ce genre d’endroits en Thaïlande.
Plus loin, on aperçoit d’autres femmes autour de ce qui devait être une porte délimitant l’enceinte du temple, vendant, en plus des fleurs et quelques snacks, des bestiaux à relâcher dans l’eau pour faire une bonne action, les mérites que les thaïlandais aiment faire en visitant un temple.

En dehors de l’ancienne tour de la cloche, il ne reste que deux bâtiments encore debout… (dont un qui s’est partiellement effondré à force d’être soumis aux changements de niveaux d’eau, il y a quelques années. Mais comme c’est une attraction, il a été rafistolé avec un mur reconstruit. Je trouvais ça paradoxal de « réparer » ce qui est techniquement une ruine).
Bien qu’il ne reste plus rien (plus grand chose disons), le temple reste vénéré et un lieu de prière quand il est accessible.
Je ne le savais pas encore, mais ce temple immergé a bien un nom puisqu’il s’agit de l’ancien Wat Wang Wiwekaram, qu’on allait en plus visiter cet après-même (l’appelant par opposition le « nouveau temple).
À l’intérieur, on peut voir qu’il fut un temps où les parois étaient recouvertes de petites alcôves contenant chacune un petit bouddha.


À l’époque, je ne sais plus si on avait eu vent des autres temples en ruines (si vous avez loupé le lien au début, j’en parle dans mon article récent sur Sangkhlaburi) ou si simplement c’était une question de budget (les excursions en bateau sont généralement onéreuse de par la consommation excessive de ces engins…)
Toujours est-il qu’on est resté à peine 20 minutes sur place, et le trajet aller ne prends que 10 minutes. Au retour, on est passé sous le pont pour nous permettre de faire quelques photos depuis ce point de vue différent mais en tout, cette petite balade nous aura pris moins d’une heure.

Dans mon récit d’origine, j’avais tendance à ne mettre qu’une succession de photos avec certes quelques légendes explicatives, mais je zappais quelques étapes d’organisation… Même si cela n’apporte pas grand chose pour vous, lecteur, j’aime bien être précis et ça amène quand même une idée du timing dans la journée.
En l’occurrence, passé cette balade, on est revenu dans le village pour se trouver un petit restau puisqu’on arrivait à midi. On trouvait sous la forme d’un truc simple qui proposait des bols de nouilles, classique, pas cher, et après, on pouvait poursuivre vers les autres visites du jour.

Next station : Wat Wang Wiwekaram
Un petit peu plus loin se trouve un trouve pont, moderne celui-ci, et la rivière se retrouve déjà rétrécie. D’ici, il y a un superbe panorama sur toute la vallée.
Il s’agit du Songkalia Bridge, tel qu’indiqué sur Google Maps, nommé d’après la rivière, orthographié Song Karia.


On prendra le temps tout de même de visiter le « nouveau temple » dont on apercevait le chedi depuis la rivière.
Oui, c’est ce que je disais tout à l’heure, ce que j’appelai « nouveau temple », c’est donc le Wat Wang Wiwekaram, qui a été reconstruit juste à l’écart du village de Wangka, lorsque le barrage a été mis en place et inondé l’ancien site, qu’on venait de voir sur le lac.
Le temple était alors en pleine rénovation, avec des échafaudages en bambou qui l’entourait. Même s’il n’avait que 20 ans, le bâtiment était déjà bien « fatigué ».

Un peu plus loin (1 km à peine) se trouve un autre temple, toujours dans le style Birman.
Alors le « toujours » ici fait référence au chedi, qu’on venait de voir et que je considérais comme étant lui aussi, de style Birman. Sauf que ce n’est pas tout à fait exacte, car le Chedi Phutta Khaya, a certes des caractéristiques typiques de Birmanie, à savoir les deux lions en gardiens et l’escalier surmonté d’un toit pour accéder à la terrasse intermédiaire, en revanche, la pagode elle, reprends le style du temple Mahabodhi, situé à Bodhgaya en Inde (où le Bouddha a atteint l’Éveil).
L’autre erreur, c’est qu’il s’agit du même temple… donc toujours le Wat Wang Wiwekaram. Je les avais pris pour deux temples différents, parce qu’après tout, ça arrive que des temples soient aussi proches mais différents en Thaïlande.
Mais pas ici, on arrivait dans la partie principale du temple, tandis que le chedi est simplement construit à part, je pense à l’origine, pour avoir cet emplacement privilégié au bord du lac (la vue n’étant que partielle, à cause de la végétation qui a poussée).

À l’intérieur, on peut y voir des photos du temple d’origine, que nous venions de visiter en ce début d’après-midi.
Devant un autel au fond, on ne peut louper la statue très réaliste en cire d’un moine connue et important de la région. Juste derrière, dans un magnifique ornement de bois et d’or fin se trouve le corps de celui-ci, momifié naturellement et étonnamment bien conservé. La croyance bouddhiste expliquant son état parce qu’il a pu atteindre le « nirvana ».

Passage au col des trois pagodes
Ayant fait le « tour » de Sangkhlaburi même, et tout en étant à la recherche désespéré d’une station essence (y’en a pas à Sangkhlaburi même), on décidait d’aller faire un petit tour à la frontière avec le Myanmar (ou Birmanie donc).
Comme c’est une petite ville qu’on imagine plus animée, comme c’est souvent le cas dans les zones frontalière (même si elle est plus importante côté Birmanie), je pensais qu’on aurait plus de chance de trouver une station là-bas.

C’est un poste-frontière connu sous le nom de « col des 3 pagodes » (ou en anglais Three Pagodas Pass), qui a eu, de par son emplacement géographique, une importance stratégique et historique.
Au final, y’avait une station à seulement 5 km de Sangkhlaburi.. peu après un carrefour entre la route principale par laquelle on était arrivé et celle menant justement vers le col des 3 pagodes, donc dans le fond, c’était le bon moove 😉
Pour l’info du jour, la Birmanie venait de changer de drapeau en Octobre 2010, soit à peine deux mois avant notre passage. Comme on était allé à Yangon, à peine deux ans plus tôt, ça m’avait fait buguer de voir un drapeau différent !
Le drapeau actuel, en a dérouté plus d’un de par ses couleurs très « africaines » (le choix serait fait par des astrologues…), le précèdent ayant été tout simplement brûlé… On attribut ce genre de choix aussi pour le déplacement de la capitale à Naypyidaw en 2005.
Retour en ville et soirée du nouvel an
Il n’y a que 25 km entre le col des 3 pagodes et Sangkhlaburi, on était donc de retour en ville après une petite demi-heure de trajet. Il nous restait à passer la soirée, notre dernière de cette année 2010.

Et là, à l’origine, j’enchaînais de nouveau une série de photo, terminant cette journée… Sans explications… Mais j’avais zappé pas mal de choses !
Déjà, quand on revient en ville, il faut savoir qu’il n’était même pas 15h30, donc ça laissait encore une bonne après-midi et du temps avant la tombée de la nuit puis le passage du nouvel an. Du coup que faire ? Sachant qu’à ce moment-là, je pensais avoir « tout » vu de Sangkhlaburi…
Et bien déjà, rappelez-vous, plus tôt j’écrivais : « on prend l’habitude d’en imprimer quelques-unes pour leur en offrir » . Donc on a commencé par chercher un service d’imprimerie pour effectivement sortir quelques photos et les distribuer dans le village.
On a eu du bol, car Sangkhlaburi c’est quand même assez petit, mais on a trouvé ! Une fois les photos en poche, on est passé au 7/11 (ça dépanne toujours !) car on avait un petit creux et on est parti se poser à l’hôtel. Après quoi, ça donne ces deux photos.


Après une fin d’après-midi à se reposer sagement, nous voilà à quelques minutes de 2011.
Et là encore, j’avais omis de préciser qu’on s’est quand même bougé ! Ben oui, fallait bien qu’on aille donner les photos.
En plus de retourner au village pour se faire, je voulais au passage tâter le terrain sur l’ambiance à quelques heures de la nouvelle année, ce qui a donnée cette vidéo (qualité 2010 !)
Au début, je pensais rester dans les parages, voir les débuts de la fête à hauteur de la fameuse estrade qu’on voyait, mais il était à peine 18h, donc c’était encore trop calme et trop long.
Jitima n’était pas motivé non plus (pas fan en générale de la foule) donc on est finalement rentré à l’hôtel et on y a plus bougé. On n’avait pas vraiment besoin de toute façon puisqu’on avait vu direct sur le pont, donc aux festivités.


Je terminais finalement l’article original par ceci : Au moment où j’écris ces lignes je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour le Japon qui traverse un évènement terrible… et oui, mars 2011…






















































